Kings of Leon: perte d'identité ***

WALLS, acronyme de We Are Like Love Songs, marque un tournant dans la petite histoire de Kings of Leon.
Pour la première fois, les Followill ont fait appel à un autre réalisateur qu'Angelo Petraglia pour les accompagner en studio, optant plutôt pour Markus Dravs (Arcade Fire, Mumford & Sons). On le sent rapidement dans la facture sonore, plus léchée, où les claviers et les choeurs étoffés s'insèrent dans l'instrumentation.
S'il est louable que la troupe ait voulu sortir de sa zone de confort, ces 10 nouvelles chansons manquent quelque peu de personnalité. La voix de Caleb Followill demeure un plaisir à écouter, tout comme les lignes de guitares ou de basse dynamiques, enchevêtrées les unes dans les autres, mais trop souvent, les Kings of Leon peinent à mettre de l'avant les qualités qui les distinguent.
Au mieux, on se retrouve avec des pièces efficaces, comme l'extrait Waste a Moment, mais qui évoquent d'autres groupes comme U2, Coldplay ou même One Republic... Quelques titres soutiennent néanmoins l'attention, comme Muchacho, avec ses accents sud-américains.