Avec «Le vaisseau fantôme» de Wagner, François Girard signe la mise en scène de son sixième opéra.

Festival d'opéra: Wagner dans l’œil de François Girard [VIDÉO]

Ça fait un bail qu’on n’a pas vu d’opéra de Wagner à Québec… Environ 97 ans, selon les recherches du directeur du Festival d’opéra, Grégoire Legendre. Avec la présentation du «Vaisseau fantôme» dans une mise en scène de François Girard, la disette prendra officiellement fin lors du neuvième rendez-vous célébrant le chant lyrique, qui se déploiera du 24 juillet au 4 août.

Coproduite par le Metropolitan Opera (MET) de New York et le De Nederlandse Opera d’Amsterdam, la pièce maîtresse du festival sera sa plus ambitieuse proposition à ce jour avec six solistes (Gregory Dahl, Andreas Bauer Kanabas, Johanni van Oostrum, Allyson McHardy, Éric Laporte et Eric Thériault), 68 choristes et un orchestre symphonique augmenté à 80 musiciens. Le spectacle sera offert en primeur dans la capitale et sera inclus dans la prochaine saison du MET.

«Pour moi, ça représente beaucoup. Ça fait plus de 20 ans que je fais de l’opéra. Le vaisseau fantôme est mon sixième opéra et aucun n’a été présenté jusqu’à maintenant à Québec ou au Québec», a commenté François Girard, à qui l’on doit notamment les films Le violon rouge, Soie et Hochelaga : Terre des âmes.

Chanté en allemand, avec surtitres en français et en anglais, Le vaisseau fantôme est attendu à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre du 28 juillet au 3 août.

Brigade, humour et jeune public

Le neuvième Festival d’opéra de Québec conviera de nouveau les Jeunesses musicales Canada, qui promettent de faire rire leur public en s’attaquant aux Noces de Figaro de Mozart. Alain Gauthier signera la mise en scène du spectacle présenté à La Bordée du 29 juillet au 2 août. Toujours du côté de la rigolade, Marianne Lambert (soprano), Mathieu Lussier (basson) et Valérie Milot (harpe) proposeront le récital humoristique L’amant jaloux le 3 août, au Musée national des beaux-arts. Le trio puisera chez Mozart, Grétry et Méhul pour recréer, nous dit-on, «l’atmosphère galante mais hypocrite du Versailles d’avant la Révolution française».

Le lendemain, les Viennoiseries musicales reprendront du service à la Cathédrale Holy Trinity. La veuve joyeuse de Lehár et L’auberge du cheval blanc de Benatzky seront portés par sept interprètes dans une mise en scène de Bertrand Alain.


« Pour moi, ça représente beaucoup. Ça fait plus de 20 ans que je fais de l’opéra. Le vaisseau fantôme est mon sixième opéra et aucun n’a été présenté jusqu’à maintenant à Québec ou au Québec »
François Girard

Comme l’an dernier, le Festival d’opéra tendra la main au jeune public avec le spectacle ZoOpéra, dans lequel la soprano Frédérique Drolet et le baryton Pierre Rancourt offriront aux mélomanes en herbe une initiation au chant lyrique à travers les fables de La Fontaine. L’activité gratuite sera offerte aux enfants de 6 à 12 ans fréquentant les patros de la région de Québec.

Dans une formule qui a fait ses preuves au fil des ans, la Brigade lyrique sera de retour l’été prochain. Quatre chanteurs de la relève (Émilie Baillargeon, Stéphanie Lavoie, Jonathan Gagné et Julien Horbatuk, accompagnés des pianistes Jean-François Mailloux et Claude Soucy) investiront ainsi des parcs et lieux publics de Québec pendant le festival.

Détails et programmation complète au festivaloperaquebec.com

Musique

Taylor Swift annule son concert à une course hippique

MELBOURNE — La vedette américaine de la pop Taylor Swift a annulé le concert qu’elle devait donner à la Melbourne Cup, une course hippique qui fait l’objet d’une campagne de militants qui dénoncent la cruauté dont sont victimes les chevaux de course.

La chanteuse de 29 ans devait chanter deux chansons de son dernier album Lover à l’occasion de la principale compétition hippique d’Australie, qui se déroulera le 5 novembre.

L’annonce de sa venue a aussitôt provoqué une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux. L’accusant de «soutenir la maltraitance des animaux», les militants pour la protection des chevaux de course lui ont reproché de penser à «l’argent» avant de faire preuve de «compassion».

Plus de 6500 personnes ont signé une pétition en ligne lui demandant de renoncer à sa prestation.

Dans un communiqué publié samedi soir, l’organisateur Mushroom Events a affirmé que la vedette avait été contrainte d’annuler son spectacle pour des raisons de calendrier.

«Des changements dans sa campagne de promotion en Asie ont rendu sa présence ici impossible sur un plan logistique», affirme-t-il.

Les militants de la campagne pour la protection des chevaux de courses se sont félicités de cette décision.

«La pression exercée sur Taylor Swift pour qu’elle annule sa performance était importante», ont-ils écrit sur Facebook.

«Ses fans ne voulaient pas la voir soutenir ces mauvais traitements infligés aux animaux. Bien que la raison invoquée par le secteur des courses soit un problème de programmation, il nous semble qu’elle a répondu à ces appels», affirment-ils.

Depuis 2013, six chevaux participants à la Melbourne Cup, sont décédés. L’an dernier, The CliffsofMoher, un cheval irlandais de cinq ans, a été euthanasié après s’être fracturé l’épaule droite lors de cette course qui, depuis, 1876, se déroule le premier mardi de novembre.

L’annulation de la venue de Taylor Swift «est évidemment décevante pour tout le monde», a déclaré Neil Wilson, directeur général du Victoria Racing Club.

Musique

Stéphan Eicher et Philippe Dijan: une amitié sans fin

PARIS — Cela fait 30 ans que Philippe Djian signe les textes en français de Stephan Eicher, comme sur le nouvel album du Suisse «Homeless Songs» sorti vendredi. Une complicité avec ses «hauts» et ses «bas».

Dans un luxueux hôtel parisien, l’interprète de Déjeuner en paix, 59 ans, compose le numéro du romancier, 70 ans, qui est chez lui au Pays Basque, puis pose le téléphone sur la table, hautparleur ouvert. La discussion peut démarrer entre les deux hommes, amis depuis une émission de télévision commune à la fin des années 80, qui se donnent du «mon chéri» avant de se chamailler gentiment sur l’importance respective du texte ou de la musique.

Philippe Djian : «Trente ans? Il ne faut pas le dire, les gens vont croire qu’on est dans un hospice de vieillards. Disons plutôt quelques années...»

Stephan Eicher : «Je crois qu’il n’y a personne d’autre avec qui j’ai travaillé pendant 30 ans. Avec Philippe, on a survécu à plein de choses. Pour ce nouvel album, certaines chansons existaient depuis un certain moment, sans avoir trouvé de place sur un album qu’une maison de disque ou une radio pouvait demander. J’ai rassemblé cette collection de chansons un peu perdues, peut-être boiteuses. [...] Il y a des chansons qui prennent du temps, comme Rivière, sur l’album Carcassonne, qui avait pris cinq ans. Et puis d’autres qui s’écrivent plus vite. Déjeuner en paix, ça m’a pris quatre minutes!»

Philippe Djian : «Ce qui est étrange pour moi quand sort un album, c’est que comme Stephan ne jette rien, je me retrouve avec un patchwork, je ne me souviens plus quand j’ai écrit telle ou telle chanson...»

Stephan Eicher : «Sur mon piano, j’ai un classeur avec 40 ou 50 textes pas encore aboutis...»

