FOLK-ROCK, Raphaël Dénommé, Raphaël Dénommé

Dégaine et racines assumées pour Raphaël Dénommé ***

CRITIQUE / Loin de s'étioler, la famille folk québécoise (et ses diverses branches) ne cesse de s'agrandir.
Parmi ses nouveaux représentants, Raphaël Dénommé s'est inscrit au tableau cette semaine en lançant un premier mini-album éponyme de six titres, réalisé par Stéphane Papillon et Guy Ritchot, sur lequel il ouvre la fenêtre sur un univers musical bluesé, fort en gueule et plutôt musclé.
Dans la jeune vingtaine, l'auteur-compositeur-interprète de Varennes se réclame de l'étiquette «castor-blues-québécois». On ajouterait des influences bien audibles à Bernard Adamus ou à Plume Latraverses, des racines desquelles il ne réussit pas (encore?) à s'émanciper.
Dans le son comme dans l'interprétation, la proposition ne croule pas sous l'originalité. Disons que Raphaël Dénommé compense par sa dégaine tout sauf timide, son attitude bien affirmée et son indéniable énergie.