Le Festival country de Lotbinière attire d’une année à l’autre de plus en plus d’adeptes du new country.

Le country tous azimuts

Un peu partout au Québec, un nombre grandissant de mélomanes se laissent gagner par la vague new country. Tour d’horizon par les journalistes du Groupe Capitales Médias.

Le vent dans les voiles dans Lotbinière

Né de l’initiative de trois amis, le Festival country de Lotbinière s’est établi en seulement cinq ans comme le plus important au Québec dans ce créneau musical. L’an dernier, ils étaient plus de 8000 spectateurs à se rassembler devant les deux scènes érigées dans la petite municipalité de Saint-Agapit, à une demi-heure de route de Québec.

«À l’époque, il n’y avait pas de festival du genre au Québec. Personne ne parlait de new country. Il y en a maintenant deux ou trois», lance Guillaume Laflamme, cofondateur avec Pierre-Marc Champagne et Sébastien Lemay de l’événement dont la prochaine mouture a lieu du 14 au 16 juin. Le succès est plus que jamais au rendez-vous. «On est en pleine progression. Chaque année, on reçoit 1000 personnes de plus.» 

«Cent pour cent de notre programmation est de la musique, poursuit le jeune actuaire de formation. Nous n’avons pas comme à Saint-Tite de rodéos et des compétitions équestres.»

Le «Osheaga du country» accueillera cette année une dizaine d’artistes, dont la star texane Granger Smith (et son «populaire alter ego Earl Dibbles Jr), le James Barker Band, The Reklaws, Cold Creek County et Jade Eagleson. 

Soucieux de «redonner à la région où [il a] grandi», Guillaume Laflamme voit grand pour le festival de Lotbinière. Lui et ses compagnons aimeraient miser sur une soirée supplémentaire de spectacles, le jeudi. La progression se fait lentement, au rythme du budget et de l’affluence. «Avant, on présentait deux artistes par soir. Maintenant c’est quatre. Quand on aura atteint un stade optimal, on aimerait ajouter un troisième soir.»  Normand Provencher (Le Soleil)

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Le Festival western de Saint-Tite a pris le virage new country en 2016.

Saint-Tite à l’avant-garde

Véritable incontournable de la culture country et western au Québec, le Festival western de Saint-Tite, en Mauricie, a pris le virage new country il y a maintenant plus de trois ans, lors de sa 49e édition. Cette vague de fond, on la sentait déjà arriver dans cette organisation à l’affût des tendances mondiales. L’année 2019 marquera par ailleurs un véritable tournant pour l’offre spectacles du Festival western, qui s’inscrit complètement dans la vague new country.

«On le sent surtout chez notre clientèle plus jeune, à l’affût de ce style plus actuel. La clientèle se tourne vers un country un peu plus populaire. Sur nos médias sociaux, ça se sent. Dès qu’on fait une annonce concernant un artiste de cette tendance musicale, il y a énormément de réactions, et c’est très positif», constate Geneviève Frappier, responsable des communications et de l’équipe spectacles pour le Festival western.

Dans les dernières années, l’équipe est allée à quelques reprises au célèbre CMA Fest à Nashville pour s’inspirer et trouver de nouvelles idées pour bonifier la programmation annuelle, précise Mme Frappier. «Nous travaillons à offrir des coups de cœur musicaux aux fans nouvelle génération», ajoute-t-elle.

En 2016, c’est avec le chanteur canadien Tim Hicks que le festival a embrassé cette nouvelle vague musicale. C’est aussi l’année où le festival a créé le chapiteau Coorstown, qui a le mandat précis de souligner des artistes new country. Tim Hicks s’est par ailleurs associé avec le festival pour produire «Saint-Tite sur la route» en 2018, avec une tournée dans trois villes du Québec. 

En 2017, les Robby Johnson et Dean Brody étaient également à l’affiche du festival.

Cette année, lors de la 52e édition, les festivaliers pourront notamment voir Matt Lang, Laurence St-Martin, Brett Kissel et Jess Moskaluke sur différentes scènes à travers la ville de Saint-Tite.

«Ça va se sentir dans notre programmation, cette année, que nous prenons un virage évident vers le new country. Et notre offre sera très concurrentielle, avec autant des spectacles en billetterie que des spectacles gratuits», mentionne Mme Frappier.  Paule Vermot-Desroches  (Le Nouvelliste)

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Le chanteur américain Chase Rice

Brome, la nouvelle mecque

Pour la toute première mouture du Festival New Country Brome, les organisateurs ont fait le choix de démarrer sur les chapeaux de roue. Pas moins de 15 000 amateurs sont attendus sur l’immense site extérieur de l’Expo Brome, où on leur offrira des artistes d’ici et d’ailleurs qu’ils connaissent bien. Chase Rice, Jess Moskaluke, Matt Lang, Paul Brandt, Tebey, Aaron Goodwin, Meghan Patrick, le groupe canadien The Chris Buck Band, l’Australien Wayne Law, deux anciens participants de La Voix — Jordan Lévesque et Sule —, et plusieurs autres noms de la planète new country monteront sur l’une ou l’autre des trois scènes du festival du 26 au 28 juillet prochain.  

