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Musique

Marc Dupré: un hôte hors pair

CRITIQUE / Hôte pour la troisième fois du party des Fêtes du Capitole, Marc Dupré a certainement développé une expertise en la matière. Et s’il avait remisé son habit de maître de cérémonie ces dernières années, on peut affirmer qu’il n’a pas perdu la main, si l’on se fie à la festive soirée qu’il a pilotée mardi.

Armé d’une bonne dose de pop, d’une sélections de reprises aimées du public, d’éclairages flamboyants et accompagné d’artistes que ses fans ont appris à connaître au concours télévisé La voix — où il retrouve ces jours-ci son fauteuil de coach —, Marc Dupré n’a pas failli à sa tâche de faire danser son parterre.

Sur près d’une trentaine de titres au programme, la moitié ont été pigés dans le répertoire de l’hôte de la soirée. Entre Du bonheur dans les étoiles choisie pour lancer la fête dans une explosion de confettis et la chorale de Nous sommes les mêmes gardée pour le dessert, Marc Dupré et ses invités (Ludovick Bourgeois, Rick Pagano, Rafaëlle Roy, Jordan Lévesque et Mélissa Ouimet) ont fait tous les temps pour que le public du Capitole passe un bon moment. Les bracelets lumineux remis aux spectateurs n’ont pas manqué d’occasions de se faire aller, mardi. 

Côté chansons de saison, Jordan Lévesque s’est joint à Dupré pour revisiter 23 décembre de Beau Dommage, tandis que Rafaëlle Roy et Mélissa Ouimet, tout de paillettes vêtues, ont fait des Mariah Carey d’elles-mêmes le temps du désormais classique All I Want for Christmas is You. Rick Pagano a finalement pris l’avant-scène pour Baby Please Come Home. 

Au chapitre des pièces de type «party de bureau», nous avons été servis dans un segment où La compagnie créole a côtoyé Elvis Presley, les Backstreet Boys, Whitney Houston ou AC/DC. Encore là, la recette est connue, mais l’effet festif garanti.

Humour

Marc Dupré a à quelques reprises remis son chapeau d’humoriste pendant ses présentations. Parfois pour jouer d’autodérision : «Je m’habille comme un gars de 22 ans, mais j’en ai 46 pareil», a-t-il lancé, à bout de souffle, après avoir joué au percussionniste en conclusion de Là dans ma tête. Parfois pour se moquer gentiment de ses complices (ou ex-collègues) de La voix Garou ou Alex Nevsky. De quoi ouvrir la porte à un segment fait sur mesure pour les fans de l’émission, lors duquel les ex-candidats ont mordu dans une brochette de reprises : de l’intense Faufile livrée par Rafaëlle Roy aux plus pesantes Life Is a Highway ou I Love Rock’n’Roll servies en gang. Ludovick Bourgeois a par ailleurs eu l’occasion de rendre hommage à son père Patrick en interprétant Tu ne sauras jamais.

Soucieux de maintenir le contact avec son public, Marc Dupré s’est prouvé un animateur dévoué, s’offrant un bain de foule au parterre pendant Si pour te plaire et avançant la même politesse au balcon le temps de rester fort.

En début de soirée, Ludovick Bourgeois n’avait eu aucun mal à mettre dans sa poche un public déjà bien réchauffé. Après un échantillon de ses pièces à lui — dont le succès Desert Song et deux nouveautés qui seront gravées sur son deuxième album, attendu en février — et un premier clin d’œil à son illustre paternel (Snob des BB), le jeune homme a été salué par une ovation. 

Marc Dupré et ses invités se sont installés au Capitole pour une résidence de spectacles qui sera présentée jusqu’au 3 janvier. Une représentation spéciale sera offerte dès 22h le 31 décembre à ceux qui souhaitent défoncer l’année au Capitole.

Musique

Juice WRLD, incarnation du succès et de la fragilité du rap SoundCloud

NEW YORK — La mort-surprise du jeune rappeur Juice WRLD dimanche a mis en lumière le succès comme la fragilité grandissante du «rap SoundCloud», un sous-genre aux sons bruts en pleine explosion ces dernières années.

Ce mouvement doit son nom à la plateforme de streaming SoundCloud basée à Berlin. Née en 2007, elle entend favoriser la découverte de nouveaux artistes, en retirant les barrières et en permettant à tout le monde d’y mettre ses sons.

SoundCloud a longtemps été la terre d’aventures du rap, où des aspirants musiciens mettaient en ligne une musique souvent plus brouillonne, émotionnellement plus fragile, pour la promouvoir à l’intention d’une audience rodée aux outils numériques et aux réseaux sociaux.

L’esthétique du mouvement alimentait sa «viralité» sur le Net : rappeurs aux couleurs néon et aux tatouages faciaux individualisés contribuaient à une large diffusion sur Instagram.

Une nouvelle moisson de rappeurs cultivaient un son délibérément artisanal, où ils évoquaient volontiers leurs passages dépressifs et les médicaments pris pour atténuer leurs douleurs.

«Neutralise la douleur, prends ces “Perc” par la bouche et par le nez», fredonnait Juice WRLD dans sa chanson HeMotions, sur son album Death Race for Love (2019).

Les artistes n’hésitaient pas à évoquer leur usage de l’antidouleur Percocet, de l’antidépresseur Xanax, et d’un breuvage surnommé purple drank, un mélange de sirop pour la toux — contenant de la codéine, un antidouleur opiacé qui crée une dépendance — de soda et parfois d’alcool.

Plus vite, plus cru

Ces dernières années, avec la montée de la baladodiffusion qui a permis de contourner les puissances traditionnelles du monde de la musique, les rappeurs SoundCloud, malgré leur énergie désordonnée, sont devenus plus populaires, et un enjeu de rivalité croissante pour les étiquettes en quête du dernier artiste populaire.

L’hyperactif Lil Pump a ainsi signé, selon des médias américains, un contrat de 8 millions $, et XXXTentacion, décédé en juin 2018, avait scellé peu avant sa mort un contrat de 10 millions $.

SoundCloud est aussi devenu un refuge pour DJs. Et c’est sur cette plateforme que Billie Eilish, 17 ans et nommée six fois pour les Grammys qui seront décernés fin janvier, a connu ses premiers succès.

Mais le rap domine aujourd’hui l’industrie de la musique, et représentait environ le quart des morceaux écoutés à la demande en 2018, selon la société d’analyse du marché musical BuzzAngle.

Les rappeurs «en tant que groupe, font de la musique sur ce qui se passe aujourd’hui, et la mettent à disposition», explique Larry Miller, directeur du programme d’études sur l’industrie de la musique à l’Université de New York.

«Ils se sont emparés des outils permettant de faire de la musique pour rien ou pour pas cher, et pour la distribuer gratuitement, plus vite et en plus grand nombre que les autres genres musicaux.»

«Ils mettent simplement leurs œuvres dans le domaine public, et ils le font vite», dit-il.

«Toutes les émotions»

Mais si le mouvement semblait en pleine éclosion, il semble désormais proche de l’implosion.

Beaucoup de ses figures mènent des vies chaotiques, parfois minées par la criminalité.

XXXTentacion, révélé par le succès macabre Look At Me!, a été assassiné à l’âge de 20 ans. Il avait déjà un casier judiciaire, y compris une inculpation pour séquestration et violences conjugales, pour avoir frappé sa petite amie enceinte.