Philippe Djian : «Moi ce que je connais beaucoup mieux que les albums qu’on a pu sortir ensemble, ce sont les trucs qu’il m’envoie, tout seul à la guitare, quand il commence à mettre une première mélodie sur un texte... Je pense qu’il n’y a que moi et deux ou trois personnes qui entendent ce morceau comme ça, brut. Et je dois dire que ce plaisir-là, il n’est jamais dépassé ensuite par celui lié à l’album.»

«Le public doit la finir»

Stephan Eicher : «Le rêve pour moi, c’est que, à un moment, la chanson devienne indépendante de moi et de Philippe. C’est le public qui doit la finir. Je me souviens une fois que je jouais au Paleo Festival [en Suisse], Philippe était invité dans le public et j’essayais de le regarder pour voir sa réaction sur Des hauts, des bas quand 30 000 personnes reprenaient «J’ai même eu ce que je ne voulais PAS!».

Philippe Djian : «Quand toute une foule reprend ça, à côté de vous, je peux vous garantir que les poils des bras se hérissent. Pas parce qu’on se dit que ce que j’ai écrit est génial, mais parce que c’est incroyable qu’ils s’approprient des mots qui désormais leur appartiennent».

Stephan Eicher : «Beaucoup de gens me demandent : j’ai un texte, tu ne veux pas le chanter? Avec plaisir... Mais je trouve beaucoup plus intéressant de garder notre histoire. Qu’on devienne presque une seule personne : Philippe Eicher ou Stephan Djian! La preuve, c’est la chanson Prisonnière [sur son nouvel album]. Il a fallu 30 ans pour s’échauffer pour arriver à ce texte qui est pour moi une merveille. Rien que pour ça, les 30 ans valent la peine, j’espère que ce n’est pas la fin de la route...»

Philippe Djian : «Moi non plus! J’ai vraiment l’impression que plus ça va, plus on agrandit un univers. Prisonnière est un bon exemple. Stephan m’ouvre sur de nouveaux textes, de nouvelles façons de s’exprimer. Je n’aurais pas pu écrire pour un autre chanteur. Il s’est trouvé que je suis tombé sur un type qui sait écrire des chansons, qui fait de la scène de manière assez incroyable, je ne pouvais tomber mieux!»

Musique

John Cale, l'avant-gardiste du rock, revisite ses classiques

LOS ANGELES — «Le chemin m'a toujours plus intéressé que la destination», affirme John Cale, cofondateur du Velvet Underground avec son «frère ennemi» Lou Reed et éternel avant-gardiste du rock, qui revisitera son oeuvre de lundi à mercredi à la Philharmonie de Paris.

C'est dans un studio de répétition caché dans le labyrinthe d'un immeuble de Los Angeles, que l'artiste gallois de 77 ans à la carrure impressionnante reçoit l'AFP, entouré de ses instruments, piano, guitare et violon avec lesquels il apprit enfant la musique.

Féru d'Erik Satie, passionné par le dadaïsme, il parfait sa formation classique auprès du compositeur Aaron Copland à New York, «où une révolution culturelle bat son plein» en 1963. «Tout le monde faisait de la musique, des films, partout dans les rues, les maisons. Je me retrouvais dans le coeur du réacteur artistique.»

Rapidement, il fait la rencontre d'un électron nommé Lou Reed et le courant passe immédiatement.

«C'était à une fête organisée par une boîte de production de musique classique qui se lançait dans le rock. Lou leur faisait des chansons à la Beach Boys. Il venait d'écrire Venus in Furs et Heroine et me disait : "Jamais on me laissera enregistrer ça". Ça m'a rendu dingue», raconte John Cale, qui le convainc de le faire eux-même.

Ainsi débute l'aventure Velvet Underground. Au sein du groupe, également composé du bassiste/guitariste Sterling Morrison et de la batteuse Moe Tucker, les atomes crochus laissent vite place à une électrique rivalité. «Mais j'ai tellement appris de lui et lui a tellement appris de moi, qu'il se passait toujours quelque chose à l'arrivée», souligne-t-il.

Leurs premiers concerts font tellement de bruit, que le public n'entend... que du bruit. «En fait, on travaillait énormément ça. Il y avait plein de nuances, de combinaisons intéressantes à explorer. Cette musique ne nous mènerait sûrement nulle part, mais on a sauté à pieds joints dedans.»

Le parrain du pop-art Andy Warhol les repère et les produit au sein de la Factory. Il contribue à sa façon à la conception du premier album, The Velvet Underground and Nico, en créant la fameuse pochette à la banane.

«Insatisfait par le rock»

Il impose aussi la présence de la mannequin Nico, dont on entend la voix grave sur Femme Fatale, I'll Be Your Mirror et All Tomorrow's Parties. «Andy n'aimait pas notre look. Avec elle, le groupe deviendrait beau. On ne s'en rendait pas compte, mais lui savait très bien ce qu'il faisait», sourit Cale.

«Pourtant, on ne voulait surtout pas plaire. Notre musique était déstabilisante. Mais j'étais conscient qu'on créait un son nouveau, unique dans le rock», assure celui qui quittera toutefois le groupe après White Light/White Heat en 1968.

En 1970, John Cale se lance en solo avec Vintage violence, un album pop. Sûrement trop à ses yeux... «Tu veux gagner ta vie et on te dit quoi faire pour ça. La maison de disques voulait que je suive une direction. Je l'ai fait. Je ne le referai plus.»

«On ne peut pas aller loin en prétendant être ce qu'on n'est pas», insiste l'artiste, qui sort trois ans plus tard son oeuvre maîtresse 1919, dans laquelle il fait entrer en osmose rock et classique.

«J'étais ce Gallois vivant à Los Angeles, qui se souvenait de toutes ces choses en Europe qui me manquaient. Pure nostalgie», décrypte son auteur qui réfute l'idée de ne pas être né à la bonne époque.

«Devenir un compositeur classique, je savais comment y arriver. Mais j'ai préféré contribuer à l'évolution naturelle de la musique», répond-il.

En parallèle, John Cale prête ses talents d'arrangeur et de producteur aux autres : Iggy Pop, «quelqu'un de très organisé», pour le premier album avec les Stooges, Patti Smith sur Horses, Brian Eno «qui était je pense aussi insatisfait que moi par le rock».

«J'aime voir chez les autres ce qu'ils ne savent pas d'eux-mêmes. Les musiciens savent ce qu'on attend d'eux, mais pas forcément de quoi ils sont capables. C'est là que le producteur entre en jeu», explique John Cale, qui admet avoir été frustré d'être plus reconnu pour son travail pour les autres.

«On fait des progrès chaque fois qu'on le peut. L'essentiel c'est que je continue de progresser. Il y a un nouvel album qui sort en janvier et j'en suis très content. Il faut toujours respecter sa propre créativité.»

Musique

Un album posthume de Leonard Cohen prévu pour novembre

NEW YORK — Un album posthume du chanteur canadien Leonard Cohen, intitulé «Thanks for the Dance» doit sortir cet automne, a annoncé Sony vendredi.

Pour promouvoir sa sortie, prévue le 22 novembre, le label a publié un extrait d'un morceau, quasi parlé, portant le nom d'un poème de l'artiste, The Goal.

«Je ne peux pas quitter ma maison», y chante Cohen de sa voix de bronze, accompagné d'un piano et d'une guitare acoustique. «Ou répondre au téléphone / Je sombre à nouveau / Mais je ne suis pas seul.»

Décédé à 82 ans en novembre 2016, Leonard Cohen avait sorti quelques semaines auparavant son 14e album, You want It Darker, dont les paroles étaient hantées par la mort.

