ROCK, Post Pop Depression, Iggy Pop

Iggy Pop: rétrospectif et inspiré ***1/2

CRITIQUE / À 69 ans, Iggy Pop est sans doute arrivé au moment de sa carrière où il est temps de jeter un oeil au chemin parcouru. Or chez lui, cela ne signifie nullement faire du surplace.
L'éternel punk tend à toujours sortir grandi de ses rencontres artistiques et cette collaboration avec Josh Homme (Queens of the Stone Age) ne fait pas exception.
Le vétéran se fait ici davantage crooner méditatif que punk rockeur, tandis qu'Homme, avec la complicité du multi-instrumentiste Dean Fertita et du batteur Matt Helders (Arctic Monkeys), façonne des titres rugueux, quoique mélodiques et créatifs.
Chaque pièce a ses attraits, mais on est forcément interpellé par German Days, qui fait écho aux années de Pop auprès de Bowie et qui s'appuie sur une musique tantôt syncopée, tantôt fluide; par Vulture et ses couleurs sud-américaines ou par Paraguay, qui nous amène dans des directions inattendues.
Homme n'a pas que signé des musiques qui collent parfaitement à la peau de Pop, il y greffe des harmonies vocales et des arrangements toujours pertinents. Bref, une aventure qui fait ressortir le meilleur de Pop et Homme.