Et un autre rappeur, Tekashi69, qui risquait gros après avoir été inculpé d’extorsion et autres chefs liés aux armes à feu, a accepté d’être témoin à charge pour l’accusation dans le procès de membres présumés de son ex-gang.

D’autres ont succombé aux démons évoqués dans leur musique : la mort de Juice WRLD a suivi celle de Lil Peep, un rappeur parfois surnommé «le Kurt Cobain de SoundCloud», décédé d’une surdose de fentanyl et de Xanax en 2017.

Juice WRLD, qui avait percé avec le succès Lucid Dreams resté l’an dernier des mois durant au top 10 du magazine Billboard, était réputé pour évoquer des thèmes comme la mortalité et la tristesse, mêlant rythmes menaçants et mélodies tendres.

«J’ai l’impression que les gens n’ont pas peur de toucher à toutes leurs émotions», disait récemment le rappeur à la radio publique NPR, dans une entrevue diffusée après sa mort. «J’ai l’impression que certains de ces gens sont plus mûrs qu’autrefois, car ils parlent de tout ce qu’ils ont traversé. De tout, pas juste de la violence.»

Musique

Nouvelle apparition remarquée au tribunal pour Cardi B

NEW YORK — Manteau à plumes, traîne, chapeau géant et cravate, la rappeuse américaine Cardi B a fait une nouvelle apparition remarquée mardi au tribunal pénal du Queens, à New York, dans une affaire de rixe qui pourrait lui valoir un procès.

En pantalon noir et chaussures à talons interminables aux semelles rouges typiques du créateur Christian Louboutin, Belcalis Almanzar de son vrai nom, a comparu devant le juge Joseph Zayas en début d'après-midi.

Musique

Mort de la chanteuse du duo suédois Roxette [VIDÉO]

STOCKHOLM — La chanteuse du groupe suédois Roxette, Marie Fred­riksson, voix des succès It Must Have Been Love et The Look, est décédée des suites d’un cancer, a annoncé mardi son gérant.

«C’est avec une grande tristesse que nous devons annoncer que Marie Fredriksson, du groupe Roxette, s’est éteinte dans la matinée du 9 décembre après un combat de 17 ans contre le cancer», a indiqué Dimberg Jernberg Management dans un communiqué.

Marie Fredriksson, 61 ans, était soignée depuis 2002 pour une tumeur cérébrale. En rémission, elle était repartie en tournée et avait retrouvé les studios en 2010. Mais six ans plus tard, ses médecins lui avaient conseillé de prendre du repos.

Formé en 1986 par Marie Fred­riksson et le guitariste Per Gessle, Roxette a vendu près de 80 millions d’albums, rejoignant la liste des groupes suédois de renommée mondiale comme ABBA, Ace of Base, The Cardigans ou Europe.

Le duo accumule les succès dont The Look, Listen to Your Heart ou It Must Have Been Love qui figure sur la bande originale du film Pretty Woman avec Julia Roberts et Richard Gere.

Succès planétaire

En 1989, The Look, extrait de leur deuxième album Look Sharp!, signe leur premier succès planétaire. Le titre, saturé de guitares, est numéro 1 au classement Billboard.

«Tu étais une formidable musicienne, une chanteuse exceptionnelle, une immense artiste. Merci d’avoir ajouté de merveilleuses couleurs à mes chansons en noir et blanc», a réagi Per Gessle dans un communiqué.

En 2013, elle expliquait qu’elle avait dû réapprendre à parler et à chanter à cause de la maladie.

«C’était une grande peine. J’avais tellement peur, je ne savais pas comment tout ça se passerait. En mon for intérieur, je pensais : “Je vais y arriver, je n’ai pas le temps de mourir”. Je me le répétais souvent, même si le pronostic n’était pas très bon.»

Marie Fredriksson était mariée au musicien Mikael Bolyos avec qui elle a eu deux enfants.

Musique

Inconduite sexuelle: Charles Dutoit ne sera pas décoré de l’Ordre de Montréal

L’ex-chef de l’Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, qui a fait l’objet de plaintes pour harcèlement sexuel, renonce à être décoré de l’Ordre de Montréal, a annoncé lundi le bureau de la mairesse Valérie Plante.

Dans un communiqué, l’équipe de Mme Plante a indiqué que la mairesse «agrée» l’avis du Conseil de l’Ordre de Montréal de mettre un terme à l’examen de la requête de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec réclamant le retrait de cette distinction à l’ex-maestro. Mme Plante avait demandé en février 2018 au conseil responsable d’examiner les candidatures à l’Ordre de Montréal de se pencher sur le cas du célèbre chef d’orchestre qui faisait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle.

Refus formel

Le cabinet de la mairesse a expliqué que l’absence de Charles Dutoit aux cérémonies annuelles de remise des insignes auxquelles il aurait pu se présenter créait de «l’incertitude quant à son statut».

«M. Dutoit fut contacté à ce sujet, lequel a alors fait savoir formellement qu’il ne souhaitait pas recevoir cet honneur», a rapporté le cabinet de Mme Plante.

Le Conseil de l’Ordre a de ce fait tranché que «Charles Dutoit se trouvait, de ce fait, à ne pas être membre de l’Ordre de Montréal» et a donc mis fin à l’examen de la demande de révocation.

En 2016, Charles Dutoit s’est vu offrir, comme une centaine de personnalités, d’être décoré de l’insigne de commandeur, le grade le plus élevé de l’Ordre de Montréal, étant donné qu’il était membre de l’Académie des Grands Montréalais depuis 1982, une distinction qui venait de prendre fin.

L’Ordre de Montréal vise à rendre hommage à des personnes qui contribuent de manière remarquable au développement et au rayonnement de la métropole.

Musique

Drogues et armes saisies dans les bagages de Juice WRLD avant sa mort

CHICAGO — Le rappeur américain Juice WRLD a été pris de convulsions à l'aéroport de Chicago au moment où la police fouillait ses bagages à la recherche d'armes et de drogues, rapportent lundi les médias locaux au lendemain de sa mort soudaine à l'âge de 21 ans.

Selon le Chicago Tribune, les autorités attendaient le jeune artiste à l'aéroport Midway alors qu'il venait de rentrer de Californie à bord d'un jet privé.

Musique

Le rappeur Juice WRLD décède à l'âge de 21 ans

WASHINGTON — Le rappeur américain Juice WRLD, dont la carrière était en pleine ascension, est décédé dimanche à Chicago à l'âge de 21 ans, ont annoncé les autorités locales.

Jarad A. Higgins, de son vrai nom, s'est soudainement écroulé dans l'aéroport Midway de sa ville de Chicago alors qu'il venait de rentrer de Californie, selon TMZ, site spécialisé dans les célébrités.

Musique

Le trompettiste Terence Blanchard entre dans l'histoire de l'opéra

WASHINGTON — Trompettiste renommé, compositeur de nombreuses bandes originales du cinéaste Spike Lee, Terence Blanchard entre dans l'histoire comme étant le premier Noir à voir un de ses opéras mis en scène par le prestigieux Metropolitan Opera de New York.

