Musique

«Werther»: si près de l’envolée

CRITIQUE / Magnifique occasion de faire briller les musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec, l’opéra «Werther» s’est avéré être un mandat autrement plus ardu pour les chanteurs. Malgré la justesse du chant et des sentiments interprétés, les voix peinaient à nous faire pleinement ressentir les tourments de leurs personnages, surtout en première partie.

Il faut dire que le caractère domestique (peu de personnages principaux et des scènes d’intérieur) de l’opéra de Massenet ne se prête pas à de grandes envolées. Même les chants de Noël des enfants y résonnent comme un cruel rappel de la douleur de l’existence. Le parti-pris du metteur en scène Bruno Ravelia a été de représenter chaque personnage comme étant bon et sincère, ce qui, malheureusement, atténue les tensions et les doutes qu’il y aurait pu y avoir sur les intentions des personnages.

Le triangle amoureux formé de Charlotte (Julie Boulianne), Werther (Antoine Bélanger) et Albert (Hugo Laporte) n’a pour tout obstacle à son bonheur que la fatalité et un amour vrai contrecarré par le devoir. 

Antoine Bélanger incarne un Werther affligé de mélancolie, même lorsqu’il regarde jouer les enfants d’un regard attendri. Bien naïf serait celui qui le croirait lorsqu’il clame qu’il va bien, tant il est consumé par la douleur et le désir. Vocalement, il s’avère brillant pour porter les notes plus haut perchées et méticuleux devant la complexité des lignes mélodiques. Son Rodolfo, dans La Bohème, était toutefois beaucoup plus touchant.

L’agilité pétillante que Julie Boulianne avait pu démontrer dans Le Barbier de Séville est étouffée dans le rôle de Charlotte, qui ne lui offre que des phrases courtes au timbre bas, reflétant la tempérance exemplaire du personnage. Il faut attendre après l’entracte pour que le rôle lui offre des airs avec davantage de souffle et d’éclat.

Magali Simard-Galdès livre une Sophie lumineuse et Hugo Laporte, un Albert confiant.

Musique

La veuve de Johnny Hallyday a «plein de projets» à la mémoire du chanteur

PARIS — Laeticia Hallyday a «plein de projets» pour perpétuer l'héritage de son mari, notamment le lancement d'un musée et d'une école de musique, «des projets qui tenaient à coeur» au chanteur Johnny, décédé en décembre 2017, a-t-elle confié samedi sur la radio RTL.

Alors que Mon pays c'est l'amour, l'album posthume de Johnny, s'est vendu vendredi à 300 000 exemplaires, Laeticia était interrogée sur la manière d'honorer la mémoire d'un homme qui a marqué des générations de Français.

Elle évoque l'idée de la création d'un musée, et aussi d'une école de musique, mais sans pour autant donner de précisions sur leur conception, leurs modalités, des lieux envisagés ou d'éventuelles échéances : «Je veux continuer à le faire vivre, continuer à faire vivre son art, sa passion...».

«On a plein de projets avec toute son équipe. Un musée, une école de musique... Des projets qui lui tenaient à coeur de son vivant. On va essayer de construire cette école de musique. C'était son rêve, cette école de musique», a-t-elle notamment confié dans cette interview.

Musique

Safia qui rit, Safia qui pleure

CRITIQUE / Il y a deux Safia Nolin. La première a le don de nous bouleverser avec ses chansons tristes. La deuxième, par son naturel désarmant, fait souvent crouler son public de rire lorsqu’elle s’adresse à lui. Les deux étaient en grande forme, samedi soir au Grand Théâtre, pour la rentrée dans la capitale de l’auteure-compositrice-interprète.

Celle qui a poussé à Limoilou (plusieurs de ses collègues musiciens de Québec étaient d’ailleurs présents pour cette première) a lancé il y a quelques semaines son deuxième album de compositions, le bien nommé Dans le noir. Elle lui a fait honneur, samedi, dans un spectacle fort bien monté et visuellement soigné, où la complicité avec son guitariste Joseph Marchand ne s’est pas démentie.

