Jean-Pierre Ferland au lancement de son album Chansons jalouses, lundi

Jean-Pierre Ferland dit ne pas avoir fait un album de «reprises»

«Si Félix (Leclerc) était vivant, il me sauterait au cou», lance Jean-Pierre Ferland, visiblement heureux d'avoir pu rendre hommage sur l'album Chansons jalouses à certains de ses compagnons de route et artistes l'ayant influencé.
En entrevue au lancement, lundi soir, dans le Vieux-Montréal, il nous corrige tout de suite quand on parle d'un «album de reprises», disant ne pas avoir cherché à chanter ces pièces «le plus possible» comme le font leurs interprètes et auteurs - que ce soit Mon ange d'Éric Lapointe, Bozo de Félix Leclerc ou encore Tout simplement jaloux de Michel Rivard -, mais plutôt à se les approprier avec une touche personnelle.
Il nous relate aussi que Diane Tell a pleuré en écoutant son interprétation de sa chanson Si j'étais un homme - devenue Si j'étais ton homme dans la bouche de Jean-Pierre Ferland - et qu'elle a parlé du «plus beau compliment» qu'elle ait eu durant sa carrière.
Puis, il se remémore la création du collectif de boîtes à chansons «Les Bozos» pour lequel il a été un instigateur, et ces moments où Félix Leclerc et lui-même se faisaient écouter, l'un et l'autre, leurs nouvelles pièces.
Ces artistes à qui il rend hommage, incluant Gilles Vigneault (J'ai pour toi un lac), Léo Ferré (Est-ce ainsi que les hommes vivent? de Louis Aragon), Mouffe et Robert Charlebois (Ordinaire), Claude Dubois (Si Dieux existe) et Jacques Brel (La chanson des vieux amants), il dit avec ferveur que ce sont des amis, mais aussi des gens qui lui ont appris son métier.
Quand on lui demande s'il souhaiterait une transposition sur scène, du style «Jean-Pierre Ferland et ses invités», il dit «ne pas avoir besoin de ça» et préférer les interpréter lors de rappels dans ses propres spectacles, des moments qui lui sont encore chers malgré de plus rares apparitions.