Cette annonce «dépasse ma personne», confie-t-il à l'AFP depuis sa chambre d'hôtel de Washington, quelques heures avant de recevoir un prix pour son oeuvre, au Herbie Hancock Institute of Jazz Competition & Gala.

Le fait que l'opéra d'un compositeur noir soit pour la première fois programmé 136 ans après l'ouverture du temple de la musique new-yorkais «en dit plus long sur ce qu'il se passe dans notre pays, et dans le monde de l'art», juge l'artiste de 57 ans.

Fire Shut Up In My Bones est le second opéra du jazzman. Il pourrait être joué dès la saison 2021-2022.

«J'ai le sentiment que cela va être quelque chose d'historique, et pas parce que c'est moi», témoigne le musicien, récompensé 11 fois aux prix Grammy et nommé aux Oscars.

«Un mélange d'émotions»

L'homme à l'imposante monture de lunettes avoue avoir ressenti un «mélange d'émotions» lorsque l'annonce de cet opéra a été rendue publique.

«Même si c'est un véritable honneur, nous savons tous que je ne suis pas le premier compositeur afro-américain qualifié à faire un opéra.»

«Personnellement, c'est quelque chose d'énorme, surtout vu d'où je viens», confie le jazzman de la Nouvelle-Orléans, en décrivant la ségrégation raciale à laquelle son père, musicien en herbe, a été exposé.

«De partir de ça — une personne qui n'a jamais eu l'opportunité de chanter de l'opéra, qui n'a pas eu d'opportunités — et que son fils tout d'un coup ait un opéra produit au Met; c'est énorme.»

La nouvelle est tombée alors que l'institution lançait Porgy and Bess, un opéra centré sur la vie d'Afro-américains, mais écrit par des Blancs.

Même dans «l'expérience progressiste que l'on appelle les États-Unis», la société a «un long chemin à parcourir dans son traitement des questions raciales, de l'égalité», estime M. Blanchard.

Fire Shut Up In My Bones est inspiré des mémoires de l'éditorialiste du New York Times Charles Blow. L'ouvrage raconte le passage à l'âge adulte d'un garçon noir dans le sud des États-Unis, face au racisme, les violences et une identification sexuelle complexe.

Composer pour des histoires si difficiles demande de «mettre son égo de côté» et laisser les notes «sortir de soi», explique le trompettiste, également auteur de la bande originale du biopic d'Harriet Tubman, qui a aidé des centaines d'esclaves à fuir le sud des États-Unis au XIXe siècle, Harriet.

«Tu ne peux pas penser à comment les gens vont réagir quand tu écris», explique-t-il, un collier à effigie de cette dernière autour du cou.

«Tu dois penser à ce qu'est cette histoire — comment est-ce que je peux m'associer à cette histoire? Comment veux-je raconter cette histoire?» détaille-t-il.

Ami de Spike Lee

Terence Blanchard peut aussi se vanter d'avoir joué avec les plus grands: Herbie Hancock, Dr. John, Stevie Wonder...

Sa longue amitié avec le cinéaste Spike Lee l'a «fait grandir d'une façon qu'[il] n'aurai[t] jamais pu imaginer».

«Il a un style cinématographique unique», dit M. Blanchard au sujet du réalisateur oscarisé, connu pour Do the Right Thing, Malcom X, ou BlacKkKlansman, dont le jazzman a signé la bande originale.

«Le cinéma m'a beaucoup aidé à écrire pour l'opéra, parce que j'ai eu la chance d'écrire pour un orchestre», indique l'artiste.

Habitué à jongler entre différents projets, le musicien affirme qu'il est important de «ne pas se limiter».

«Je veux quitter cette planète sans regrets, déclare-t-il. Et pour moi, les regrets prennent racine dans la peur [...] Pour surmonter ses peurs, il faut sortir et prendre des risques.»

Musique

Bernard Labadie: souvenirs du «Messie»

À l’occasion de la 15e production du «Messie» de Handel par les Violons du Roy et la Chapelle de Québec, Bernard Labadie a accepté de remonter le fil du temps : de la toute première fois où il s’y est frotté, à 24 ans, au concert qu’il dirigera cette semaine à Québec, à Montréal et à Ottawa.

En 1987, pour leur troisième Noël, les Violons du Roy et l’ensemble vocal Bernard Labadie se massent dans l’espace exigu de la Chapelle historique du Bon-Pasteur pour présenter leur première production du Messie. La petite église existe toujours, à côté de l’édifice Marie-Guyart (plus souvent appelé Complexe G), mais est laissée à l’abandon depuis 2007. «Quand je passe devant, j’ai un petit serrement au cœur parce que c’est un endroit d’une beauté extraordinaire», souligne Bernard Labadie.

Musique

L’heureux tourbillon de Marc Dupré

Nous rencontrons Marc Dupré au restaurant du théâtre Capitole, au lendemain du gala qu’il y a animé pour célébrer la réouverture des lieux après une cure de jouvence et à la veille du lancement de la résidence de spectacles qu’il y offrira jusqu’à la fin du mois. Il y a quelques jours, il s’est produit à la Place Bell de Laval dans la foulée de la sortie de son septième album, «Rien ne se perd». «J’ai répété ces trois shows en même temps», confirme-t-il.

Entre son rôle d’auteur-compositeur-interprète, celui de coach au concours télévisé La voix et le chapeau d’humoriste qu’il retrouvera l’été prochain à la barre d’un gala ComediHa!, la vie de Marc Dupré ressemble un peu à un tourbillon. Et il n’ira pas s’en plaindre. «Quand le vent se calme, on sait ce qui arrive avec les voiles...» philosophe l’artiste, qui a fait le point avec Le Soleil sur ses nombreux projets.

Musique

Le Capitole célèbre sa réouverture

Après des mois de travaux de rénovation, le Capitole revampé a célébré mercredi sa réouverture lors d’un gala animé par Marc Dupré.

Isabelle Boulay, Ludovick Bourgeois, Sylvain Cossette, Claude Dubois, Luce Dufault, Martin Fontaine, 2Frères, Lynda Lemay, Dominic Paquet, Mario Pelchat, Bruno Pelletier, Gino Quilico, Ginette Reno, Guylaine Tanguay, Kim Richardson et Jean-François Breau (photo) étaient attendus sur les planches du théâtre pour souligner la cure de jouvence du bâtiment de la place D’Youville. 

Musique

Brigitte Fontaine: «Je suis une anarchiste passionnée!»

PARIS — «La scène, c’est capital comme la peine du même nom!» : en pleine tournée, la toujours aussi fantasque chanteuse et comédienne française Brigitte Fontaine confie «son bonheur» de retrouver le public «comme une chatte, ses petits».

À l’issue d’une séance photo débridée accordée à l’AFP où elle a multiplié les facéties, la «reine des kékés» démarre l’entretien par une supplique : «Surtout, ne donnez pas mon âge!» «Dois-je me mettre à genoux? Je suis incompatible avec les chiffres et l’âge», lance-t-elle.

«En fait, je suis incompatible avec pas mal de trucs... Disons que j’ai 20 000 ans, ou plutôt que je ne suis pas encore née. C’est plus simple!»

On retient souvent d’elle ses excentricités, moins sa poésie brute qui lui assure pourtant un public fidèle, s’offrant même le luxe d’attirer les dernières générations par sa liberté de ton et ses looks improbables qui l’ont transformée en artiste culte, aux collaborations fécondes notamment avec les chanteurs Alain Bashung et Étienne Daho.

