Fuso Fuso

Fuso: promesse de beaux jours ***

On ne s'étonne pas de lire que ce nouveau venu sur la scène québécoise a poussé en écoutant Jack Johnson. Né en France, mais installé au Québec depuis un bon moment, Fuso - Guillaume de son prénom... - propose avec ce premier album une pop généralement souriante et ensoleillée, qui ne surprend pas par l'originalité de sa forme ni de ses thèmes, mais qui se déploie avec assez d'aisance pour promettre de beaux jours dans l'avenir.
Avec le réalisateur William Gaboury, le jeune musicien a brodé une collection de chansons souvent romantiques ou insouciantes - quoiqu'un titre aborde dans un emballage électro-pop le thème du suicide -, ponctuées de segments rappés et distillées dans les deux langues officielles. Et c'est peut-être là le maillon faible de l'ensemble. Rien d'emblée contre le mélange des langues... Mais disons que la prononciation anglophone du chanteur n'est pas toujours au niveau et qu'elle provoque au mieux une distraction et au pire une certaine irritation.