Pat Smear a passé la soirée de dimanche chez le pianiste Steve Barakatt, dans le Vieux-Québec. Les deux hommes se sont retrouvés au piano, où ils se sont exécutés à quatre mains.

Le guitariste des Foo Fighters en visite chez Steve Barakatt

Ils s’étaient rencontrés une première fois, par l’entremise de connaissances, à Los Angeles, il y a quelques années. Dimanche, le pianiste de Québec Steve Barakatt et le guitariste des Foo Fighters Pat Smear ont remis ça, alors que le premier invitait le second à venir passer la soirée chez lui, dans le Vieux-Québec.

Après un rendez-vous manqué il y a trois ans — Barakatt se produisait alors en Asie—, les deux musiciens ont renoué à la résidence du pianiste, à 24 heures du spectacle attendu des Foo Fighters sur les plaines d’Abraham.

«Je l’avais connu il y a plusieurs années dans le temps des Fêtes. J’avais passé du bon temps là-bas, à Los Angeles. Quand il est venu à Québec la première fois, lorsqu’il y a eu le fameux orage, je n’ai pas pu le rencontrer parce que j’étais en Asie, mais il m’a raconté que ça avait été phénoménal, assez dramatique, comme moment. Quand il est revenu cette fois-ci, comme j’étais en ville, ç’a été une belle opportunité de se rencontrer», a raconté d’entrée de jeu Barakatt.

C’est un coup de fil d’amis communs, en visite à Québec, qui a remis les deux hommes en présence l’un de l’autre pour l’apéro, dimanche.

«Moi, je faisais déjà un souper chez moi, dimanche soir. J’avais des amis de Los Angeles qui étaient là, en plus. Le producteur Charles F. Gayton, qui est un producteur très connu dans le domaine, qui était là. Alors je leur ai dit : “Venez faire un tour”! Et ils sont venus faire un tour, tout simplement», a-t-il poursuivi.

De fil en aiguille, Smear, qui était seul de son groupe, et Barakatt se sont retrouvés naturellement au piano, où ils se sont exécutés à quatre mains.

«On a joué un peu de piano ensemble. Ç’a été très très convivial, bien le fun Il est guitariste. Ce n’est pas son instrument premier, mais ç’a été bien agréable», a affirmé le Québécois.

On imagine difficilement le mariage musical de ces deux hommes aux styles on ne peut plus différents. Les musiciens trouvent toutefois toujours un terrain d’entente, soutient Barakatt, qui n’en était pas à sa première expérience du genre, lui qui avait reçu le chanteur de Rammstein, Till Lindemann, lors de la visite du groupe allemand au Festival d’été, en 2016.

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«En tant que musiciens, même si on n’est pas dans le même style, on fait le même métier. Je vais connecter davantage avec un musicien de rock ou de heavy metal qu’avec quelqu’un d’un autre métier. Pour nous, le style musical, ça n’a pas d’importance. On est des gens en général assez ouverts d’esprit dans la musique. Pour nous, que ce soit des musiciens classiques, que je rencontre à l’occasion, ou Till Lindemann de Rammstein, il y a quelques années, avec qui j’avais fait un peu la même chose, c’est plus une façon de fraterniser au niveau personnel, d’abord», a indiqué le pianiste.

Barakatt explique que ce ne sont d’ailleurs pas les sujets de conversations qui ont manqué aux deux hommes, lors de leur rencontre de dimanche.

«On a plein des choses en commun. On s’entend d’abord très bien. On a un sens de l’humour similaire. Et on a des belles histoires. On a visité les mêmes villes parfois. On a fait des voyages, des tournées… On vit quand même le même genre de vie, quand même qu’on évolue dans des styles différents. Ça ne change pas grand-chose.»

C’est maintenant à se demander si, au-delà de l’amitié, la connexion entre les deux hommes peut mener à une collaboration musicale…

Projet musical à venir?

«On va se voir de plus en plus, je crois. Il n’y a pas de projet sur la table, mais qui sait? C’est un petit monde. Et avec moi qui vais à Los Angeles à l’occasion, il n’y a pas de raison qu’on ne se revoit pas», a laissé entendre Barakatt, qui met bientôt le cap sur la Chine.

D’ici là, le pianiste se promettait de bien profiter du spectacle des Foo Fighters sur les plaines, qu’il allait regarder de l’arrière-scène, lundi soir.

«Ça va me rappeler mon spectacle de fermeture du festival sur les plaines en 2002...» s’est-il rappelé.

Quant à son ami Pat Smear, il entendait bien continuer de lui faire goûter à l'hospitalité québécoise, et ce, jusqu’à la fin de son séjour chez nous.

«Les gens qui viennent à Québec, lorsqu’ils viennent pour la première fois, et qu’ils découvrent la ville, je pense que c’est magique. Je suis content que Pat ait pu découvrir une partie de Québec de façon plus familiale et plus personnelle.»