En 1965, histoire d’installer son personnage, la chanteuse et comédienne intitule son premier album Brigitte Fontaine est... folle!. Aujourd’hui, la dernière vraie punk de France, selon la magazine Télérama, se définit comme «créatrice-destructrice pas trop nihiliste, pas trop terroriste, qui aime les belles lettres et le bel canto».

En 2013, l’inclassable a fêté les 50 ans d’une carrière menée tambour battant avec J’ai l’honneur d’être, un 20e album mis en musique par Areski Belkacem, son compagnon à la scène comme à la ville.

Elle sera de retour le 24 janvier avec Terre Neuve réunissant une quinzaine de chansons inédites enregistrées avec un autre complice, le guitariste et compositeur Yan Péchin qui a collaboré aussi avec Alain Bashung, Jane Birkin et Jacques Higelin, le «frère» de cœur de Brigitte Fontaine, disparu l’an dernier.

«Les adultes sont chiants» 

«Sur ce disque, j’en chante des vertes et des pas mûres, des choses violentes, émouvantes, très rigolotes aussi, impertinentes et absolument déplacées, pourries complètement pourries», résume-t-elle.

Brigitte Fontaine s’en prend notamment au Masculin assassin : «La vendetta du con/C’est la mort du couillon/Qu’on empale tous les mâles/Ni pardon, ni manif, assez parlementé/À bas le sexe fort!».

Le mouvement #MoiAussi? «J’en ai marre de cette histoire! Quand je pense qu’on veut interdire un mec génial comme Roman Polanski, je suis dégoûtée. On ressort des choses d’il y a 45 ans. Le viol, c’est un crime, mais je suis contre les prisons et contre le viol aussi!»

Avec J’irai pas, Brigitte Fontaine refuse tout : «J’irai pas me coucher/J’irai pas à votre hôpital/J’irai pas à vos Facebook/J’irai pas à vos enterrements...»

Côté grands sentiments, la «poétesse» — sa dénomination préférée —, enchaîne avec la chanson Haute sécurité : «Mon cœur est un tableau sans peintre pour le peindre/Mon cœur est un logo qui n’aurait rien à vendre/Mon cœur est un cachot sans corde pour se pendre».

«On me dit subversive. C’est un peu ancien comme terme... Disons que je m’exprime le plus honnêtement que je peux. Je suis une anarchiste passionnée, estime Brigitte Fontaine, qui ne sera jamais adulte, car les adultes sont chiants».

Ne lui parlez pas de religion! «Toutes les religions sont des prisons. Je ne suis pas athée, mais je crois en rien du tout : le mystère est partout!» Comme sa date de naissance, pourtant à portée de clics.

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Drake écouté 28 milliards de fois sur Spotify lors de la dernière décennie

NEW YORK — Le chanteur et rappeur canadien Drake a été écouté quelque 28 milliards de fois sur Spotify lors de la décennie écoulée, ce qui le place en tête du classement publié mardi par la plateforme de streaming audio.

Drake devance le Britannique Ed Sheeran, qui s’adjuge, lui, le titre du morceau le plus joué entre 2010 et 2019 sur Spotify, avec Shape of You, écouté plus de 2,3 milliards de fois.

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Alanis Morissette part en tournée [VIDÉO]

TORONTO — Alanis Morissette s’apprête à partir en tournée américaine l’an prochain pour célébrer le 25e anniversaire de son album phare, «Jagged Little Pill», sorti en 1995.

La prévente pour la tournée commencera le 10 décembre et la vente générale le 13.

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Ana Tijoux, tornade rap de la révolte chilienne

PARIS — Ana Tijoux confesse avoir peur de la caméra... mais la timidité d’une des principales rappeuses d’Amérique latine se transforme en tempête quand elle chante «Cacerolazo», son dernier tube qui accompagne la révolte chilienne.

Coiffée d’un chapeau, vêtue de noir, l’artiste se soumet à la session photo dans le studio de l’AFP. Dépassant de la manche de son sweat, l’année 1977 est tatouée sur son poignet, rappelant la date de sa naissance en France, mais aussi le titre d’un de ses albums les plus importants.

«Je vais me faire un dixième tatouage, une Amérique latine géante sur la jambe», affirme la rappeuse avec la détermination qui la caractérise.

Le magazine Rolling Stone l’avait catapultée en 2014 comme «meilleure rappeuse de langue espagnole» pour sa «diction précise et son infaillible sens du rythme», elle a été nominée plusieurs fois aux Grammy Awards, et sa musique résonne dans la série «Breaking Bad» ou dans le jeu vidéo FIFA 11.

La vie d’Anamaria, son prénom complet, se partage entre le Chili et la France, où elle née de parents exilés pendant la dictature de Pinochet. Elle a refait ses valises il y a peu pour revenir s’installer à Paris avec son mari et ses deux enfants.

Malgré la distance, cette rappeuse, contestataire depuis ses premières chansons, est devenue une référence du «réveil» social au Chili.

C’est le retour d’une voisine à Paris, Chilienne et vidéaste, qui l’a décidée. «On s’est dit “c’est maintenant” et le lendemain on préparait la chanson à la maison», explique l’artiste qui crée de façon «désordonnée» et «instable».

C’est là qu’est née «Cacerolazo», un chant qui sur fond de casseroles frappées par des cuillers appelle le président Sebastian Piñera à la démission, et justifie historiquement la révolte provoquée par la hausse du prix du ticket de métro.

«C’est pas trente pesos, c’est trente années/ La Constitution, les faveurs usurpées/ Avec le poing et la cuiller contre l’apparat/ et contre tout l’État, cacerolazo!», rappe Ana Tijoux.

«L’union de forces et de colères» 

«Nous étions nombreux à attendre cette union de forces et de colères laissées dans le vent pendant des années», assure la Chilienne.

«Cacerolazo» ne prétend pas cependant être un hymne ou un appel à l’action. Ce sont les jeunes «qui m’ont motivée. Ce sont eux qui ont bloqué un pays entier, et les adultes les suivent», souligne Ana Tijoux.

Pour elle, les étudiants, fers de lance de cette vague de contestation lancée le 18 octobre, «sont beaucoup plus politisés». Elle leur avait déjà rendu hommage avec sa chanson «Shock» en 2011.

«Ils ne sont pas contaminés par la peur comme nous qui avons vécu sous la dictature», une peur fille de «l’impunité», lance la rappeuse, qui voit cette réponse aux inégalités se développer dans les pays du continent, de la Bolivie à la Colombie.

Pour Ana Tijoux, à qui on a toujours dit que la musique devrait être un divertissement, alors qu’elle brandit son micro comme une arme, c’est un grand moment.

«Une prise de conscience politique est la plus belle chose qui peut arriver à tout un chacun», souligne-t-elle.

La chanteuse parle peu de son travail et de ses influences, cherchant à se confondre dans un dessein plus grand. «Le “moi je” est très dangereux», lance-t-elle.

Le rap peut jouer un rôle dans une révolte, mais «seulement comme une branche de l’arbre de la musique, rebelle par définition», assure-t-elle. «Une nouvelle vague d’artistes va apparaître», traduisant cette révolte populaire «en une beauté qui émeut jusqu’aux larmes», assure Ana Tijoux, citant des «artistes qui font des performances, des photographes, des plasticiens».

