Prog Rock, The Optimist, Anathema

Anathema: puiser en arrière pour aller de l'avant ***1/2

CRITIQUE / Anathema a une discographie suffisamment vaste pour pouvoir y puiser une partie de son inspiration: comme point de départ pour The Optimist, les Britanniques ont en effet décidé d'imaginer ce qui était advenu du protagoniste de l'album A Fine Day to Exit (2002).
Les références au passé s'arrêtent toutefois là: fidèle à lui-même, le groupe, qui n'a jamais eu peur de revoir ses orientations stylistiques, y va d'une offrande variée, où les titres plus rock en côtoient d'autres, davantage atmosphériques.
On a droit à de solides crescendos, à des textures électroniques non dénuées d'intérêt et même à une aventure jazzy.
Réalisé par Tony Doogan (Mogwai, Belle & Sebastian), l'album affiche une belle cohérence dans sa diversité. C'est bien ficelé, or on a parfois l'impression qu'il manque un tour de vis pour que chaque pièce fasse entièrement mouche: ici un peu trop de répétitions, là le chant, masculin ou féminin, qui n'est pas pleinement incarné ou à la hauteur du reste.
Des éléments qui seront peut-être corrigés sur scène, lorsque le groupe s'arrêtera à la salle Multi, le 19 août.