Manu Chao était accompagné d'une dizaine de musiciens.

Musique du monde

Comment passer sous silence ce courant musical? Dès les années 80, le Festival d'été a vibré au rythme de la musique du monde et il garde un attachement au genre depuis.
Manu Chao le gentleman festif
5 juillet 2001 / En 2001, le FEQ s'était tourné vers Manu Chao pour assurer l'ouverture de l'événement. Initialement prévu en tête d'affiche, le Français n'avait nullement fait de chichis lorsqu'on lui avait demandé de se produire plus tôt, en début de soirée.
La raison de ce changement? La mise sur pied d'un spectacle hommage à Dédé Fortin, visant à souligner le départ prématuré du leader des Colocs.
Fidèle à lui-même, Chao avait concocté un programme festif, qu'il avait ponctué d'«Allez Québec!» La magie avait opéré, surtout que le beau temps était de la partie. À l'époque, Chao venait tout juste de faire paraître son deuxième album, Próxima Estación : Esperanza. Accompagné d'une dizaine de musiciens, il avait interprété son matériel solo, dont l'incontournable Bongo Bong. Il avait aussi pris soin d'insérer quelques pièces de la Mano Negra, son ancien groupe, avec lequel il s'était déjà produit à Québec par le passé. Il est revenu six ans plus tard, avec le même succès.
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Coup de foudre pour Cesaria Évora
Cesaria Évora était programmée pour trois soirs dans l'intime enceinte du bar Le D'Auteuil.
16 juillet 1993 / «Un rendez-vous mémorable entre une femme et un public instantanément amoureux.» Ainsi a décrit le journaliste du Soleil Régis Tremblay au lendemain de la première prestation de Cesaria Évora au Festival d'été.
Programmée pour trois soirs dans l'intime enceinte du bar Le D'Auteuil, la diva aux pieds nus est arrivée à Québec portée par son album Miss Perfumado et du succès planétaire de la chanson Sodade. Si l'on en croit les échos, celle qu'on surnommait Cize n'a eu besoin que d'une note de son timbre chaud et rauque pour que le charme opère. Reconnue pour des prestations scéniques statiques, la vedette cap-verdienne a fait de la magie en déployant sa morna en toute simplicité. «Cette voix a beau chanter la nostalgie, elle procure le bonheur. Miracle!» soulignait ainsi le critique du Soleil, conquis par la rencontre qui a pavé la voie à quatre autres visites de la grande Cesaria dans la capitale avant son décès, en 2011.  Geneviève Bouchard