De son côté, la rappeuse prépare un disque à Paris, sans «aucune idée» de quand elle le terminera.

Musique

40e anniversaire de l’album The Wall de Pink Floyd

MONTRÉAL — Ce samedi 30 novembre marque le 40e anniversaire de la sortie de l’album «The Wall» de Pink Floyd.

Il s’agissait à l’origine d’un album double coproduit par le Torontois Bob Ezrin. The Wall avait passé 15 semaines en tête du Billboard des 200 meilleures ventes d’albums aux États-Unis en 1980, avec plus de 11,5 millions de copies vendues uniquement en Amérique du Nord.

Parmi les grands succès qu’on entend encore régulièrement aujourd’hui à la radio figure Comfortably Numb.

Dans une entrevue sur les ondes d’une station de radio britannique en 2011, Absolute Radio, le membre fondateur et bassiste du groupe Roger Waters a rappelé que c’est un incident survenu au Stade olympique de Montréal, le 6 juillet 1977, qui l’avait inspiré à faire un spectacle avec un mur, puisqu’il regrettait d’avoir craché sur un spectateur.

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L'homme orchestre John Jorgenson avec les Lost Fingers

Guitariste de réputation internationale, John Jorgenson est de passage à Québec ce samedi pour offrir un concert de Noël qu’on annonce hors de l’ordinaire avec les Lost Fingers. Gagnant de huit prix Grammy, le musicien a accompagné au cours de sa carrière plusieurs grands noms de la chanson, de Barbra Streisand à Pavarotti, en passant par Johnny Cash, Bob Dylan et Roy Orbison, sans oublier son grand ami Elton John. Entretien.

Au bout du fil, depuis la Californie, où il fête Thanksgiving avec sa famille, Jorgenson se remémore ses présences au Festival d’été de Québec, au milieu des années 90, avec son band The Hellecasters. C’est une dizaine d’années plus tard qu’il fait la connaissance de Byron Mikaloff, futur leader des Lost Fingers. «On s’était produit ensemble [dans un pub du Vieux-Québec]. Je ne connaissais pas vraiment Byron. Je me souviens de la longue file de gens qui attendaient à l’extérieur. Les spectateurs étaient beaucoup plus jeunes que ceux qui assistaient habituellement à mes spectacles.»

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Sara Dufour: à pleins gaz

CRITIQUE / Le moins qu’on puisse dire, c’est que Sara Dufour en a dedans. D’une énergie débordante et contagieuse, l’artiste-compositrice-interprète a brûlé les planches de la scène de la salle Louis-Fréchette avec son bluegrass échevelé, présenté pour la première fois à six musiciens.

Brillante idée de présenter ce spectacle en rassemblant artistes et public sur la scène, en inversant le point de vue habituel des spectateurs. Les bandeaux de lumières qui éclairent les quatre niveaux et les corbeilles créent un arrière-plan magnifique, tandis que la scène se transforme en chaleureux cabaret. 

C’était le contexte parfait pour présenter le spectacle de Sara Dufour, qui a souvent tourné dans de petits villages où «il y a quatre maisons d’un bord, trois de l’autre et où le dernier qui sort ferme la lumière». Elle conjugue avec une authenticité rafraîchissante son expérience de Montréalaise et son bagage de «fille de région», que son accent jeannois, son amour des petits moteurs («Si y’a une clanche à gaz, I’m in!») et sa connaissance de la méthode pour confectionner des guns à patates ne sauraient lui faire renier. Pour reprendre une maxime connue : on peut sortir la fille du lac…

La musique aussi était un quelque sorte un heureux mélange de tradition bluegrass, avec des incursions rock n’roll, voire punk rock, et de ballades à la Willy Nelson (voire à la Adamus ou à la Lisa Leblanc). Avec deux albums et plusieurs prix en poche, Sara Dufour mène la parade avec aplomb et humour. La voir grimper sur la contrebasse ou pointer le manche de sa guitare au ciel, avec un large sourire qui lui traverse le visage, chasse tous les soucis.

L’ambiance était on ne peut plus festive. Entre des savoureuses anecdotes qui introduisaient les chansons et les prestations survoltées mariant banjo, contrebasse, claviers, guitare, percussions, alouette, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer, même si le party a duré plus de deux heures. 

Deux dizaines de motivés se sont joint à Sara Dufour pour danser la chorégraphie de son nouveau vidéoclip pour la chanson Trois heures. En quintette, après l’entracte, elle a joué sa version colorée de Le Père Noël, c’t’un Québécois

Elle était entourée d’une bande talentueuse, avec Camille Gélinas pour la première fois aux claviers, et leur synergie évidente permet de croire qu’ils iront loin et qu’on les verra bientôt dans une plus grande jauge.

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Marie Bernard: le pur plaisir de la musique

La compositrice Marie Bernard a rassemblé trois œuvres pour grand chœur sur un disque qui traverse sa vie comme une flèche. «Petite suite québécoise», conçue dans sa vingtaine, «Vaste est la vie», composée avec Michel Rivard pour 2000 choristes au passage de l’an 2000, et «8 Haïkus», des poèmes sonores où les voix vibrent.

La création de cette dernière œuvre, il y a près de neuf ans, concorde avec son grand déménagement de Montréal vers Les Éboulements. Son travail l’a tenue attachée dans la métropole jusqu’à la fin de la cinquantaine. «Lorsque j’ai changé de vie, la nature m’appelait, alors j’ai opté pour les montagnes bleues de Charlevoix, que je regarde au moment où je vous parle», indique-t-elle d’une voix douce et enjouée.

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Le Noël sans frontières de Maryse Letarte

De son propre aveu, Maryse Letarte n’était pas une grande fan de Noël et de son répertoire musical. C’est pourtant en revisitant cet univers que l’auteure-compositrice-interprète a vu sa carrière prendre un élan international il y a 10 ans, avec la parution de son album «Des pas dans la neige».

«Qu’est-ce que Noël a fait de nous?» demande la musicienne dans la pièce Ô traîneau dans le ciel, qui a lancé tout son périple musical hivernal. Constatant que les Fêtes de fin d’année signifiaient pour plusieurs une période de stress et que «les guirlandes sortaient trop de bonne heure» à son goût, elle a mis son questionnement en musique. Lancée en simple à l’automne 2007, sa chanson a tout de suite résonné fort, si bien que Maryse Letarte a poursuivi son chemin pour lancer un album complet l’année suivante. Le tout sans se douter qu’elle allait vite s’inscrire parmi les incontournables du répertoire du temps des Fêtes. Et pas qu’au Québec.

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Un Noël actualisé

Entre les cantiques religieux, les airs festifs et les classiques 1000 fois revisités, la musique du temps des Fêtes rebondit chaque année en une panoplie de nouveaux albums. Pendant qu’ils sont nombreux à rebrasser la même soupe à grand renfort de clochettes et de grelots, certains osent et ajoutent leur grain de sel au répertoire de saison. Qu’est-ce qui pousse un auteur-compositeur à s’attaquer à un sujet que d’aucuns décriraient comme déjà saturé? «Le Soleil» a posé la question à des artistes qui ont tenté l’expérience dans la dernière année.

