La liste: 5 mémorables parodies de chansons

1. Eat It (Weird Al Yankovic)  Weird Al Yankovic pourrait revendiquer le titre du maître incontesté de la parodie. Avec une belle folie gardant un fond de naïveté, le fantaisiste accordéoniste a tiré dans tous les sens depuis quatre décennies: Madonna à l’hôpital (Like a Surgeon), Coolio chez les Amish (Amish Paradise), The Offspring à la synagogue (Pretty Fly for a Rabbi), Red Hot Chili Peppers chez Les Pierrafeu (Bedrock Anthem), les Backstreet Boys dans le commerce en ligne (eBay), etc. Ses détours chez Michael Jackson ont particulièrement marqué l’imaginaire. Lancée en 1984, Eat It (Beat It) a remporté un Grammy… et a été suivie de Fat (Bad) quatre ans plus tard. Ça allait de soi! On peut voir la vidéo ici 

2. Black Fernand (François Pérusse)  François Pérusse s’est souvent amusé à revisiter des airs connus dans ses capsules radiophoniques et sur ses Albums du peuple. Parmi ses perles: Me and Mrs Jones est devenue Guy a un bicycle jaune, Pump up the Jam a été traduite par Mon prof de gym et grâce à son inoubliable medley de Noël, les Tortues ninjas sont entrées dans les traditions musicales de bien des fans sur l’air du Carol of Bells. La palme revient toutefois sans doute à ce Black Fernand, qui a marié l’univers de Fernand Gignac à celui de Led Zeppelin. «Avant je chantais pour les 77 ans, astheure je chante à la santé de Satan»… Du bonbon! 

 3. This is a Trent Reznor Song (Freddy Scott)  Voici moins la parodie d’une chanson en particulier qu’un point de vue sur l’ensemble d’une œuvre. En 2014, l’humoriste Freddy Scott a décortiqué en chanson sa vision du mode d’emploi d’auteur-compositeur du leader de Nine Inch Nails, Trent Reznor. Avec un peu de mauvaise foi, certes, mais quand même pas mal de clairvoyance… et une part d’admiration pour sa cible. 

4. Les Bidules (RBO) Dans cet «autre produit Gammick International», les membres de RBO ont ajouté leur grain de sel au répertoire des Beatles en devenant Les Bidules. Jean Lanone, Paul Mercantile, Georges Hérisson et Ringo L’Étoile s’en donnent à cœur joie en chantant «Je dis Hello, tu dis mauvais numéro» ou «Lucy dans le ciel avec des diamants, j’pense que j’suis gelé en sacrament», en transformant Let it Be en Y’a rien là et en mettant en exergue les «talents» de batteur de M. L’Étoile… 

5. Dégénérations (Les Appendices)  Dans leur style toujours délicieusement décalé, Les Appendices ont décoché quelques flèches au plus grand succès du groupe Mes Aïeux. Un petit voyage dans le temps pour les arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-grands-parents et une manière aussi juste que drôle de tourner en ridicule le côté moralisateur de la pièce originale.