Palermo Hollywood, Benjamin Biolay

Benjamin Biolay: inspirations argentines ****

CRITIQUE / En juin dernier, Benjamin Biolay a lancé un album hommage à Charles Trenet, présenté comme une parenthèse dans l'enregistrement de ses nouvelles chansons originales. La pièce de résistance nous arrive maintenant. Et elle s'avère aussi ambitieuse que réussie.
Enregistré entre Buenos Aires et Paris, Palermo Hollywood est gorgé d'énergie latine, véritable fil conducteur de cet album-concept décliné comme la bande sonore d'un film qui n'existe pas. Avec la créativité qu'on lui connaît, Biolay exploite son thème sans s'y enfermer. La plupart des titres misent sur des orchestrations chaleureuses pour enrober la voix grave (voire caverneuse!) du chanteur. Mais il ne se gêne pas pour aller voir ailleurs et ponctuer ses compositions de fructueux emprunts, puisant ici dans le chant lyrique (la voix de la soprano Valérie Gabail s'invite sur la pièce d'ouverture et celle du ténor Duilio Smiraglia un peu plus loin), là dans le dancehall (dans un duo vitaminé avec la chanteuse Alika).