Damien Robitaille l’admet sans gêne : il adore Noël et ses chansons. Elles font partie de ses traditions familiales et aussi de sa carrière musicale, lui qui a souvent été appelé à se produire pendant les Fêtes de fin d’année. Si bien qu’il a eu envie d’en mettre quelques-unes à sa main. Mais ce qui devait à l’origine être un album principalement fait de reprises est devenu Bientôt ce sera Noël, une collection sur laquelle il pose sa griffe sur plusieurs chansons, avec l’imaginaire et l’angle un peu décalés qu’on lui connaît. 

«Mon idée, c’était de faire des tounes qui m’ont touché quand j’étais jeune, des tounes religieuses. Je voulais donner un petit twist à tout ça», avance l’auteur-compositeur-interprète, qui a néanmoins pris la plume dans ce projet. Et son inspiration a fait boule de neige. «Après un bout de temps, je me suis dit : “coudonc, il manque de matériel dans le répertoire francophone. Ça ferait du bien de la nouveauté. Quelque chose de l’fun”», ajoute celui qui chante notamment une parade du père Noël, une déclaration d’amour à une emballeuse de cadeaux au centre commercial ou des célébrations dans ce qui ressemble à la fin du (ou d’un) monde. 

«Noël, ce n’est pas juste joyeux, observe-t-il. Il y a de la solitude, aussi. Il y a beaucoup de nostalgie. On peut être triste et heureux en même temps. C’est bizarre...»

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Gowan: rentrer à la maison

Entre le micro de la formation Styx, qu’il tient depuis déjà 20 ans, et son propre projet solo, Lawrence Gowan n’a pas le temps de chômer. Ça tombe bien, il n’y tient pas. L’auteur-compositeur-interprète, qui cultive depuis 35 ans sa relation avec ses fans québécois, renoue ces jours-ci avec eux lors d’une tournée d’une douzaine de dates où il fait la part belle à ses albums «Strange Animal» et «Great Dirty World». Il fera notamment escale au Théâtre Granada, à Sherbrooke, 1er décembre et à la salle Albert-Rousseau — là même, nous dit-il, où il avait offert son tout premier spectacle dans la capitale — le 9 décembre. Entretien.

Q Ça vous fait quoi de voir que vos fans québécois sont toujours attachés à vos chansons après plus de trois décennies?

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Jay-Z agacé par... un abécédaire

SYDNEY — Le célèbre rappeur Jay-Z poursuit un petit site Internet marchand australien pour avoir utilisé son nom et une de ses chansons dans des livres pour enfants, selon un journal australien.

Shawn Carter, plus connu sous son nom de scène Jay-Z, a engagé le 22 novembre une action en justice devant la cour fédérale australienne, accusant The Little Homie d’avoir enfreint le droit à la propriété intellectuelle, qui propose un livre d’apprentissage et un carnet de coloriage pour enfants, dont le titre est A B to Jay-Z.

Le quotidien australien The Age a affirmé mardi que, selon les avocats du chanteur, cette société a tiré profit de l’image du chanteur et utilisé les paroles de sa chanson 99 Problems.

Ces deux abécédaires, qui se veulent d’«inspiration hip-hop», reprennent une partie des paroles de la célèbre chanson du rappeur américain. Un portrait de Jay-Z apparait en dernière page, pour la lettre Z.

Selon The Age, le rappeur a demandé à cette société de mettre fin à la vente de ces livres en mars 2018, mais cette dernière a continué «délibérément et sciemment» d’utiliser son portrait et ses paroles.

L’uilisation du nom du rappeur, de son image et des paroles «a été calculée pour blesser, a blessé et continue de porter atteinte à la réputation et la bonne volonté de M. Carter», soutient l’accusation.

L’affaire doit faire l’objet d’une première audience le 6 décembre.

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Diane Dufresne et l’OSQ: le charme des sorcières

CRITIQUE / Sous les lustres sertis de plantes, sur un trône paré d’herbes folles, Diane Dufresne s’impose comme une reine de théâtre, armée de sa voix inimitable et de ses textes forts. Entourée de la cour agile des musiciens de l’OSQ, elle a livré son concert «Meilleur après» avec cœur et humour.

Dès qu’elle se met à remplir la salle de concert, la voix de Diane Dufresne en impose. «La voix n’était pas parfaite. C’est sec, ici, n’est-ce pas?» s’est-elle excusée en fin de course. Et pourtant, le grain, la force, ces inflexions qui modulent les phrases pour faire de chaque texte un récit envoûtant ont fait opérer la magie. 

L’habillage du spectacle, tout comme la musique arrangée, voire composée par le maestro Simon Leclerc, était empreint d’un caractère mystérieux, proche de la forêt et des contes. On avait par moments l’impression d’assister à un oratorio où Diane Dufresne aurait tenu tous les rôles. Espadrilles aux pieds et drapée dans des vêtements signés Marie Saint Pierre, elle a arboré couronne et voilage pour chanter La Star et Cendrillon. Sous une casquette grise, elle a chanté ses hymnes dénonçant la disparition des espèces et la peur qui ronge et qui sème le malheur. L’état du monde et les métamorphoses environnementales à venir ont été au cœur d’un segment où l’artiste a dévoilé plus longuement ses réflexions sur le sujet.

Sans lasser, avec le sens de la formule, elle a présenté chaque chanson comme on déclame des poèmes. On la voyait dès la première chanson chercher les spectateurs, la main sur le front pour déjouer les lumières vives qui l’enveloppaient sur scène. Elle a su les faire rire, les surprendre avec ses costumes — dont une phénoménale perruque surmontée de plumes pour le rappel. Elle les a même convaincus de pousser des cris d’animaux après la chanson L’arche, et les a fait chanter sur Hymne à la beauté du monde. 

Le concert comprenait surtout de nouvelles chansons de son 14e album studio, Meilleur après. «Je ne suis pas reposante, c’est ça qui est bien!» a-t-elle commenté en annonçant ses couleurs dès le début. Ceux qui auraient souhaité entendre ses hits passés ont plutôt eu droit à une artiste entière, qui n’a jamais cessé de créer et qui, à 75 ans «bien portés» (les mots sont d’elle), est loin de s’asseoir sur ses lauriers.

Le fait que leur invitée traverse souvent le centre de la scène d’avant en arrière et se retrouve au centre de l’orchestre a contribué à garder les musiciens au cœur de l’action, plutôt qu’en arrière-plan. Le pianiste Olivier Godin est venu jouer plusieurs pièces avec eux, ajoutant une couche mélodique généreuse sur des pièces musicalement éclatées. 

S’il est un peu étrange de dire que la grande Diane Dufresne est une belle découverte, l’envie est tout de même forte d’utiliser cette expression ici.

Le spectacle Diane Dufresne — Meilleur après sera de nouveau présenté mercredi au Grand Théâtre de Québec.

Musique

Diane Dufresne: «Je suis une vieille de mon temps»

Il en a coulé de l’eau devant le Château Frontenac depuis le premier spectacle symphonique de Diane Dufresne, au Colisée de Québec, à l’hiver 1988. Même si elle ne se souvient pas de «tous les détails» de cette soirée baptisée «Symphonic n’Roll», la colorée diva en parle comme d’un moment magique où elle n’a fait qu’un avec le public.

