Marie-Mai lancera en septembre un album qu’elle qualifie de «libérateur».

En rafale: 3 questions à Marie-Mai

Après deux ans loin des planches et quatre ans d’absence sur disque, Marie-Mai revient sous les projecteurs: elle présentera en septembre un sixième album qu’elle qualifie de «libérateur», mitonné avec la complicité du réalisateur britannique Oliver Som.

Cette pause précédée d’une rupture très publique avec Fred St-Gelais — qui était son complice en musique et dans la vie — se termine avec un changement d’équipe, alors que l’auteure-compositrice-interprète a quitté le giron de Julie Snyder pour travailler avec Spectra et evenko. Elle a mis la table pour son retour en dévoilant un premier extrait, Empire.

1. Tu parles dans la chanson d’un «empire à reconstruire». Dirais-tu que c’est un peu le résumé de tes deux dernières années?

R Pour moi, mon empire, c’était mon cœur, c’était ma confiance en moi. C’est ça que j’avais à rebâtir. J’avais perdu beaucoup de joueurs dans mon équipe. En fait, j’avais choisi de me départir de certains joueurs. Mais à un moment donné, je me suis dit : «Oh, je suis toute seule, là! Est-ce que j’ai fait le bon choix?» Toutes les cartes étaient mélangées. J’étais devant une page blanche. Et cette chanson a été les premières couleurs que j’ai mises sur cette page.

2. Qu’est-ce que tu veux dire quand tu parles d’un «nom à guérir»?

R Je trouve qu’il y a beaucoup de choses qui ont été dites à mon sujet dans les deux dernières années qui n’étaient pas nécessairement vraies, qui étaient twistées pour donner du jus et faire jaser. Pendant longtemps, je ne disais rien et j’essayais d’être au-dessus de tout ça. Je ne voulais pas me justifier parce que je sais que chaque décision que j’ai prise dans ma vie a été réfléchie. Mais je me rends compte que ça m’a peut-être nui, parce que les gens restent avec une perception faussée de la réalité. […] Je ne montre personne du doigt. Tout le monde fait son travail et je ne veux insulter personne. Mais je me dis que la seule chose que j’ai, c’est mon nom, c’est ma fierté. Et ça, je vais le protéger. […] Oui, il y a des mots un peu durs dans la chanson. Mais je me disais : «si je reviens, je n’ai pas le choix de m’exposer». Je n’ai pas le choix de faire une représentation de qui je suis, parce que ce n’est pas vrai que je suis la même personne qu’il y a quatre ans.

3. Tu as songé à ne pas revenir?

R. Oui. Dans tous les changements, dans tout ce que je voyais sur les réseaux sociaux… Ce n’est pas les critiques qui me dérangeaient. Ça, il y en aura toujours, je le sais, ça fait 15 ans que je fais ce métier. Mais les mensonges et les trucs qui viennent vraiment atteindre qui tu es, ça te donne l’impression que ta vie ne t’appartient plus. À un moment donné, on vient échaudé par tout ça. Et quand tu vis un moment tellement pur et tellement vrai comme avoir un enfant, tu te demandes si tu as envie de te rejeter dans la gueule du loup. Mais en recommençant à écrire, je me suis dit que tout le reste est accessoire. Moi, ma passion, c’est la musique. Et c’est ça que je veux mettre de l’avant.

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Qui: Marie-Mai

Quand: 2 mars 2019 à 20h

Où: Centre Vidéotron

Billets: 63$ à 96$