C'est son fils Adam Cohen qui est à l'origine du projet posthume, qui comporte les participations des artistes Beck, Damien Rice et Feist.

«En composant et en arrangeant la musique pour ses mots, nous avons choisi ses signatures musicales les plus caractéristiques, afin de le garder avec nous», a-t-il déclaré dans un communiqué.

«Ce qui me touche le plus avec cet album, c'est la réaction surprise des gens qui l'ont écouté. "Leonard est en vie!", disent-ils les uns après les autres.»

Musique

La liste des reprises qui sont meilleures que les originales

Where Did You Sleep Last Night (1994), Nirvana

Issue du répertoire folklorique américain, cette pièce est tombée dans l’oreille des fans de grunge quand Nirvana l’a incluse dans son concert acoustique immortalisé par MTV. Une prestation intense culminant avec la voix de Kurt Cobain qui casse sous l’émotion... Et une sortie posthume, sept mois après le décès du chanteur. De quoi en faire un nouveau classique. Geneviève Bouchard

Musique

Postes Canada dévoile trois timbres qui célèbrent la vie de Leonard Cohen

MONTRÉAL — Postes Canada a lancé un nouvel ensemble de timbres rendant hommage au regretté chanteur Leonard Cohen.

Cet ensemble composé de trois timbres, qui célèbre la vie et l'oeuvre de l'artiste né à Montréal, a été dévoilé vendredi après-midi lors d'un événement organisé au Musée des beaux-arts de Montréal.

Leonard Cohen s'est éteint le 7 novembre 2016 à l'âge de 82 ans.

Les timbres montrent le chanteur dans trois positions différentes: accroupi, debout et assis. Ils reproduisent trois photographies prises à trois moments différents de sa vie. Le nom de Cohen est inscrit en gros sur chacun des timbres.

Selon la firme montréalaise Paprika, qui a conçu les timbres, ce lettrage symbolise «l'étendue de son oeuvre, mais aussi l'homme lui-même, qui était plus grand que nature». En raison de la nature posthume de l'hommage, les photos ont été tirées en noir et blanc.

«Nous voulions créer une séquence cohérente et intemporelle qui représenterait toute la carrière de Leonard Cohen. Nous avons choisi de représenter trois moments différents de sa carrière», a expliqué Raymond Lanctôt, directeur artistique chez Paprika.

L'image des timbres a été gardée secrète jusqu'au dévoilement de vendredi, qui s'est déroulé tout près de la grande murale représentant l'auteur-compositeur-interprète sur la rue Crescent, au centre-ville de Montréal.

M. Lanctôt raconte qu'il n'avait qu'une chose en tête au moment de concevoir la série de timbres. «C'est une question de se souvenir de qui il était», souligne-t-il.

Postes Canada a indiqué qu'elle produirait quatre millions d'exemplaires des timbres, ce qui, à son avis, suffira pour répondre à la demande des amateurs et des collectionneurs du monde entier.

Le public pourra se procurer ces timbres à partir de samedi, ce qui aurait été le 85e anniversaire de naissance de Leonard Cohen. Postes Canada organisera un événement spécial dans un bureau de poste du centre-ville de Montréal.

Jim Phillips, directeur des Timbres et services connexes à Postes Canada, mentionne que la société d'État a travaillé en étroite collaboration avec la famille et la succession du chanteur pour s'assurer que les timbres rendent un hommage approprié. Le projet a été approuvé par Postes Canada il y a deux ans.

«Beaucoup de ces timbres serviront. Je crois que Leonard en aurait été heureux, dit-il. Mais des admirateurs vont les conserver. Ils n'y toucheront plus. Ils seront aussi prisés par les philatélistes.»

Musique

Le rappeur engagé Dave remporte le prix Mercury

LONDRES — Le rappeur engagé Dave, 21 ans, a remporté jeudi soir à Londres le prestigieux prix Mercury, avec son album «Psychodrama», qui explore l'identité noire et dénonce le racisme institutionnalisé.

«Je ne sais pas quoi dire, je veux d'abord inviter ma mère à monter sur scène», a déclaré le chanteur sud-londonien, vêtu d'un survêtement, après avoir interprété son émouvant titre Psycho sur la célèbre scène de la salle de concert Eventim Apollo Hammersmith.

«Je veux remercier mon frère Christopher [emprisonné en 2013] qui a inspiré cet album, c'est ton histoire ici», a-t-il ajouté.

Créé en 1992, le prix Mercury consacre le meilleur album britannique ou irlandais des douze derniers mois. Il s'accompagne d'une récompense de 25 000 livres (41 000 dollars canadien) et propulse généralement les ventes de l'album distingué.

«C'est un grand compliment. C'est sûrement le plus beau jour de la vie de ma mère», a plaisanté Dave lors d'une conférence de presse. «Tout ça est bien plus grand que moi, tous ces mois de travail, tous ces gens en coulisses», a-t-il souligné.

Psychodrama est une plongée dans le lourd héritage de la communauté noire, mais aussi une célébration de son identité. «Noir est bien plus profond qu'être africain-américain [...] on avait de vraies reines», chante Dave dans son titre Black. «Plus la baie est noire, plus le jus est sucré. Un enfant meurt, plus le tueur est noir, plus la nouvelle est sucrée», poursuit-il.

Psychodrama est un album «de courage et d'honnêteté, simplement exceptionnel», a salué la DJ et membre du jury Annie Mac, au moment de remettre le prix.

Climat, BoJo et saltos enragés

Dave n'était pas le seul artiste révolté à avoir pris le micro pour ce prix Mercury.

La cérémonie s'est ouverte avec le groupe de rock anglais Foals et leur album Everything not saved will be lost - Part 1, présenté par l'hôte de la soirée, Lauren Laverne, comme «une bande-son au drame du changement climatique».

A suivi sur scène l'Anglaise Anna Calvi. Son album Hunter explore les notions de genre pour «se libérer du patriarcat». L'interprète-guitariste, à la voix puissante et les yeux maquillés de noir, a terminé sa chanson Don't beat the girl out of my boy à genoux, sous les applaudissements du public.

Mais la salle s'est vraiment enflammée avec le phénomène montant du rap anglais Slowthai, 24 ans, et son album Nothing Great about Britain. «Il n'y a rien de grand en Grande-Bretagne», a répété comme un credo l'artiste au flow piquant, critique et blasé. Cet Anglais, originaire des Midlands, en a aussi profité pour insulter le premier ministre britannique Boris Johnson, en brandissant un masque à son effigie.

C'est donc devant un public chauffé à bloc que le groupe punk Idles a défendu son album Joy as an Act of Resistance, la masculinité toxique, celle qui force les hommes à «boire», à «ne pas pleurer».

Son chanteur principal Joe Talbot, 34 ans, les cheveux teints en rose, a ponctué sa performance en frappant rageusement du pied. «J'étais l'un de ces gars quand j'étais plus jeune, [coincé] dans un putain de bocal à poissons, qui voulait s'échapper», racontait cet ancien alcoolique dans une interview au Guardian en 2018. Avec la musique, «c'est important d'essayer d'éduquer».

On retiendra aussi le show étonnant de Black Midi pour leur titre bmbmbm (album Schlagenheim) : jets de guitare, salto raté, le tout sur de la musique rock quasi psychédélique, pour la plus grande joie du public.

Sont également montés sur scène: les punks irlandais Fontaines DC (Dogrel) qui dénoncent la gentrification de Dublin, Little Simz (Grey Area) qui critique le monde cloisonné du rap masculin, mais aussi Cate Le Bon (Reward), Nao (Saturn) et SEED Ensemble (Driftglass). Le groupe The 1975 (A Brief Inquiry into Online Relationships) était en revanche absent.

