Fuego Caravane

Caravane: rock nocturne et lendemain de veille ***1/2

Deux ans après un premier effort en français, la formation de Québec Caravane - qui roulait préalablement sa bosse sous la bannière The Hunters - ouvre un nouveau chapitre musical avec Fuego.
Le quatuor creuse son sillon et gagne en maturité. Dans un créneau rock où les guitares ont de la glace pour s'affirmer, les pièces signées par Dominic Pelletier et Raphaël Potvin continuent de cultiver les refrains accrocheurs. Mais c'est avec une plume plus sentie et nettement affinée - on doit, semble-t-il, remercier le réalisateur Guillaume Beauregard (Vulgaires Machins) pour cet effort décuplé aux textes - que Caravane distille des vers oscillant entre le cynique et le romantique, souvent ancrés dans le nightlife de la capitale (la mélancolique Arago en offre le meilleur exemple). Le groupe fait mouche en terminant cette succession de tableaux nocturnes par le récit bluesé d'un lendemain de veille, au sens propre comme au figuré, qui ouvre la porte sur de belles possibilités, si l'envie lui prend de sortir plus souvent du cadre.