De voir ces milliers de spectateurs l’acclamer, bon nombre déguisés et arborant des costumes excentriques à son image, reste pour elle un souvenir des plus heureux.

«Ç’a été une soirée extraordinaire. J’étais très angoissée parce que c’était une première pour moi», glisse la chanteuse en entrevue téléphonique. «Je portais une grande jupe avec plein d’instruments de musique. Je l’avais reçue l’après-midi et je chantais le soir. Mais ce dont je me souviens le plus, c’est l’énergie et la ferveur du public.»

Diane Dufresne, la seule et unique, est de retour cette semaine dans nos murs pour renouer avec ce concept, en collaboration avec l’Orchestre symphonique de Québec, cette fois pour célébrer les chansons de son 14e album, Meilleur après. Elle en profite également pour revisiter sous de nouveaux arrangements quelques succès du passé.

Déjà présenté à Montréal et à Ottawa — Trois Rivières l’accueillera en juin 2020—  le spectacle traversera l’Atlantique le 5 décembre, question de permettre à la chanteuse de régaler ses fans parisiens qui l’avaient découverte, il y a 40 ans, en Stella Spotlight dans Starmania.

Aller vers les gens

De cette symbiose entre les arrangements classiques et la musique populaire, la chanteuse ne s’en lasse pas, même si passer d’un orchestre symphonique à un autre réclame une grande capacité d’adaptation. «C’est pas reposant, mais on se met de l’Antiphlogistine dans le dos et on y va...» lance-t-elle dans son langage imagé.

La chanteuse a mis toute sa confiance dans le chef et directeur musical Simon Leclerc pour qui elle ne tarit pas d’éloges. «C’est le chef qui compte. Simon est un poète musical, un grand musicien.» Et de vivre la rencontre de ces deux courants nullement en opposition à son avis — «Dans son temps, Mozart était un artiste pop» — la comble au plus haut point, Son répertoire est ainsi éclairé sous un autre jour. «La réussite, pour moi, c’est de chanter de nouvelles chansons et que le public ne se rende pas compte que c’est du nouveau [matériel].»

Continuer à chanter, avoue-t-elle, c’est sa façon «d’aller vers les gens». Que ce soit sur scène ou encore lors de ses expositions en arts visuels, où elle s’arrime à son besoin viscéral de solitude, Diane Dufresne croit fermement que «le public a besoin qu’on soit près de lui». 

Protéger notre paradis

Même si ses plus folles années sont derrière elle, Diane Dufresne n’en demeure pas moins habitée par un désir de communier aux nouvelles réalités. L’amour, elle le chantera toujours. La vieillesse s’est invitée au bataillon (avec Aimer ce que tu vois, composée par Daniel Bélanger). C’est sans compter sur son engagement, inébranlable, pour la protection de l’environnement. Son spectacle Terre Planète Bleue remonte à 2008, autant dire à une éternité dans l’état actuel des choses.

«J’ai commencé à m’intéresser au sujet dans les années 90, avec les conférences de Hubert Reeves. À l’époque, je passais pour une cinglée.» La suite (morose) des événements, couplée à l’inaction des gouvernements, confirme ce qu’elle voyait venir.

«Je regarde la petite Greta (Thunberg) que l’on critique beaucoup, mais la réalité c’est que les jeunes comme elle vont devoir composer avec un gros problème de survie. Ce n’est pas quand on meurt qu’on voit le paradis. Le paradis, il est ici, avec la nature, les oiseaux, le changement des saisons. Tout cela risque d’être chamboulé.»

Elle applaudit aux progrès, comme la voiture électrique, qui permettent de croire en des jours meilleurs, mais dans son for intérieur, elle se demande ce qu’elle peut faire de plus que «de dire et de chanter» ses tourments et espoirs. «Parler de sujets lourds, mais avec du beau», précise-t-elle.

À l’essentiel

À 75 ans, Diane Dufresne prend les choses au jour le jour. Son prochain projet est toujours celui qui est en marche. Les années filent, elle en est la première consciente. D’où l’importance d’en profiter à plein.

«Je suis dans mes supplémentaires, et non pas en début de carrière. Je suis devenue une vieille de mon temps. Quand on a mon âge, on perd beaucoup moins de temps que lorsqu’on est jeune, on va à l’essentiel. Il y a tellement de choses que je me suis privée de faire parce que j’étais tellement timide. L’âge permet de me rattraper.»

Le spectacle Meilleur après, présenté avec l’Orchestre symphonique de Québec, est à l’affiche au Grand Théâtre, mardi et mercredi à 20h.

Musique

Rappeur condamné un an de prison pour insulte à la police au Maroc

SALÉ — Le rappeur marocain Gnawi, coauteur d’un titre polémique qui cumule 15 millions de vues sur YouTube, a été condamné lundi à un an de prison pour «outrage à fonctionnaire public».

«Je suis un artiste, mon boulot c’est de défendre mes droits et les droits du peuple, ce n’est pas la première fois que je subis une humiliation de la police. Depuis que je suis né, je ne cesse de subir des humiliations», a-t-il lancé pour sa défense devant le tribunal de Salé.

Musique

La mort d’une vedette de K-Pop suscite un débat sur le cyberharcèlement

SÉOUL — La mort apparemment par suicide d’une jeune vedette de la K-Pop, Goo Hara, victime de «revenge porn», a bouleversé ses admirateurs et suscité lundi un débat en Corée du Sud sur le harcèlement en ligne.

Le corps de l’ex-membre du groupe Kara a été retrouvé dimanche chez elle à Cheongdam, un quartier cossu de Séoul.

La police, qui enquête sur les causes de la mort, envisage, selon l’agence Yonhap, la piste d’un suicide.

S’il est confirmé, ce serait la deuxième fois en un mois qu’une vedette du milieu ultracompétitif de la pop coréenne met fin à ses jours.

En mai, la vedette de 28 ans avait présenté ses excuses à ses admirateurs après son hospitalisation à la suite d’une tentative de suicide présumée, confiant être «angoissée par un certain nombre de problèmes».

Sa mort a déclenché une pétition en ligne sur le site du bureau du président sud-coréen, réclamant des châtiments plus sévères contre la cybercriminalité et les commentaires abusifs en ligne. La pétition a recueilli en un jour plus de 20.000 signatures.

La chanteuse a été en effet l’an dernier victime du chantage d’un ancien petit ami, Choi Jong-bum, un coiffeur qui, après leur rupture, menaçait de rendre publiques des vidéos à caractère sexuel et ainsi de «mettre fin à sa carrière d’artiste». Des images de caméras de surveillance avaient montré la chanteuse à genoux devant lui, apparemment pour le supplier de ne pas le faire.

L’homme avait été condamné en août pour de nombreux délits, dont tentative de chantage, recevant une peine de prison avec sursis. Malgré tout, la vedette s’était retrouvée cible de nombreux commentaires malveillants en ligne. Avant la découverte de son corps dimanche, on pouvait lire sur son compte Instagram de nombreux commentaires humiliants sur son apparence et son passé avec cet ex.

Goo Hara a chanté de 2008 à 2015 avec Kara, un des deux groupes les plus en vue de la K-Pop. A la séparation du groupe, elle s’était lancée dans une carrière en solo, terminant la semaine dernière une tournée au Japon.