Musique

Hubert Lenoir joue au vampire dans un nouveau clip

Hubert Lenoir renoue avec l’anglais sur «hunny bunny», nouvelle chanson dévoilée jeudi et fruit de la collaboration entre l’auteur-compositeur-interprète de Québec et le musicien australien Kirin J Callinan.

Décrite comme «low key dance track aux influences de late 90’s avec une micro touche de fusion jazz», la pièce est accompagnée d’un clip réalisé par Gabriel Lapointe et Noémie D. Leclerc. Tournée dans les rues et un skatepark de Québec, la vidéo donne l’occasion à Hubert Lenoir de jouer au vampire se nourrissant du sang des copains qui se cassent la gueule en skate.

Et quant à ceux qui s’inquiètent de ce retour à la langue de The Seasons, le chanteur les a rassurés dans un communiqué : «j’ai des chansons en français qui s’en viennent aussi bientôt, si jamais y’en a qui freakent, ben freakez pas plz»...

Musique

Rick Wakeman : Le grincheux sympathique

Au bout du fil, Rick Wakeman résume sa philosophie : «J’ai suivi le conseil de David Bowie, qui m’a déjà dit : “si tu crois en quelque chose et que tu veux le faire, fais-le”.» Ça vaut pour ses multiples collaborations musicales, son parcours aux claviers des Strawbs ou de Yes, ses ambitieux albums concepts, ses inoubliables capes (lire l’autre texte), ses incursions télévisuelles et dans l’édition, ses relectures au piano et on en passe...

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Wakeman n’a pas eu une vie ordinaire. Des sessions d’enregistrement qui l’ont notamment amené à collaborer avec Bowie (Space Oddity, Life on Mars) ou Cat Stevens (Morning Has Broken) à un cheminement musical pour le moins varié, le musicien n’a pas vu le temps passer.

Musique

Evelyne Brochu: trouver sa vraie voix

On la connaissait actrice, voilà qu’Evelyne Brochu se révèle comme chanteuse avec «Objets perdus», un premier album mitonné avec son grand ami Félix Dyotte. Une nouveauté pour le public qui s’avère plutôt la suite d’une collaboration de longue date pour les deux principaux intéressés.

Les rats repus, ça vous dit quelque chose? Probablement pas… Avant Polytechnique de Denis Villeneuve, Café de Flore de Jean-Marc Vallée ou Tom à la ferme de Xavier Dolan, il y a eu pour Evelyne Brochu ce groupe de musique dans lequel elle a chanté, au cégep, auprès de son pote Félix Dyotte.

Musique

Céline Dion rayonne à Québec [PHOTOS]

CRITIQUE / Tout juste sortie d’une résidence de spectacles à Las Vegas qui aura duré 16 ans et trois ans après son dernier passage au Centre Vidéotron, une Céline Dion rayonnante a lancé mercredi à Québec sa tournée mondiale «Courage», la première entièrement conçue sans son grand complice, René Angélil, décédé au début 2016.

«C’est la première fois que je m’implique autant dans la création d’un spectacle. Avant, j’avais un partenaire qui était pas pire là-dedans. Ce soir, j’aimerais tellement ça qu’il soit fier de moi et de toute l’équipe autour», a déclaré la vedette. Celle-ci s’est avouée nerveuse et s’est souvent montrée émue lors de cette première, présentée après deux semaines de répétitions à l’amphithéâtre, aussi bondé qu’enthousiaste pour ce nouveau rendez-vous. 

«C’est presque devenu une tradition de commencer une tournée ici. Ce n’est pas vraiment une superstition, c’est parce que ça commence bien! On a vécu ensemble de grandes émotions et de beaux souvenirs. Je ne sais pas vous autres, mais moi, ils sont toujours présents ici», a aussi confié la diva en montrant son cœur. 

Avec trois nouveaux extraits de l’album Courage attendu le 15 novembre dévoilés le matin même — dont Lying Down et la pièce-titre (victime d’un faux départ mercredi soir) —, Céline Dion avait du neuf à offrir à ses fans. En français et en anglais, elle n’a pas non plus été avare de ses succès. Bien loin de là. 

Dans une forme éclatante (la vidéo nous montrant ses prouesses de ballerine a de quoi impressionner), la chanteuse a offert une prestation vocale sans faille. Si le sportif «anymore!» du succès All By Myself s’est mérité une assourdissante ovation, l’ensemble du programme de près de deux heures et construit en multiples facettes a de nouveau prouvé à quel point Céline est une pro et combien la machine scénique sur laquelle elle règne (14 musiciens et trois choristes sous la direction de Scott Price) peut s’avérer redoutable. Qu’on adhère ou pas au personnage ou à son répertoire, il faut une bonne dose de mauvaise foi pour le nier.

Tantôt solennelle (dans Encore un soir, S’il suffisait d’aimer ou L’amour existe encore, où les cordes ont été mises à contribution), tantôt enlevante (avec I’m Alive, qui rate rarement son effet ou cette Regarde moi bien cuivrée), tantôt plus sensuelle (dans la bien nommée Tous les blues sont écrits pour toi), tantôt party animal (dans un medley dansant incluant la nouvelle Flying on My Own à un bouquet de reprises, dont Another One Bites the Dust de Queen et Kiss de Prince), Céline n’a pas ménagé ses munitions. Rien pour décevoir ses admirateurs, qui se sont manifestés de bruyante manière. 

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Musique

«Strawberry Fields», le jardin secret de John Lennon, ouvert aux admirateurs [PHOTOS]

LIVERPOOL — Les admirateurs des Beatles peuvent désormais parcourir le terrain de jeu de John Lennon enfant avec l’ouverture au public des «Strawberry Fields» à Liverpool (nord de l’Angleterre) qui ont inspiré leur chanson psychédélique culte.

Il s’agit en fait d’un jardin qui entourait un orphelinat tenu par l’Armée du salut dans le quartier de Woolton. «Il est devenu célèbre à cause du lien avec John Lennon. Il passait par-dessus la barrière depuis l’arrière du jardin de sa tante et il venait jouer avec les enfants», explique à l’AFP Allister Versfeld, une responsable de l’Armée du salut.

«C’était une sorte de sanctuaire pour lui, il y trouvait la paix et le calme», ajoute-t-il.

Des sentiments retrouvés dans la chanson aux accents planants et aux paroles mystérieuses: «Laisse-moi t’emmener / car je vais à Strawberry Fields / rien n’est réel / et il n’y a pas de soucis à se faire / Strawberry Fields pour toujours...».

Pour Allister Versfeld, la chanson décrit «un espace qu’il avait trouvé et un endroit qui lui était cher».

«Tous les enfants ont un jardin secret, ce peut-être une cachette sous les escaliers, ou les branches d’un grand chêne», souligne la soeur de Lennon, Julia Baird, 72 ans, interrogée par l’agence britannique Press Association. «Il semble d’après la chanson que pour John, c’était cet endroit-là».

Musique

Galas de l'ADISQ: Les Louanges en tête des nominations

Le parcours étoilé de Vincent Roberge et de son projet Les Louanges se poursuivra jusqu’aux galas de l’ADISQ : avec six mentions dans des catégories artistiques et trois du côté industriel, le Lévisien d’origine partira en tête de la course aux trophées Félix cette année.

