Folk, Landing, Beyries

Le (beau) début tardif de Beyries ***1/2

CRITIQUE / Remarquée l'été dernier, avec le clip Soldier, puis cet automne, avec le duo J'aurai cent ans, en compagnie de Louis-Jean Cormier, Amélie Beyries signe avec Landing son tout premier album.
On peut parler d'une entrée en grand pour cette artiste de 37 ans, qui s'est mise à exploiter ses talents d'auteure-compositrice-interprète sur le tard. Avec la complicité de musiciens accomplis, dont Alex McMahon à la réalisation, elle partage une dizaine de titres sensibles, dans une veine folk.
Hormis dans le duo évoqué ci-haut, Beyries, qui a survécu à deux cancers, partage ses expériences dans la langue de Shakespeare, d'une voix franche, un tantinet traînarde, sans que rien ne soit forcé. Si elle propose, dans la première moitié de Landing, des titres plus dépouillés, rien n'est trop intériorisé ou feutré. L'ensemble bénéficie d'arrangements soignés, parfois plus étoffés, parfois plus discrets.
En cours de route, la chanteuse s'aventure aussi dans le country et flirte avec la pop. Un début prometteur, dont le charme opère rapidement.