Anne Hudon a été présentée aux médias lundi matin.

Le Festival d'été de Québec a trouvé sa nouvelle patronne [VIDÉO]

Après près de deux ans d’intérim, le Festival d’été de Québec (FEQ) a enfin trouvé sa nouvelle patronne. Actuellement présidente et directrice générale d’Opération Enfant Soleil, Anne Hudon prendra en juin les rênes du rendez-vous musical.

Mme Hudon succède donc officiellement à Daniel Gélinas, qui a quitté la direction du FEQ en 2017, après 15 ans à la tête de l’événement. Claude Doré s’était de son côté temporairement assis dans la chaise du capitaine pendant les deux dernières années.

Née à Paspébiac, Anne Hudon réside à Québec depuis plus de 20 ans. Titulaire d’un baccalauréat en communication et marketing de l’Université Laval, elle a par le passé été directrice des opérations chez Cossette. Elle œuvre depuis 10 ans au sein de l’organisme à but non lucratif Opération Enfant Soleil. Elle quittera ses fonctions après le téléthon annuel et se joindra à l’équipe du FEQ et de sa filiale 3E le 10 juin.

«C’est un cadeau pour une DG, a-t-elle observé lundi. Ma discipline olympique, si j’en avais une, ça serait la direction générale. C’est ce que je fais depuis que j’ai 24 ans, tant en philanthropie qu’en agences. Je connais mes capacités à mobiliser une équipe sur le terrain pour qu’elle donne le meilleur d’elle. C’est une équipe qui a une capacité d’innovation assez extraordinaire. Ce sont des spécialistes. Ce n’est pas à ce niveau-là que je veux amener quelque chose. C’est plutôt de faire jouer tous ces gens-là ensemble pour amener le festival vers d’autres sommets.»

«En mode observation»

Anne Hudon a indiqué lundi aborder le défi de prendre les commandes du FEQ «un jour à la fois». Elle profitera du prochain festival pour se familiariser avec le fonctionnement de l’événement. «Je vais avoir l’opportunité d’entrer en coulisse. Je vais avoir une belle édition pour rencontrer chacun des membres de l’équipe, voir ce qui se fait sur le terrain et être en mode observation. En août, la vraie partie va commencer», précise celle qui succède «avec beaucoup d’humilité» à Daniel Gélinas, dont le nom demeure associé à la croissance du FEQ depuis les années 2000.

«Je le remercie aussi d’avoir mis sur pied une équipe incroyable qui a su non seulement faire du maintien, mais aussi de l’innovation dans la dernière année et demie», indique Anne Hudon. Si la nouvelle patronne se décrit comme une «grande amatrice de musique», elle se garde bien pour le moment de dresser une liste de demandes spéciales pour le directeur de la programmation, Louis Bellavance.

«Pas pour le moment! lance-t-elle. Honnêtement, je pense qu’être à la tête d’une organisation comme celle-là, ça va bien au-delà de ses goûts personnels. L’important, c’est de vibrer au rythme de toutes les musiques et d’être multigenres, comme le festival l’est. Mais disons que Louis inspire la confiance!»

«ON A PRIS LE TEMPS»

Alors que l’ex-directeur général Daniel Gélinas a plié bagage en 2017, au lendemain du 50e Festival d’été de Québec (FEQ), il aura fallu un an et demi pour trouver sa remplaçante. Un délai qui s’explique notamment par la volonté de ne pas brûler les étapes ni de précipiter une nomination, selon le président du conseil d’administration du FEQ, Alain-Jacques Simard.

«On a pris le temps, indique-t-il. Si on avait trouvé la candidature parfaite après trois mois, on l’aurait prise. Mais il a fallu chercher, il a fallu creuser, il a fallu se poser des questions et se challenger avec l’équipe en place. Là, on a coché toutes les cases avec Anne [Hudon].»

Selon M. Simard, le processus d’embauche a été lancé tôt après le départ de Daniel Gélinas. Sans révéler combien de candidatures ont été reçues, il laisse entendre qu’elles ont été nombreuses. Alors que la première étape s’est avérée infructueuse, le CA a semble-t-il préféré remettre le projet d’embauche à plus tard. 

«Quand on a une équipe de qualité comme on a, la pire chose qui peut arriver est de faire un geste prématuré et de créer des turbulences dans l’équipe en place, note M. Simard. On savait également que rendu en mars, les dés sont joués pour l’édition qui s’en vient. Pour la première année, on s’est dit qu’on enlèverait ça de l’esprit de l’équipe, qu’on allait prendre un temps de recul et repartir les efforts plus tard.»