Avec La nuit est une panthère, Les Louanges peut aspirer au prix du choix de la critique, du meilleur album alternatif, de l’auteur-compositeur-interprète, de la chanson, de la vidéo et de la révélation de l’année. Notons que les artistes originaires de la région font bonne figure dans cette dernière catégorie : les noms de Lou-Adriane Cassidy, de Jérôme 50 et de Sarahmée côtoient aussi celui de la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski, elle-même bien installée en haut de la liste des nommés avec six mentions artistiques et deux industrielles. 

Après avoir remporté trois Félix en 2017 avec Les frères cueilleurs, Alaclair Ensemble se voit nommé parmi les albums rap (auprès de FouKi, Koriass, Loud et Souldia), les choix de la critique (avec FouKi, Salomé Leclerc, Les Louanges, Les Trois Accords et Alexandra Stréliski), les vidéos et les groupes de l’année. Dans cette dernière catégorie, le public sera appelé à choisir entre les autoproclamés rappeurs «bas-canadiens», le duo 2Frères, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys Fringants et les Trois Accords. 

Musique

La rappeuse Haviah Mighty remporte le prix Polaris

TORONTO — La rappeuse Haviah Mighty a remporté, lundi soir, le prix Polaris pour son album «13th Floor».

L'album a été choisi par un jury de 11 membres comme étant l'album canadien de l'année pour sa valeur artistique. Le prix est accompagné d'une bourse de 50 000 $.

Musique

Décès de Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars

NEW YORK — Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars, pionniers de la new wave, a été retrouvé mort dimanche à l'âge de 75 ans, selon la police de New York.

Cette dernière (NYPD) a reçu un appel vers 14h «pour un homme inconscient (...). Son décès a été prononcé sur place» et le corps a été identifié comme étant celui de Ric Ocasek, a indiqué le NYPD dans un communiqué.

Musique

Common: «Trump a besoin d'un psy»

PARIS — «Donald Trump a besoin d'un psy», lâche Common, figure américaine du rap conscient, venu défendre à Paris l'album «Let Love», qui parle de guérison sur le divan, de l'amour porté à sa mère, à sa fille, ou encore de l'agression sexuelle dont il fut victime enfant.

«Donald Trump a besoin d'un psy, absolument!» rebondit le rappeur, rencontré samedi avant son spectacle à l'Élysée Montmartre et interrogé sur la psychothérapie citée dans la chanson Good Morning Love. «Le narcissisme [de Trump] peut être traité par la psychothérapie. Pour tout leader — même un bon mais Trump a prouvé qu'il n'était pas un bon leader — suivre une psychothérapie devrait faire partie du programme», poursuit Lonnie Rashid Lynn Jr, son vrai nom, assis dans sa loge, dans son chandail à capuche bleu clair.

Plus généralement, le travail sur soi lui tient à coeur, à 47 ans, «pour être plus ouvert, plus confiant, pour m'accepter. C'est un voyage intérieur».

Il a dû faire face à un traumatisme enfoui dans les replis de son subconscient, revenu à la surface récemment : une agression sexuelle dont il a été victime vers l'âge de 9 ans lors d'une visite dans une partie éloignée de sa famille (il n'a jamais donné de nom, seulement un alias, Brandon).

«Part de féminin»

Le natif de Chicago l'a d'abord révélé dans ses mémoires Let Love Have the Last Word sorties au printemps, avant de mentionner cet épisode dans Memories of Home sur son dernier album, paru le 30 août. Une anomalie dans un milieu du rap où les fêlures sont rarement mises en avant.

«C'est un moyen de dire ce que j'ai traversé, une façon d'y faire face, explique-t-il de sa voix posée. Le dire publiquement, c'est dire qu'il ne faut pas en avoir honte, donner une chance aux autres de s'ouvrir, car dans la communauté noire, nous ne parlons pas de ça d'habitude.»

Crâne glabre, barbe finement taillée, épaules travaillées en salle de musculation, il n'a pas peur non plus de montrer sa «part de féminin», comme dans Fifth Story, histoire d'adultère qui épouse le point de vue de la femme et qui se finit mal pour l'homme.

Il y dévoile au passage son art du storytelling : «Dans cette chanson, le cake [qui déclenche les soupçons de la femme, car acheté pour une autre] est comme un personnage, j'aime raconter des histoires, comme dans les films Pulp Fiction, Usual Suspects, Le parrain», admet celui qui est aussi acteur, job qui l'a conduit à déménager à Los Angeles.

Le rap, «pas une carrière»

D'autres femmes sont à l'honneur dans cet album. Forever Your Love est une ode à sa mère : «Elle a été opérée — maintenant elle va mieux — ça m'a fait réaliser à quel point je l'aime. Elle m'a tout donné pour m'épanouir».

«Au départ, elle m'a dit : "Mais c'est quoi le rap?", elle ne savait pas ce que c'était. Elle me disait : "Passe tes diplômes, le rap ce n'est pas une carrière". Je lui disais que c'était mon rêve. Elle m'a dit : "Je te donne un an pour essayer". Mais ce fut un peu plus...» se souvient-il.

L'ancien compagnon de la chanteuse Erykah Badu évoque aussi dans Show Me That You Love comment il a grandi en tant que père quand sa fille lui a reproché de ne pas avoir été assez présent.

Enfin, il consacre une chanson — HER Love — à une autre figure féminine... la musique hip-hop. Les textes intimes et les failles de Common sont ses pierres à l'édifice.

«J'aime la culture hip-hop, qui m'a permis de m'exprimer, d'apprendre sur moi-même. Il y a KRS-One, NWA, De la Soul, et plus proches de nous Meek Mill, Lil Uzi, Chance, Noname, Rapsody. Le hip-hop est l'expression de ce qu'ils ou elles sont. Comme pour moi, parler de psychothérapie, c'est une façon de pousser la culture hip-hop plus loin encore.»

Musique

La liste des cinq moments marquants de la carrière de Céline

Une colombe

Le 11 septembre 1984, devant 65 000 personnes réunies au Stade olympique pour une messe célébrée par le pape Jean-Paul II, la jeune Céline, 16 ans, interprète Une colombe, composée par Marcel Lefebvre et Paul Baillargeon. Sa performance fait le tour du monde. La chanson remportera deux Félix, dont celui de chanson populaire de l’année.  Normand Provencher

Musique

Le chanteur rock Eddie Money est mort à l'âge de 70 ans

Une relationniste d'Eddie Money a affirmé que le chanteur rock est mort après avoir récemment annoncé qu'il était atteint d'un cancer de l'oesophage de stade 4. Il avait 70 ans.

Cindy Ronzoni a transmis une déclaration de la famille indiquant qu'il est décédé paisiblement vendredi matin à Los Angeles.

Le rockeur était connu pour des succès tels que Two Tickets to Paradise et Take Me Home Tonight. En 1987, il a été finaliste aux Grammy dans la catégorie de la meilleure chanson rock pour Take Me Home Tonight, dans laquelle figurait un camée de Ronnie Spector.

«C'est avec le coeur lourd que nous disons au revoir à notre père et à notre mari aimants, est-il écrit dans le communiqué. C'est tellement difficile d'imaginer notre monde sans lui, mais il vivra éternellement grâce à sa musique.»

Le mois dernier, il a annoncé son diagnostic de cancer dans une vidéo de sa série Real Money diffusée sur AXS TV. Dans la vidéo, Eddie Money dit qu'il a découvert qu'il avait un cancer après ce qu'il pensait être un examen de routine. Il a précisé que la maladie s'était propagée à son foie et à ses ganglions lymphatiques.

Eddie Money a déclaré que ça le frappait «vraiment, vraiment fort».

