FUNK ROCK, The Getaway, Red Hot Chili Peppers

Le demi-renouvellement des Red Hot Chili Peppers ***

CRITIQUE / The Getaway semble être une manière pour les Red Hot Chili Peppers de donner un coup de pied dans la fourmilière: pour la première fois en 25 ans, les Californiens ont décidé de faire confiance à quelqu'un d'autre que Rick Rubin pour la réalisation.
Danger Mouse (The Black Keys, Norah Jones) a été appelé en renfort, tandis que Nigel Godrich (Radiohead) s'est chargé du mixage. De gros noms, certes, mais étaient-ce les meilleurs pour épauler le quatuor?
Fidèle à son habitude, Danger Mouse se fait omniprésent, mettant ses teintes de claviers, de choeurs et de cordes et préconisant un son très poli, qui tend à figer l'énergie live - pourtant l'une des forces du band.
Si on a l'impression que l'univers du groupe et celui du réalisateur se sont rencontrés dans le compromis, ce qui nous laisse parfois avec des morceaux à demi convaincants, le matériel est pertinent et rendu avec tout le professionna­lisme qu'on peut s'attendre de ces vétérans.
Flea, en particulier, livre toujours des lignes de basses enivrantes, tandis que Anthony Kiedis chante mieux que jamais.
L'album tend à prendre davantage son envol dans la deuxième moitié, avec des titres plus mordants comme Detroit, This Ticonderoga ou encore l'ambitieux Dreams of a Samurai.
Parions que c'est sur les planches que les qualités de ces chansons pourront être pleinement appréciées.