INDIE FOLK, PersonA, Edward Sharpe & The Magnetic Zeros

Edward Sharpe & The Magnetic Zeros: un retour inspiré ****

CRITIQUE / Sur disque, la carrière d'Edward Sharpe & The Magnetic Zeros est aussi échevelée que la tête du leader, Alex Ebert: un premier album prometteur, un second très réussi, un troisième décevant. Pour PersonA, le collectif a pris l'exercice beaucoup plus au sérieux.
Là où les offrandes précédentes semblaient avoir été ficelées à la hâte, au risque que ça sonne brouillon, celle-ci a été mitonnée avec soin. Enregistré dans le studio qu'Ebert a acquis, en Nouvelle-Orléans, PersonA s'ouvre sur Hot Coals, qui déploie sa profondeur sur plus de sept minutes. La troupe se permet aussi avec Wake Up the Sun un titre ambitieux sur fond jazzy évoquant Brubeck. À travers ça sont insérées de belles vignettes folk, aux mélodies adroites et même un clin d'oeil aux fanfares louisianaises (Free Stuff).
C'est tellement bien ficelé qu'on en vient à oublier le départ de la chanteuse Jade Castrinos, sauf peut-être sur No Love Like Yours, où sa voix aurait vraiment bien cadré auprès de celle d'Ebert...