Soul/R'n'B/Hip Hop, Humanz, de Gorillaz

Gorillaz: fêtons, le bateau coule ***1/2

CRITIQUE / Humanz vient de mettre fin aux sept longues années de silence discographique de Gorillaz.
Cette fois encore, Damon Albarn a réuni une armée de collaborateurs, dont De La Soul, l'ancien ennemi Noel Gallagher et Jehnny Beth (Savages), leur donnant comme mandat d'imaginer l'ère politique sous le président Trump - toute allusion directe au politicien a cependant été gommée.
Humanz est un enregistrement qu'on est loin de cerner à la première écoute. À la fois sombre et dansant, accessible et exigeant, touffu et épuré, il carbure autant à la soul vintage qu'à un emballage électronique actuel, parfois dur (Momentz).
Entre deux titres festifs se faufilent l'hypnotique Charger, avec la rare Grace Jones, la belle ballade Busted And Blue, que s'est gardée Albarn, de même qu'Hallelujah Money, servie par le crooner Benjamin Clementine.
Les propositions, forcément diversifiées, n'ont pas toutes le même impact, mais la plupart du temps, Albarn et ses complices visent juste. À voir le 15 juillet, sur les plaines d'Abraham.