«Le new country a un côté plus pop que le country. C’est la musique du bonheur, enjouée et entraînante. Je pense que le monde a besoin de cela en ce moment!», affirme la promotrice, Shantal Bourdelais, dont l’équipe est à l’origine d’autres événements d’envergure. La dame est tellement convaincue de l’attrait du new country sur le public «des 24 à 40 ans» que son organisation s’est engagée pour plus d’une année à Brome. «Ce n’est pas un coup d’épée dans l’eau», assure-t-elle.

Saloon pour faire la fête, camions de rue, kiosques alimentaires, bars et animation seront offerts sur place pour divertir les festivaliers. Car à l’image des grands festivals ontariens Boots and Hearts et Music in the Fields, les participants sont invités à s’installer sur le site pour la fin de semaine, en caravanage ou en camping, pour vivre pleinement l’expérience d’immersion. On a même prévu des box pour les chevaux... www.festivalnewcountry.com Isabel Authier (La voix de l’Est)

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La tradition à l’honneur en Estrie

Cette année encore, les principaux festivals et événements country de la région présenteront en grande majorité du country traditionnel. Un nouveau venu fera d’ailleurs son apparition : le Festival country western de Coaticook, qui aura lieu du 20 au 23 juin au Centre sportif Desjardins, derrière l’école secondaire La Frontalière.

Pour sa programmation, qui comprend une trentaine d’artistes, le président Pierre-André Tremblay indique avoir surtout misé sur ceux et celles qui ont fait leurs preuves sur la scène country, dont Valérie Crête, Paméla Rooney, Maurice Béliveau et Pierre Guillemette. Il y aura tout de même plusieurs chanteurs et musiciens locaux, dont les artisans du spectacle C’est Thi-bault Noël. Une messe country, un brunch et un méchoui sont également au programme.

Quant au Festival country de Wotton, dont la 15e édition aura lieu du 24 au 28 juillet au terrain municipal, il présentera entre autres Guylaine Tanguay, le Road Trip Country Band ainsi qu’un hommage à Johnny Cash et Elvis Presley, interprété par Pierre Guillemette et Christian Poirier.

Finalement, les amateurs de musique country qui souhaitent s’amuser plus souvent que lors des festivals peuvent aller danser au Country Music Appreciation Jam, un rassemblement de musiciens et d’amateurs qui a lieu tous les premiers et deuxiè­mes samedis du mois à la salle de réception de Burroughs’s Falls, à Ayer’s Cliff.  Dominique Wolfshagen (La Tribune)

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Le Festiroule prend de l’ampleur

En 2008, quelque 85 véhicules récréatifs avaient envahi le terrain de l’Exposition dans le cadre du premier Festiroule Country de Trois-Rivières. Signe que la musique country est un phénomène bien ancré au Québec, les responsables de l’événement s’attendent à en recevoir plus de 420 pour la 12e édition, qui se déroulera du 30 mai au 2 juin.

Les organisateurs ont réussi à attirer plusieurs noms connus du country au Québec dont Andy Bast, Laurie LeBlanc, Doc Lapointe, Dan & Lou ainsi que le seul et unique Paul Daraîche. Des artistes de la région, notamment Daniel Dan ainsi que le duo Mack et Ro, monteront également sur la scène qui sera aménagée pour l’occasion à l’intérieur de l’aréna Claude-Mongrain. La programmation complète est disponible au www.festiroule3r.com.

L’événement trifluvien sert à amasser des fonds servant à financer les travaux du Bureau d’aide et d’information sur le logement adapté (BAIL) de la Mauricie. Plus de 100 000 $ ont d’ailleurs été remis à l’organisation depuis 2008.

«On est en quelque sorte le petit frère du Festival western de Saint-Tite», lance timidement le président François Dubois lorsqu’on lui fait remarquer que son événement a pris beaucoup d’ampleur depuis sa création. Le Festiroule est d’ailleurs en nomination pour une deuxième fois dans la catégorie Diffuseur de spectacles de l’année du Gala Country, une production de Culture country.  Mathieu Lamothe (Le Nouvelliste)