Rock, Concrete and Gold, de Foo Fighters

Foo Fighters: la tentation du renouveau ***

CRITIQUE / Avec désormais neuf albums au compteur, les Foo Fighters sont confrontés au défi de toute vedette rock de leur stature : comment se maintenir ou parvenir à progresser à l'intérieur des paramètres que la formation a définis, au fil des ans?
En recrutant Greg Kurstin (Adele, Pink, Sia), un réalisateur associé davantage au milieu pop, Dave Grohl a visiblement voulu donner un coup de pied dans la fourmilière.
Pour être honnête, ça ne fonctionne qu'en partie. L'exploration est parfois synonyme de pastiche pour les Foo Fighters, le groupe évoluant dans le sillage de formations comme les Beatles (Happy Ever After (Zero Hour) ou Pink Floyd (Sunday Rain), entre autres.
Heureusement, dans une majorité de cas, les Américains parviennent à livrer leur rock incisif et mélodique avec un souci de raffinement ou d'audace supplémentaire, ce qui donne de bons moments comme The Sky is A Neighborhood, malgré sa réalisation trop léchée, la mordante Run, la syncopée Make it Right ou encore la nuancée Arrows.