Avec cinq pyramides en miroir pour décor, Nolin a lancé le bal cachée sous un drap, entonnant justement Miroir dans une sorte de pied de nez à tous les trolls qui l’ont attaquée à propos de son apparence physique dans les dernières années. La voix forte et une vulnérabilité assumée (elle y chante tout de même «je sais que c’est moi la plus laide»), le ton était donné. Dans le même ordre d’idées, elle chantera plus tard La laideur, tirée du premier album, dos au public et inondée d’une lumière la réduisant à une silhouette. Très bel effet. 

Parmi les moments forts, citons les touchantes livraisons de Belvédère et Les chemins, la visite éclair d’Ariel Engle le temps de cette Lesbian Break-up Song et La neige, qui s’est déployée dans une profusion de faisceaux lumineux. Notons au passage les reprises pas piquées des vers de Loadé comme un gun d’Éric Lapointe et de Belle, la locomotive de Notre-Dame de Paris censurée par Nolin, qui ne voulait pas chanter «la demoiselle serait-elle encore pucelle?». «Je trouve ça dégueulasse!» a-t-elle lancé avant de dénoncer Criminel, une autre chanson signée par Luc Plamondon et endisquée par Garou. «Ça fait rire personne, la pédophilie!» s’est-elle exclamée. La chicane a aussi eu droit à un hommage, impromptu, celui-là.

Au chapitre de la légèreté, la chanteuse allergique aux rappels a eu plus d’une occasion de dérider ses fans. Lors d’échanges décalés avec son complice Joseph Marchand, nous avons appris son amour des cœurs de palmier et celui qu’elle a surestimé du kimchi. Quand une spectatrice a lancé «le pot est légal, maintenant», Nolin a rétorqué du tac au tac que «c’est vraiment old news»! Et rappelant qu’elle avait été porte-parole de la Fête Arc-en-ciel, elle y est allée d’un «c’était malade, j’ai fait un speech après Régis!» bien senti. 

Le concert de samedi s’inscrivait dans une série spéciale chapeautée par Sirius XM et Pop Montréal alliant musique et bonne cause. Les recettes de vente de billets seront remises à l’organisme Les porteurs de musique, qui s’est donné pour mission d’amener la musique à des gens qui n’y auraient normalement pas accès (hôpitaux, instituts psychiatriques, centres de détention, etc.)

Le spectacle a été enregistré et on espère franchement que le résultat en vaudra la peine parce que cette quasi constante circulation sur scène et dans la salle avait de quoi irriter les spectateurs...

Stéphanie Boulay

En début de soirée, Stéphanie Boulay a donné un avant-goût de ce qu’elle nous a mijoté sur son premier album solo, Ce que je te donne ne disparaît pas, attendu le 2 novembre. Celle qui est souvent décrite comme la moitié blonde des Sœurs Boulay — «mais je suis un humain à part entière», a-t-elle tenu à préciser — ne semble pas s’éloigner trop de l’univers chansonnier qu’elle brode avec sa frangine, selon ce qu’elle a mis en vitrine samedi. Accompagnée au clavier d’Alex McMahon, réalisateur de son album, elle a interprété un bouquet de pièces épurées qui laissent transparaître une plume sensible. Elle a toutefois terminé ce rendez-vous avec Québec en tête à tête le temps de se mettre à nu — musicalement, on s’entend... — avec Ta fille, un premier extrait poignant.