Récemment, il a subi de nombreux problèmes de santé, notamment une opération à une valve cardiaque au début de l'année et une pneumonie par la suite, ce qui a entraîné l'annulation de sa tournée estivale.

Parmi ses autres succès figurent Maybe I'm a Foo, Walk on Water et Think I'm in Love. Sa carrière a décliné au cours des années 1980, même s'il a continué à enregistrer des disques et se produire en tournée. Pendant de nombreuses années, il présentait le concert d'ouverture de la saison estivale au DTE Energy Music Theatre in Clarkston, au Michigan.

Two Ticket to Paradise est devenu une des chansons les plus jouées à la radio. On a aussi pu l'entendre dans de nombreuses séries, de The Simpsons à The Office.

La maison de disque Columbia l'avait engagé au milieu des années 1970. À la fin de cette décennie, il était devenu assez populaire pour participer à une tournée des Rolling Stones, mais si cet engagement n'a pas été assez long que prévu.

«J'avais un succès 'Two Tickets' et tout le monde m'aimait. On me réclamait de nombreux rappels, a déjà raconté le chanteur au site hippopress.com. Je devais présenter six concerts, mais on a arrêté à quatre. Finalement, si on doit être remercié d'une tournée des Rolling Stones, aussi bien de l'être pour avoir été trop bon.»

Arts

Quand Arno fumait «un joint avec Marvin Gaye»

PARIS — «On fumait un joint — ce que je ne fais plus — avec Marvin Gaye en promenade sur la plage à Ostende» (Belgique), se souvient Arno pour l'AFP, évoquant sa ville natale, phare de l'album «Santeboutique», qui sort ce vendredi.

L'anecdote ne figure pas dans Oostende bonsoir, le titre le plus poignant. Mais le fou chantant belge, interrogé sur cette station balnéaire et les tranches de sa vie, se raconte, les yeux rieurs et rêveurs.

Marvin Gaye, figure de la Motown en perdition, a alors besoin de fuir — ses problèmes de drogue dure, d'argent, de couple, etc. — et débarque sur ce bout de côte de Mer du Nord. «J'ai été son cuisinier pendant presque un an, c'était au début des années 1980», raconte à l'AFP Arno. «Je n'avais plus d'argent. Freddy Cousaert [promoteur, DJ, etc.] s'occupait [à l'époque] des Afro-américains qui jouaient en Europe, il avait un hôtel et m'a demandé de faire des plats chaque jour pour Marvin, car j'avais cuisiné dans le temps».

«C'était un mec formidable, Marvin», souffle le monument de 70 ans, barbe de deux jours façon papier de verre, vêtu de noir.

«C'est le bazar quoi»

Dans Oostende bonsoir, il n'est pas question de cette star de la soul, mais d'un autre artiste, le peintre Léon Spilliaert (1881-1946), originaire de la ville comme Arno, et maître des ambiances entre chien et loup. «Ma grand-mère était la meilleure copine de sa soeur», conte-t-il de sa voix éraillée. «À Ostende, quand le soleil tombe dans la mer, en une heure, tu peux voir quatre peintures de Spilliaert».

Cette chanson, perle nostalgique, éblouit sur une trame lancinante. Mais hormis les balades-confessions Naturel et Court circuit dans mon esprit, l'album sonne plutôt rock sous la direction de John Parish (compagnon de route de PJ Harvey), pour leur 3e collaboration.

Tout commence avec They are coming, livré en anglais dans un grondement électrique. «Ils»? «Je vis en Europe, mon père a fait une guerre mondiale, mon grand-père deux, moi je suis né en 1949, je suis un post-world war child [enfant né après la guerre mondiale], et là j'ai l'impression d'être dans les années 1930, j'espère être à côté, mais il y a un extrémisme qui monte. J'ai peur de ça».

La menace du Brexit le touche aussi, «j'ai des copains anglais qui flippent». Mais l'ironie n'est jamais loin, antidote à l'angoisse: «Qui a voté Trump? Pourquoi? Et Boris Johnson? A cause de leur coiffure? C'est bizarre... c'est la faute des coiffeurs tout ce bazar!».

«En tournée, je ne bois pas»

Cet dernier mot est le leitmotiv de l'album. Santeboutique, en Belgique, «c'est bordélique, c'est le bazar, quoi. En ce moment, dans la politique, c'est une santeboutique, ça peut l'être aussi dans un mariage, c'est quelque chose qui ne marche plus».

La vie de couple en prend d'ailleurs un sacré coup dans ses chansons: «Et comme deux animaux domestiques, il regardent la télé sans faire de bruit», «ils se disputent, ils se trompent, ils s'emmerdent», (Santeboutique).

Le tout emballé dans des guitares taillées pour la scène. Comme l'égrillard Les saucisses de Maurice, dont l'hymne-refrain devrait résonner dans les salles cet hiver. Il y est question d'une femme «macrobiotique, 85 % végétarienne», qui trompe son mari «sportif avec des cuisses de cycliste» avec un «charcutier spécialisé dans les saucisses». «J'ai fait un rêve, et cette histoire j'ai voulu en faire un court-métrage, mais j'en ai fait une chanson», sourit-il. Quand il la chante, les images défilent.

Les dates pour la scène s'accumulent déjà dans son agenda. Mais comment va-t-il faire pour échapper à cette Lady alcohol (7e des 10 titres), cette tentatrice ? «Quand je suis en tournée, je ne bois pas.»

Musique

L'icône du rock alternatif Daniel Johnston s'est éteint à 58 ans

Objet de culte dans le milieu rock alternatif, l'auteur-compositeur et dessinateur américain Daniel Johnston, est mort mercredi à 58 ans, a indiqué à l'AFP son frère et manager Dick Johnston.

Il a bâti en près de 40 ans un univers poétique unique, habité par les utopies enfantines, la difficulté de communiquer et l'amour perdu.

L'énigmatique auteur-compositeur-interprète et artiste plasticien avait fait des allers-retours à l'hôpital ces derniers mois pour des problèmes liés à ses reins, a déclaré Dick Johnston, mais sa mort était selon lui "inattendue". "Pas plus tard qu'hier, son moral était bon [...] il avait l'air et se sentait vraiment bien", a-t-il précisé.

Les Beatles, le super héros de BD Captain America, Casper le fantôme ou encore King Kong figuraient parmi les héros récurrents de ses compositions souvent artisanales, entre pop et country, alliant avec brio puissance mélodique et dramatique.

Marqué à la fois par une éducation très puritaine et la "pop culture", Daniel Johnston s'est battu pendant des années contre un syndrome maniaco-dépressif, portant un regard à la fois aigu et naïf sur le monde à travers de petites histoires souvent tragiques, mais exemptes de cynisme, qui évoquaient un journal intime.

Sens unique de la mélodie

Né en 1961 à Sacramento (Californie), passionné dès le plus jeune âge par le dessin, mais aussi le piano, puis la guitare, il enregistre dès l'adolescence ses propres compositions sur des cassettes qu'il échange avec d'autres amis musiciens.

Après le lycée, il consacre une bonne partie de son temps à dessiner, développant un style très proche de la bande dessinée, et à composer.

De Never relaxed, à Phantom of my own opera en passant par Like a monkey in a zoo, le caractère artisanal des cassettes intitulées Songs of Pain, réalisées en 1980 (et tout récemment rééditées en CD), met en exergue un sens unique de la mélodie et de l'écriture.

Arts et spectacles

Petra Lang, la reine sage, à l'OSQ

Petra Lang est présentée comme «la reine de Wagner» par l’intitulé du concert de l’Orchestre symphonique de Québec — une appellation qui l’a bien fait rire. La soprano allemande, qui s’est découvert une voix à 22 ans, a toutefois failli ne pas faire carrière en chant, mais plutôt en enseignement.