Un tabou

Le taux de suicide en Corée du Sud est un des plus élevés au monde. Selon le gouvernement, le suicide est une des principales causes de mortalité avant 40 ans. La souffrance mentale reste également une question taboue en Corée du Sud, dissuadant de nombreuses personnes de demander de l’aide.

La mort de Goo fait écho, en octobre, à celle de son amie Sulli, autre vedette de la K-Pop, victime longtemps elle aussi de harcèlement en ligne.

«Il n’y a pas si longtemps, nous avons perdu quelqu’un à la suite de commentaires haineux et cela ne peut plus se reproduire», dit la pétition. «S’il vous plaît, protégez les gens contre les commentaires de haine et les critiques qui se propagent comme un virus».

Derrière les paillettes et le glamour, le monde de la K-Pop est connu pour être sans merci. Le renoncement à sa vie privée, le harcèlement en ligne et la pression pour maintenir à tout instant une image parfaite sont le lourd prix à payer pour ses vedettes.

Des vedettes comme Goo et Sulli sont sélectionnées très jeunes par des agences, avant 15 ans, vivent sous étroit contrôle et enchaînent concerts, promotion, répétitions et entraînements.

«Nous devons faire attention à chacune de nos actions et ne pouvons partager nos souffrances avec personne, même avec nos amis et la famille», avait confié Goo cette année.

«Vous avez droit à la liberté d’expression, mais pourriez-vous s’il vous plaît réfléchir à deux fois avant de poster un commentaire malveillant? avait-elle ajouté à l’adresse des internautes.

«Peut-être ne pouvais-tu entendre les voix d’amour et de soutien parce qu’elles étaient couvertes par les messages de haine», écrit un admirateur sur le compte Instagram de Goo.

«Combien d’autres victimes après Sulli et Goo faudra-t-il avant de comprendre la souffrance que causent les commentaires malveillants?», écrit un autre admirateur en deuil.

Musique

Céline Dion au sommet du Billboard 200 pour la première fois en 17 ans

LOS ANGELES — Pour la première fois en plus de 17 ans, un album de Céline Dion est au sommet du classement du Billboard 200.

En effet, son nouvel album studio, «Courage», lancé le 15 novembre dernier sur étiquette Columbia Records, a dominé la semaine qui a pris fin le 21 novembre.

C’était la cinquième fois qu’un disque de Céline Dion dominait le Billboard 200. Ce fut précédemment le cas pour «Falling Into You» en 1996, «Let’s Talk About Love» en 1998, «All the Way... A Decade of Song» en 1999 et en 2000 et «A New Day Has Come» en 2002.

La chanteuse québécoise est seulement la 13e artiste et la quatrième femme à avoir figuré au sommet du classement dans trois décennies différentes.

«Courage» est le premier album en anglais de Céline Dion depuis 2013. Son disque en français «Encore un Soir» a été lancé en 2016.

En deuxième place du plus récent classement Billboard 200 figure Tory Lanez avec «Chixtape 5». Il est suivi par Post Malone pour «Hollywood’s Bleeding», «Lover» de Taylor Swift et «What You See Is What You Get» de Luke Combs.

Les American Music Awards en images

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Drake reçoit un cadeau unique de son tatoueur

TORONTO — L’artiste tatoueur de Drake voulait lui offrir un cadeau unique lorsque celui-ci s’est installé dans sa somptueuse nouvelle résidence valant plusieurs millions de dollars. Mais que donner à une vedette mondiale qui peut acheter tout ce qu’elle veut?

Inal Bersekov dit s’être posé la question avant de se lancer dans un projet d’art visuel. Il a transformé 50 billets de 100 $ US en une vitrine de personnalités des milieux culturels, sportifs et politiques. Les visages de ces personnalités remplacent celui de Benjamin Franklin.

Drake a dévoilé vendredi l’oeuvre d’art intitulé Les Nombreux Visages de Benjamin Franklin par l’entremise d’instragram, soulignant les portraits dessinés au crayon de Whitney Houston, de LeBron James et de Tiger Woods. Le cadeau inestimable comprend également les portraits du comédien canadien Jim Carrey sous les traits du Mask et de l’ancien maire de Toronto, Rob Ford.

«Je me suis demandé ce que je pourrais lui donner à titre d’ami? On ne peut rien acheter pour ce gars-là, a raconté M. Bersekov au cours d’un entretien téléphonique. Je me suis dit que je pouvais lui donner quelque chose que j’aurais fait moi-même. Cela est plus significatif que l’argent.»

Il a présenté son concept à Drake qui a été intrigué par l’idée de reproduire les visages des gens qui l’ont influencé.

«Nous avons parlé des personnes qui l’ont réellement inspiré d’une façon ou d’une autre, a ajouté l’artiste. Il est assez secret à ce sujet. Il ne dira jamais: ‘ok, ce gars-là m’a inspiré pour ça’. Il m’a plutôt donné par hasard des noms ici et là.»

La relation entre les deux hommes a commencé à se développer il y a quelques années lorsque le rappeur a contacté l’artiste par Instragram. Après une rencontre à Toronto, Drake a engagé Inal Bersekov afin qu’il améliore le tatouage déjà existant reproduisant la chanteuse Sade sur son torse.

Les deux hommes se sont bien entendus. M. Bersekov a dessiné de nombreux autres tatouages à Drake en utilisant son style hyper réaliste.

Plus tôt cette année, il a dessiné sur l’avant-bras de Drake un croquis montrant le chanteur saluant les Beatles en les croisant sur Abbey Road, un petit rappel du fait que le Torontois a devancé les Britanniques pour le plus grand nombre de chansons au palmarès de Billboard. Drake l’avait révélé sur Instagram, suscitant du même coup la colère de certains admirateurs des Beatles qui estimaient qu’il s’agissait d’une insulte envers le légendaire groupe anglais.

Proposer Les Nombreux Visages de Benjamin Franklin a été une expérience tout à fait unique pour M. Bersekov qui est né en Russie, mais qui a été élevé en Belgique. L’idée était de dessiner des portraits au crayon afin de ne pas détruire les billets de banque, ce qui, selon lui, dissipe toute inquiétude au sujet de la légalité de l’oeuvre.

Parmi les autres visages que l’on retrouve sur l’oeuvre d’art, on peut noter Lil Wayne, Hugh Hefner, Adele et Barack Obama.

Le choix le plus surprenant est sans doute celui de Doug Ford, le controversé maire de Toronto impliqué dans une controverse lorsqu’une vidéo le montrant en train de fumer du crack a été diffusée.

M. Bersekov dit n’avoir jamais remis en question les choix de son ami.

«J’étais sur le point de lui demander, mais je ne pose généralement jamais des questions, mentionne-t-il. Ce n’est pas quelque chose de personnel pour moi. Je ne lui ai pas demandé pourquoi il voulait inclure le maire.»

L’artiste indique qu’un ami commun avait remis l’oeuvre à Drake plus tôt ce mois-ci. Il ne sait pas où le chanteur comptait l’accrocher.

Sa relation avec le rappeur canadien et la Ville-Reine lui a laissé une impression positive. Il envisage même de s’installer dans le pays avec sa femme. Ils n’ont pas encore commencé le processus d’immigration, mais M. Bersekov a évoqué la possibilité de faire du pays la base de son travail.