Musique

Ariane Moffatt happée par la création

Quand elle était enceinte de son petit George, Ariane Moffatt s’imaginait vivre à fond son congé de maternité. Mais nos plans, parfois, la vie s’en balance. Atteinte de pré-éclampsie sévère, elle accouche d’urgence de son troisième fiston, plus d’un mois avant son temps. Entre les détours à l’hôpital et, plus tard, les boires de bébé et la gestion de la vie de famille, l’auteure-compositrice-interprète s’est surprise à prendre la plume et à être happée par une sorte de transe de création. Avant de s’en rendre compte, elle avait en main son sixième album, Petites mains précieuses. Discussion avec une musicienne qui dit avoir vécu une petite renaissance artistique en se faisant bouleverser par l’imprévu…

Q Tu racontes avoir été vraiment emportée par l’inspiration juste après ton accouchement, alors que tu vivais des moments pas nécessairement évidents ni reposants...

Arts

Panorama: vu, lu, entendu cette semaine

MUSIQUE

An American Treasure, coffret rock de Tom Petty ****1/2

Il était logique, environ un an après sa tragique mort, qu’un coffret célèbre la carrière de Tom Petty. Il le méritait amplement. Petty formait, avec Dylan et Springsteen, la sainte trilogie de la chanson américaine, celui des aspirations légitimes mais aussi des espoirs déçus. An American Treasure recoupe donc ses 40 ans de carrière, de son premier enregistrement avec Mudcrutch — devenu les Heartbreakers — jusqu’à un de ses derniers en spectacle, un an avant son décès. Les quatre CD s’écoutent comme une histoire orale de son glorieux parcours. Sa veuve, sa fille et ses fidèles complices Mike Campbell et Benmont Tench ont évité les pièges de la compilation pour le fan fini qui regroupe des inédites et de celle qui comprend seulement les plus grands succès (qu’on retrouvait sur Playback en 1995). Ils ont trouvé un juste équilibre entre incontournables et joyaux méconnus. C’est le plus bel hommage qui soit. Et ça nous console un peu de cette triste perte. À 66 ans, Petty avait encore de belles années devant lui. Une surconsommation accidentelle de médicaments en a décidé autrement. Au moins, il nous reste la musique. Éric Moreault

MUSIQUE

Petites mains précieuses, album pop d'Ariane Moffatt ****

Musique

40 ans de coups d’éclat à l'ADISQ

Le gala de l’ADISQ, c’est certes une célébration de la musique d’ici et de ses artisans. Mais c’est aussi une foule de petits accrocs (les joies du direct!), de controverses, de sorties inusitées et de tenues qui font jaser. Alors que les trophées Félix seront remis cette semaine (les 24 et 28 octobre) pour une 40e année, retour sur des moments marquants qui ont jalonné les cérémonies des quatre dernières décennies.

LES COUPS DE GUEULE

Musique

Stephane Wrembel: pour l'amour de Django

Stephane Wrembel est tombé amoureux de la guitare à 15 ans et de la musique de Django Reinhardt à 19 ans, au festival qui lui est consacré à Fontainebleau. Maintenant quarantenaire, son enthousiasme n’a pas failli, au point qu’il organise ses années autour d’un cycle de festivals, d’expérimentations et d’enregistrements consacrés au maître.

Le Français est établi à Maplewood, à 25 minutes de New York. Chaque dimanche, il joue, avec ses musiciens, à Barbes, à Brooklyn. «Les gens remplissent la salle sans savoir si on va jouer du Django ou mes morceaux. Ils sont juste là pour la musique. C’est vraiment agréable de pouvoir jouer ce qu’on veut», souligne-t-il. «Personne ne s’attend à avoir quelque chose de traditionnel à New York. Il peut y avoir un pianiste classique, une chanteuse de pop et un percussionniste africain qui créent ensemble quelque chose de nouveau. Tout est possible.»

Musique

L’album posthume de Johnny Hallyday met le feu aux ventes

PARIS — Des ventes hors normes pour le disque le plus attendu de l’année en France et des fans émus de réentendre une voix intacte: «Mon pays c’est l’amour», l’album posthume de Johnny Hallyday s’est vendu vendredi à 300000 exemplaires pour son premier jour de commercialisation.

Ce disque, dont la mise en place de 800000 exemplaires était exceptionnelle au regard du marché actuel, «n’aura pas été loin de battre le record de vente» dans l’histoire de la musique populaire française pour un premier jour d’exploitation, selon un spécialiste de la filière joint par l’AFP.

