Electro-Funk, Automaton, de Jamiroquai

Jamiroquai: le retour (semi) électro ***

Après sept ans de silence studio, Jamiroquai refait surface avec Automaton, une tentative de se renouveler en se mettant en phase avec les sonorités électroniques de l'heure, sans perdre de vue les rythmes dansants et les mélodies accrocheuses.
Si l'emballage change quelque peu sur certaines chansons, dont la pièce-titre qui n'est pas sans évoquer Daft Punk, le penchant de Jamiroquai pour le funk et pour le disco reste intact. Quant à la voix de Jay Kay, elle a toujours son charme et se déploie encore à la manière d'un Stevie Wonder, sous des chapeaux de toutes sortes.
Aux dires du chanteur, Automaton observe comment, en cette ère d'intelligence artificielle, les humains perdent de vue les éléments les plus plaisants du quotidien, dont les relations interpersonnelles. Si l'album compte de bons moments et que la réalisation, signée par Kay et le claviériste Matt Johnson, est efficace, le matériel est inégal, ce qui se ressent à mi-parcours, en dépit d'une exécution impeccable.
Un retour imparfait, donc, mais avec suffisamment de passages solides pour séduire les fans de longue date.