Au lendemain de son passage à Tout le monde en parle, Tire le Coyote a vu son album Désherbage retrouver le sommet des palmarès.

L’année étoilée de Tire le coyote

Les choses allaient déjà plutôt bien pour Tire le coyote : un quatrième album faisant bonne figure depuis l’automne, une country-folk soignée et une plume imagée qui ont déjà conquis la critique et un public loyal… Un passage à la populaire émission Tout le monde en parle, en janvier, a néanmoins propulsé l’auteur-compositeur-interprète en vitesse supérieure.

Au lendemain de la diffusion du rendez-vous dominical, Tire le coyote (Benoit Pinette de son vrai nom) a vu son album Désherbage retrouver, quatre mois après sa sortie, le sommet des palmarès. 

«Ça fait toujours plaisir d’aller chercher un nouveau public, a commenté Pinette mercredi. C’est un peu ça qui est arrivé avec Tout le monde en parle. Je considérais que j’avais déjà un public fidèle qui était vraiment présent. Avec ça, je vais peut-être chercher un public un peu plus général, qui est peut-être moins curieux à la base, moins mélomane. Mais je suis super content. Je ne suis pas trop de type palmarès, je n’en fais pas un cas. Mais ça fait plaisir de voir qu’il y a de nouvelles personnes qui découvrent ce que je fais.»

Après une première présentée en décembre à guichets fermés, Tire le coyote était de retour mercredi soir à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre. Encore là, on affichait complet. Si bien qu’une troisième représentation a été ajoutée le 14 décembre prochain. 

«C’est vraiment le fun, s’est-il réjoui quelques heures avant de monter sur scène. Déjà à la tournée précédente, on avait fait un spectacle ici. Je me considérais hyper chanceux de pouvoir jouer au Grand Théâtre, comme je reste à Québec. […] De jouer ici, devant beaucoup de gens que je connais et de voir qu’il y a un public au rendez-vous chez nous, ça fait toujours plaisir.»

Coyote et valentin

En ce soir du 14 février, Tire le coyote a été présenté comme «votre valentin» par Emilie Clepper, qui a offert en première partie un avant-goût du projet francophone qu’elle dévoilera l’automne prochain. À en croire notre voisine de siège, il n’a pas failli à la tâche. 

«C’est beau, hein? Il ne le sait pas, mais il a tout écrit ça pour moi», a-t-elle lancé, à mi-parcours d’une prestation où Pinette a prouvé qu’il cultive le naturel sur les planches, comme lorsqu’il interpelle la foule. 

«Moi, l’idée, c’est toujours d’avoir du fun avec mon noyau de musiciens qui sont avant tout des amis, avait précisé Benoit Pinette avant le spectacle. Je préfère garder les choses très humaines. Je le vois comme un échange avec le public. Qu’il y ait plus de monde dans la salle, ça ne change pas l’approche du spectacle. Je veux garder la même énergie qu’on avait déjà. Il y a des moments plus intimistes, mais il y a aussi des moments plus rock.»

Des «moments rock» nous ont certes été servis mercredi. Mais il y a aussi eu des instants où la poésie était reine. Celle de Tire le coyote, bien sûr, qui s’est imposé avec les années comme un orfèvre de l’image. Mais aussi celle de l’écrivaine Erika Soucy, invitée à lire des extraits de son recueil Priscilla en hologramme. 

Benoit Pinette a pris cette habitude d’offrir une vitrine à des poètes locaux dans les villes où il fait escale. «Je considère que la poésie devrait être plus présente dans la vie, dans l’éducation, etc, estime-t-il. Si je peux juste donner un petit coup de pouce, ça me fait bien plaisir!»