Ce chiffre — 300000 exemplaires physiques (CD, vinyles) sans prendre en compte le streaming , selon Warner —  est en tout cas un record dans la discographie de Johnny Hallyday et pour l’histoire récente du marché français.

En 1999, son album Sang pour sang s’était écoulé à 250000 exemplaires lors de son premier jour de vente, avant de devenir son plus gros succès au fil des ans avec plus de 2 millions de disques vendus. Depuis la mort de Johnny, le 5 décembre 2017 à 74 ans des suites d’un cancer, cet album réalisé par son fils David, a été un des plus achetés par ses fans, selon un vendeur d’une enseigne culturelle interrogé par l’AFP.

Mon pays c’est l’amour pourrait faire mieux et devenir le plus gros succès commercial de Johnny Hallyday, qui a déjà vendu plus de 110 millions d’albums en presque 60 ans de carrière. A fortiori à quelques semaines de Noël, période qui concentre 40% du chiffre d’affaires annuel de la musique enregistrée.

Au terme d’une opération marketing bien rodée, l’album est sorti à 0h01 vendredi, heure de Paris, dans certains magasins en plus d’être en ligne sur les plateformes de streaming. D’autres enseignes, qui habituellement ne vendent pas de produits culturels, proposent aussi cet album dans leurs étals.

Pour éviter les fuites, Warner avait pris des mesures de confidentialité importantes durant la phase de fabrication. Tous les exemplaires ont ainsi été fabriqués dans une seule usine, en Italie, ce qui est très inhabituel pour une telle quantité, a assuré son patron Thierry Chassagne à RTL.

Sur ce disque se côtoient le rock, le blues et le rockabilly, au fil de 10 chansons que le chanteur voulait taillées pour les stades. «Ce qui est magnifique, c’est sa voix. Il n’a jamais chanté comme ça. C’est bien la preuve que les artistes ne meurent pas», a déclaré le chanteur Patrick Bruel à l’AFP.

La commercialisation de cet album a été rendue incertaine pendant deux mois par une action en justice des aînés Laura Smet et David Hallyday. Ils réclamaient un droit de regard — finalement refusé par le tribunal de grande instance de Nanterre. Selon Thierry Chassagne, les deux aînés de Johnny ne lui ont «pas fait la demande» d’écouter le disque avant sa sortie.

Laeticia essaie de négocier avec David et Laura

Concernant l’autre volet de la bataille judiciaire autour du testament américain de Johnny, qui déshérite les enfants aînés du chanteur, Laeticia Hallyday a assuré au 20h de TF1 «essayer» de négocier avec eux.

«C’est compliqué, parce qu’il y a beaucoup de choses qui sont orchestrées. Il y a beaucoup de haine, de mépris, d’humiliation, des mensonges qui vous font mal», a-t-elle ajouté lors de ce qui était sa première apparition audiovisuelle depuis le décès de la rockstar.

Laeticia Hallyday, qui a chapeauté la réalisation de l’album, avait choisi la minute même de la sortie du disque pour sortir de son silence avec un premier message en forme de dédicace amoureuse sur ses comptes Instagram et Twitter: «À toi, À nos amours, À tes amours, À la fureur de vivre, À la liberté de penser, À ta musique, Je t’aime pour toujours.» Et avec ces mots, des images du clip de J’en parlerai au diable, filmées lors d’un road trip en moto de la star en 2016 aux États-Unis.

Après ces retrouvailles, les fans pourront aussi tenter d’acquérir des souvenirs de leur idole parmi les nombreux objets et tenues ayant appartenu à Johnny Hallyday vendus aux enchères samedi à Drouot. Ils pourront y trouver la célèbre veste blanche que portait Johnny sur la fameuse «photo du siècle» de Salut les copains en 1966.