Elle a étudié le violon avant de se mettre à chanter. Pourquoi ce changement de cap? «À cause de l’erreur d’une secrétaire, indique la cantatrice. J’avais déjà deux autres sujets complémentaires, le piano et l’alto, et ça n’aurait pas dû être possible que je suive un cours de chant. Quand je m’en suis aperçue, je me suis dit que je pourrais en profiter pour apprendre comment parler sans me fatiguer.»

Musique

Les «belles impertinences» de Steve Hackett

Entre le rock progressif ou des incursions dans les musiques du monde, des aventures acoustiques ou des explorations orchestrales, le guitariste Steve Hackett, de sa propre description, «suit sa muse». Celle-ci le guide ce dimanche dans la capitale, où il s’offrira — ainsi qu’à ses fans —, un double cadeau : l’intégrale du mythique album de Genesis «Selling England by the Pound» et la célébration des 40 ans de «Spectral Mornings», son troisième album solo. Discussion avec un musicien toujours passionné et en constante création.

Q Vous tournez actuellement avec l’intégrale de l’album Selling England by the Pound. C’est une première pour vous, n’est-ce pas?

Arts et spectacles

Laurence Jalbert: le courage de ses convictions

Le cap de la soixantaine récemment franchi, Laurence Jalbert demeure plus fidèle que jamais à sa quête d’authenticité. Si elle prend toujours autant de plaisir à exercer son métier, c’est d’abord et avant tout pour apporter du bonheur à ses fans aux quatre coins du Québec.

Aller à la rencontre du monde, c’est ce qui la fait vibrer. «Ça fait 45 ans que je chante et je sais pour qui et pourquoi je le fais : pour donner, pour voir les sourires et les yeux pétiller, pour sentir que je sers à quelque chose.»

Musique

Pas d’action collective pour le retard sur scène du rappeur Travis Scott à Osheaga

MONTRÉAL - L’action collective que voulaient intenter des festivaliers frustrés du retard sur scène du rappeur Travis Scott lors du festival Osheaga en août 2018 n’a pas été autorisée.

C’est le juge André Prévost de la Cour supérieure qui a tranché dans cette affaire en juin dernier et qui a mis terme à cette poursuite en refusant de lui donner le feu vert.

«Il s’agit d’un jugement d’intérêt pour l’industrie du divertissement», a souligné en entrevue Me Myriam Brixi, avocate chez Lavery Avocats, qui a mené ce dossier pour Evenko.

Car il s’agit de la première demande d’autorisation d’une action collective au Québec pour un retard lors d’un spectacle, ajoute-t-elle.

Dans cette histoire, Megan Le Stum, une étudiante universitaire, se procure une «passe week-end admission générale» pour le festival de musique qui se tient à Montréal en août 2018, au parc Jean Drapeau, au coût de 327 $.

Elle se décrit comme une grande admiratrice de Travis Scott, «l’un des rappeurs les plus populaires du monde musical». C’est en raison de sa présence à Osheaga qu’elle dit avoir acheté une passe week-end. Sans lui, elle aurait passé son tour. Le 3 août 2018, Travis Scott devait offrir une performance à 21 h 45 pour 70 minutes.

Or, le soir tant attendu, les choses se gâtent.

À peu près au moment où il devait se présenter sur scène, ses admirateurs voient plutôt apparaître un message sur grand écran les avisant qu’il est en retard. Puis, 15 minutes plus tard, vers 22 h 15, un message leur indique qu’il a été retardé aux douanes, mais qu’il est en route vers le parc. D’autres messages seront affichés par la suite.

L’étudiante, jugeant que la foule devenait agressive, quitte avec ses amis le site du festival vers 22 h 30, disant avoir peu d’espoir que l’artiste se produise vu l’approche du couvre-feu du site, fixé à 23 h, est-il rapporté dans la décision.

Finalement, le rappeur apparaît sur scène à 23 h 02 et son concert se termine à 23 h 40. Une prestation d’environ 40 minutes, moins que les 70 annoncées.

Il est ainsi réclamé à Gestion Evenko, qui se spécialise dans la production de festivals et d’événements musicaux, une somme de 115 $ par festivalier. Evenko n’a pas respecté sa part du contrat, allègue l’étudiante.

Mais le juge ne donne pas suite à ses doléances.

«D’abord, le tribunal refuse de réduire l’expérience du festival Osheaga à une seule performance, même celle d’une tête d’affiche», a expliqué en entrevue Me Brixi.

Les détenteurs de passes week-end, dont fait partie Mme Le Stum, bénéficient de la possibilité d’assister à la prestation de 132 artistes au cours des trois jours du festival, écrit le magistrat.

«Si, comme le prétend Mme Le Stum, la prestation de Travis Scott était la considération principale l’ayant conduite à participer au (festival), alors pourquoi a-t-elle acheté une passe pour trois jours plutôt que pour la seule journée du 3 août? Pourquoi avoir dépensé 320 $ plutôt que seulement 115 $?», demande le magistrat dans sa décision.

Et puis, «la décision de quitter le site vers 22 h 30 était la sienne: rien ne l’y forçait», ajoute-t-il.

Le juge Prévost note aussi que «les retards dans la présentation d’une prestation d’un artiste n’est pas chose exceptionnelle pour qui fréquente le milieu culturel». Il note que l’organisateur avait pris le soin de préciser, «dans sa programmation et sa publicité», que non seulement l’horaire, mais aussi les artistes, sont «sujets à changement».

Le tribunal conclut que le dossier constitué par Mme Le Stum ne démontre pas le défaut par Evenko de respecter ses obligations contractuelles envers elle.

«La décision est d’importance pour l’industrie de l’événementiel en ce qu’elle reconnaît que l’organisateur d’un événement d’envergure doit parfois faire face à des imprévus et qu’il dispose d’une marge de manoeuvre raisonnable pour s’ajuster», explique Me Brixi, spécialisée notamment dans les dossiers d’actions collectives.

«Bien sûr, chaque situation sera un cas d’espèce, mais un promoteur bien avisé prendra soin d’indiquer dans sa documentation que des changements sont possibles», poursuit-elle.

Il est à noter qu’il n’y a pas eu de procès dans cette affaire, le juge Prévost ayant refusé que l’action aille de l’avant.

L’affaire n’a pas été portée en appel, a indiqué Me Brixi.

Musique

L'illusion du bonheur selon Raton Lover

«Est-ce que c’est le moment de parler de la thérapie de groupe?» Autour de la table, la boutade lancée par le guitariste Éric Blanchard est accueillie dans la rigolade par ses confrères de Raton Lover. N’empêche… Avec une brassée de nouvelles chansons ancrées dans les remises en question, le groupe de Québec s’est certainement interrogé sur le sujet dans la création des titres de «Changer de trottoir», qui arrive dans les bacs vendredi.

Un côté sérieux, un autre plus givré. Depuis 2014, le quintette explore les contrastes au fil de sa création chansonnière. Son nouvel effort ne fait pas exception. «Il y a une dichotomie dans Raton Lover. Je ne sais pas pourquoi, mais elle nous habite, résume le chanteur et parolier Simon Lachance. Le troisième album, c’est à la fois une fuite et une rencontre. Ça pose la question : “si je me croisais dans la rue demain matin, est-ce que je serais capable de me regarder en pleine face ou je ferais semblant de ne pas me reconnaître?” Chaque chanson tourne autour de cet axe-là. Il y a toujours une prise de conscience et une tentative de fuite qui suit. L’album en général est un peu le reflet d’une thérapie.»

