Électro-pop, Noir éden, Peter Peter

La machine à mélodies de Peter Peter ****

CRITIQUE / Installé à Paris depuis trois ans, Peter Peter s'est fait discret de notre côté du monde ces derniers temps. Plus de quatre années après son deuxième album, Une version améliorée de la tristesse, l'auteur-compositeur-interprète s'offre enfin un retour sur disque avec Noir éden.
Cloîtré dans son appartement parisien, le musicien a libéré en lui une redoutable machine mélodique. Accrocheuse sans être racoleuse, cette nouvelle galette est bien garnie en vers d'oreille: de la petite bombe pop Nosferatu à la dansante, quoique plus mid-tempo Loving Game, en passant par la pièce-titre, plus éthérée, mais néanmoins persistante, ou cette irrésistible Vénus, dédiée à son chat (d'ailleurs crédité d'un «miaou» au livret).
S'éloignant un peu du spleen qui a souvent nourri sa plume, il convie l'auditeur dans une sorte de voyage intérieur lors duquel il s'en est donné à coeur joie avec synthétiseurs et autres machines. L'hommage aux années 80 est indéniable... Mais l'aventure de Peter Peter reste bien de son temps.
Les retrouvailles se poursuivent sur la scène du Cercle le 12 mars.