Arts

Le Cirque Éloize proposera un voyage dans l'univers de Serge Fiori

MONTRÉAL — Le Cirque Éloize proposera un voyage à travers l'univers musical et poétique de Serge Fiori lors d'un nouveau spectacle qui sera présenté à compter du printemps prochain.

Le spectacle Serge Fiori, seul ensemble mariera une trame sonore à la danse et à des performances acrobatiques incluant du trapèze, de la corde lisse, du main à main, de la contorsion et de la magie.

Le spectacle sera présenté par 20 artistes, soit cinq danseurs et 15 acrobates.

Serge Fiori contribue au spectacle en revisitant lui-même ses chansons. Il se trouve actuellement en studio, où il travaille entre autres avec Louis-Jean Cormier afin de donner un son «nouveau, unique et moderne» aux classiques de son répertoire.

Serge Fiori, seul ensemble sera présenté à compter du 6 mars 2019 au Théâtre St-Denis à Montréal.

Il sera ensuite présenté au Théâtre Capitole de Québec, à partir du 20 juin.

Cinéma

Tom Volf dans l’intimité de Maria Callas

Avant de se lancer dans la réalisation d’un documentaire sur Maria Callas, Tom Volf ne connaissait absolument rien à l’opéra. «Je savais à peine que ça existait. C’était une autre planète.» Jusqu’à ce soir de janvier 2013, à New York, où le hasard a voulu qu’il achète un billet pour une représentation de «Marie Stuart», au Metropolitan Opera.

«Ç’a été le premier coup de foudre. Le deuxième est survenu quand je suis rentré chez moi et que j’ai découvert Maria Callas. La première chose qui est apparue quand j’ai tapé ‘‘bel canto’’ dans Google, c’est elle.»

Bouleversé par cette voix, le jeune étudiant en médecine se lance alors dans une quête afin de mieux connaître la femme derrière la diva assoluta. Après quatre ans d’une recherche qui l’a mené dans plusieurs pays, auprès de parents et d’amis de la cantatrice, il en résulte le documentaire Maria by Callas, un portrait intime de cette star méconnue, construit à partir d’images d’archives inédites, de films super 8, de captations de spectacles et autres lettres intimes.

«Mon objectif de départ était de faire un film entièrement dans ses propres mots, de ne pas trahir son souvenir avec toutes sortes d’interviews ou en ayant recours à une narration», explique le cinéaste, rencontré le mois dernier, à l’occasion de son passage au Festival de cinéma de la ville de Québec.

Confronté à «un immense puzzle», Volf doit faire un tri. La première version de son film fait presque quatre heures. Il lui faudra couper de moitié. «Je suis fier d’avoir réussi à garder la quintessence à la fois des images et des épisodes de sa vie et, surtout, de toutes les facettes de sa personnalité d’artiste et de femme. Le film est assez équilibré entre Maria et la Callas. On passe d’une à l’autre en permanence.»

Rumeurs et légendes

À l’écran, la diva apparaît dans toute sa force, mais aussi dans toute sa fragilité. La petite fille d’immigrés grecs de New York devenue une icône planétaire est filmée, triomphante, sur les plus grandes scènes du monde, pourchassée ici par les journalistes, là dans des moments plus intimes, par exemple sur le yacht de l’amour de sa vie, le milliardaire Aristote Onassis, qui la laissera pour épouser Jackie Kennedy.

Seul accroc à l’absence de narration souhaitée par son auteur, la voix de Fanny Ardant, qui donne vie à quelques extraits de ses mémoires, dont une lettre adressée à Onassis. «J’aime à penser qu’on oublie très rapidement que c’est Fanny Ardant. On a plutôt l’impression que c’est sa voix. Je tenais à ce point de vue interne omniprésent.»

À travers son film, Volf déboulonne quelques rumeurs et légendes autour de la personnalité soi-disant difficile de son idole, décédée en 1977, à l’âge de 53 ans. Ses recherches l’incitent à épouser une version plus nuancée de certains épisodes houleux de sa carrière.