Le spectacle de Bryan Adams a attiré tellement de spectateurs, le 2 août, que le Festivent a dû fermer ses billetteries.

L’année de tous les records pour le Festivent

Les organisateurs du Festivent, qui se tenait du 1er au 5 août, ont plusieurs raisons de sourire cette année. L’achalandage élevé au spectacle de Bryan Adams, jeudi soir, les a obligés à fermer les billetteries pour la première fois de leur histoire et il y a eu quatre envolées de montgolfières, du jamais-vu ces dernières années.

Jeudi à 20h30, pendant que Velvet Black chauffait les planches pour Bryan Adams, l’équipe de Sébastien Huot a pris la décision de fermer les billetteries et de ne laisser que les détenteurs de passeports du Festivent entrer sur le site. «On ne voulait pas que ça affecte l’expérience des spectateurs et que ça devienne désagréable d’être devant la scène», explique le directeur général, qui préfère ne pas diffuser ses chiffres d’assistance.

Le spectacle d’ouverture livré par Billy Talent, fait aussi partie des spectacles qui marqueront les mémoires, selon lui. «Ça a été notre plus grosse soirée d’ouverture, comparable à Three Days Grace il y a deux ans», note-t-il. «Même après 1h20, ils ont encore des succès en banque, ils sont toujours heureux d’être sur scène. Ça a été un solide coup d’envoi!»

Les déboires de NOFX, que les diffuseurs américains ont rayé de leur programmation après une blague de mauvais goût sur la tuerie de Las Vegas et les fans de country, n’ont pas affecté leur venue au festival lévisien. «Je les ai trouvé soft, peut-être à cause de ce qui s’est passé aux États-Unis. Ils étaient plus sympathiques que d’habitude. On a eu droit à un bon show, leur seul au Québec cet été, donc je savais qu’il y aurait beaucoup de monde», souligne Sébastien Huot. 

Les ennuis de santé d’Éric Lapointe, qui l’ont contraint d’annuler ses arrêts à H2O à Amos, aux Régates de Valleyfield et au Rodéo Mont-Sainte-Anne, ont suscité davantage d’inquiétude chez les organisateurs. «Honnêtement, on voyait qu’il n’était pas dans la meilleure forme de sa vie, mais il n’a pas lésiné sur la qualité de sa prestation, qui a duré 2h15. Il y avait des invités qui lui permettaient de reposer un peu sa voix. Je suis resté bête de voir l’impact qu’Éric Lapointe a encore aujourd’hui», commente M. Huot.

La soirée de samedi, où Robby Johnson et les comédiens de District 31 étaient en vedette pour une soirée country, semble être le maillon faible du bilan. «Il a plu pendant la première partie, ça a refroidi les ardeurs, plaide le directeur général. À cause de la température, ça ne permettait pas de dire si c’était un succès on non, ça vaudrait quasiment un deuxième test.»

Même constat à la deuxième scène samedi, où Voïvod jouait devant une poignée de fans purs et durs. Les soirées où Dame nature a été plus clémente ont permis de voir que le nouvel emplacement, au Carrefour Saint-Jean, avait du potentiel. Le groupe Kaïn a rempli le site. «On a refusé des gens à la porte», note M. Huot.

Autre objet de fierté pour les organisateurs du Festivent, qui est d’abord un festival de montgolfières : «On a eu quatre envolées, ça faisait des années que ce n’était pas arrivé. On a aussi fait trois captifs [où les montgolfières demeurent attachées au sol] en soirée jusqu’à 23h, ça a donné un méchant beau show

Accessibilité

Les longues files de voitures sont monnaie courante sur l’avenue Taniata pendant le Festivent, mais semblaient elles aussi battre des records cette année. «Chaque fois qu’on programme un plus gros nom, on a des spectateurs qui viennent de plus loin. L’information qu’on donne depuis cinq ans par rapport aux navettes et aux stationnements décentralisés ne s’est pas nécessairement rendue jusqu’à eux et les gens viennent directement à Saint-Jean-Chrysostome», explique M. Huot.

Seulement deux issues s’offrent alors aux conducteurs coincés: l’avenue des Belles-amours vers Charny ou l’autoroute 20, où les travaux causent cette année un bouchon perpétuel entre les ponts et le centre-ville de Lévis. «Les gens de la STL [Société de transport de Lévis] font un travail hallucinant. Les navettes sont à 1$, c’est simple et efficace et on va continuer d’inciter les gens à les utiliser», réitère le directeur général. Il n’y avait pas de départ de navette à partir de Québec cette année. Mais «ça se discute», assure-t-il.