Musique

David Foster dit s’approcher de son rêve de comédie musicale

TORONTO — David Foster semble avoir fait un pas de plus vers la concrétisation de ses rêves de Broadway.

Le producteur a confié qu’après des années de tentatives pour lancer une comédie musicale sur scène, il semble maintenant que l’un de ses projets soit en train de prendre forme.

David Foster a précisé qu’il travaillait sur une production du producteur off-Broadway Todd Almond et qui puisera dans son vaste catalogue de succès pop.

Le spectacle est basé sur une histoire de vengeance classique, bien que David Foster ait refusé de nommer le matériel source dans l’espoir de garder la surprise.

Arriver à ce point est une sorte de victoire pour l’homme derrière de nombreux succès tels qu’After the Love Has Gone de Earth, Wind & Fire et collaborateur fréquent de Josh Groban et Michael Bublé.

Il a passé des années à travailler sur une comédie musicale sur Betty Boop qui a stagné à plusieurs reprises. Un autre projet avec Jewel, intitulé Lucky Us, n’a pas non plus pris forme.

Selon David Foster, la nouvelle comédie musicale basée sur ses chansons est arrivée plus récemment et s’est développée plus rapidement que prévu. «Nous aurons un atelier de deux semaines très bientôt — peut-être même le mois prochain», a déclaré le producteur, âgé de 69 ans, à La Presse canadienne.

David Foster est au Festival international du film de Toronto pour présenter David Foster : Off the Record, un nouveau documentaire sur sa carrière.  

Musique

Patrick Bruel sous enquête pour exhibition et harcèlement sexuel

AJACCIO — Le chanteur français Patrick Bruel est visé par une enquête préliminaire pour «exhibition sexuelle» et «harcèlement sexuel» après des accusations d’une employée d’un hôtel en Corse qu’il conteste, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, Eric Bouillard.

Les faits se seraient produits le 9 août, alors que le chanteur se produisait en concert à Ajaccio, au sud-ouest de l’île française, et séjournait à l’hôtel Radisson Blu de Porticcio, a précisé le procureur, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Le procureur d’Ajaccio, saisi des faits le 13 août, a précisé que la jeune masseuse de 21 ans n’a pas souhaité déposer plainte, mais a simplement «signalé des faits et un comportement déplacé» du chanteur.

Selon M. Bouillard, Patrick Bruel aurait rencontré la jeune femme sur son lieu de travail quelques heures avant son concert, et son entourage aurait commandé une prestation de massage auprès de l’hôtel.

«La jeune masseuse rapporte que lorsqu’elle arrive dans la loge de Patrick Bruel, la porte est fermée à clef et la lumière tamisée. Alors qu’elle commence le massage, le chanteur refuse par ailleurs de suivre le protocole dans ce domaine, notamment de mettre des vêtements, et va donc rester nu», raconte M. Bouillard. Le chanteur selon le procureur reconnaît ces faits, «en précisant toutefois que lorsqu’il se met sur le dos il se couvre d’une serviette».

«La jeune femme indique également que M. Bruel va avoir des demandes de massages très particuliers dans certaines zones. Là, le chanteur nie les faits rapportés par la jeune femme», détaille le procureur.

Depuis le 13 août, le parquet d’Ajaccio a déjà procédé à de nombreuses auditions dans l’entourage de la jeune femme. «Ses proches décrivent sa sidération et sa prise de conscience du caractère anormal de ces faits. Dans son entourage, on confirme sa crédibilité et le fait qu’elle a été marquée par ces faits», souligne le procureur.

De son côté, selon M. Bouillard, la jeune masseuse a indiqué avoir eu «beaucoup de mal à reprendre son travail et à l’exercer normalement».

La version du chanteur

Patrick Bruel a été entendu dimanche soir.

Cité dans le Parisien, le chanteur donne sa version des faits: «Nous étions une heure avant mon concert, dans ma loge, accessible à tous. Mon équipe, mes collaborateurs, mes enfants étaient à proximité et ont l’habitude d’entrer à tout moment dans ma loge. Je n’ai pas eu la moindre intention ni le moindre geste déplacé envers cette femme».

En Corse, les auditions devraient également se poursuivre dans les prochains jours.

Musique

Les mots du monde avec Samian

Samian a lancé le 6 septembre un quatrième album, «Le Messager». Le rappeur se retrouve aussi, à titre d’animateur, au centre de la série documentaire «En marge du monde», qui l’a fait voyager aux quatre coins du globe à la rencontre d’individus ayant choisi de vivre loin de la société moderne, en rupture complète avec les modèles consuméristes actuels.

Le second épisode (cette première saison en compte 10) est diffusé ce mardi 10 septembre, à 21 h (plusieurs rediffusions sont prévues au fil de la semaine),

Musique

Mostra de Venise: Mick Jagger s’en prend à Trump

VENISE — Mick Jagger a attaqué samedi le président américain Donald Trump, dénonçant sa grossièreté et ses mensonges, et sa politique en matière d’environnement lors de la Mostra de Venise.

Le chanteur des Rolling Stones a déclaré soutenir les jeunes militants défendant le climat, qui ont occupé un temps le tapis rouge de la Mostra samedi.

Il a déploré le niveau auquel s’est abaissée selon lui la politique, «y compris dans mon propre pays cette semaine», faisant référence au Royaume-Uni dont le premier ministre Boris Johnson a qualifié le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn de «poulet chloré».

Le rockeur britannique, âgé de 76 ans, a déploré «la polarisation et l’incivilité dans la vie publique», tout en reconnaissant que lui-même, connu pour ses frasques, n’était «pas toujours pour la civilité» lui-même.

«Mais quand vous voyez ce qui se passe maintenant dans tellement de pays, y compris le mien mais en particulier aux États-Unis, c’est un changement radical», a-t-il dit.

«Il ne s’agit pas seulement de bonnes manières, mais je me demande où toute cette polarisation, cette grossièreté et ces mensonges vont nous mener», a-t-il ajouté.

Mick Jagger a tenu ces propos lors de la présentation du film The Burnt Orange Heresy, suspense dont l’intrigue se déroule dans le monde de l’art, et dans lequel il joue le rôle d’un riche collectionneur d’art.

Un autre musicien célèbre, le Britannique Roger Waters, membre fondateur du mythique groupe Pink Floyd, a dénoncé MM. Johnson et Trump, les qualifiant de «sociopathes sans coeur» vendredi à Venise.

Il a aussi estimé que, comme le président brésilien Jair Bolsonaro, Trump et Johnson s’étaient lancés dans «une quête obstinée pour détruire cette belle planète».

Signé de l’italien Giuseppe Capotondi, The Burnt Orange Heresy, qui adapte le roman éponyme de l’Américain Charles Willeford, met en aussi en scène le Canadien Donald Sutherland.

Ce dernier a lui aussi été critique à l’égard des dirigeants américain, britannique et brésilien, qu’il a accusés d’empêcher une lutte efficace contre le changement climatique.

«Quand vous avez mon âge, 85 ans, et que vous avez des enfants, des petits-enfants, vous ne leur laisserez rien si vous ne votez pas pour mettre dehors ces gens, au Brésil, à Londres et à Washington», a-t-il dit. «Ils sont en train de ruiner le monde».

Musique

La musique actuelle à l’honneur

La musique actuelle s’éclate cette semaine à Québec avec la présentation du premier rendez-vous Québec Musiques Parallèles.

Chapeauté par l’organisme Tour de bras, basé à Rimouski et qui se consacre à la création et à la diffusion «dans le domaine des musiques improvisées», le mini festival animera des scènes de la capitale du 9 au 17 septembre.