Musique

Patrice Michaud, passeur du prochain Festival de Petite-Vallée

MATANE — Patrice Michaud parrainera le 37e Festival en chanson de Petite-Vallée à titre d’artiste passeur. En guise de clin d’œil à sa chanson «Mécaniques générales», l’événement sera placé sous le thème «Oh! Mon bel ami». Toujours aussi éclectique, la programmation proposera quelque 35 spectacles qui seront présentés du 27 juin au 6 juillet sur la longue pointe du village gaspésien.

«C’est un immense privilège pour moi d’être nommé passeur du Festival, 10 ans pile après mon passage là-bas, a confié au Soleil l’interprète masculin de l’année aux deux derniers galas de l’ADISQ. Je suis fortement attaché à cet événement, à son organisation et à la population de ce coin. On se connaît bien. C’est carrément une seconde famille. Très excité d’y être!» En 2009, l’auteur-compositeur-interprète originaire de Cap-Chat, en Haute-Gaspésie, était monté sur les scènes du Festival pour la première fois en tant que chansonneur (participant de la relève).

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Un an après sa mort, les admirateurs de Johnny Hallyday lui rendent hommage

PARIS — Un an après la mort de Johnny Hallyday, plus d’un millier d’admirateurs sont venus assister dimanche matin à une cérémonie dédiée à leur idole, en l’église de la Madeleine à Paris, là même où s’était déroulé «l’hommage populaire» au rockeur.

À l’intérieur de l’église, plus d’un millier de personnes étaient réunies pour assister à une messe en hommage au chanteur, et des centaines de admirateurs qui n’avaient pu entrer dans le bâtiment, le nombre de places étant limité, étaient massés autour du célèbre monument parisien.

«Que le désespoir soit pour nous source d’espérance», a lancé au début de la cérémonie le père Bruno Horaist, le curé de la Madeleine, qui anime une messe en mémoire du chanteur le 9 de chaque mois, en écho à l’hommage populaire qui avait été rendu le 9 décembre 2017 à la vedette décédée quatre jours plus tôt.

L’office, où le célèbre refrain de Johnny «Retiens la nuit» (signé Aznavour) a résonné pendant la communion, était retransmis en direct sur la chaine catholique KTO et sur YouTube.

Plusieurs admirateurs interrogés par l’AFP ont fait part de leur grande émotion avant la messe.

«On est émus, c’est comme la famille, c’était quelqu’un qu’on aimait», a raconté Maria, 65 ans, une rose blanche à la main, accompagnée par Michel, 55 ans, pour qui cette cérémonie était l’occasion de rattraper son absence il y a un an. «Je voulais absolument venir à ses obsèques et je n’avais pas pu venir», explique-t-il.

«C’est un jour très important pour nous, d’ailleurs on est nombreux et ça veut dire beaucoup :  on est là pour se recueillir pour notre idole, on ne l’a pas oublié et on l’oubliera jamais», a confié à l’AFP Serge, 59 ans, qui a fait le déplacement depuis Toulouse.

Lui non plus n’avait pas pu venir à l’hommage organisé il y a un an, qui avait rassemblé dans Paris des centaines de milliers de personnes. Après un cortège de 700 motards pour accompagner le cercueil du chanteur sur les Champs-Elysées, une messe d’obsèques s’était déroulée à la Madeleine, en présence de la famille du chanteur, de ses musiciens et de nombreuses personnalités.

Christine 73 ans, venue du Val-de-Marne avec ses amies Claudette et Marie-Anna, a quant à elle du mal à contenir ses larmes. «C’est ma jeunesse, quand il passait à la télé, mon père changeait de chaîne...», se rappelle-t-elle. Admiratrice de Johnny depuis toujours, elle avait assisté à plusieurs de ses concerts, notamment à la Tour Eiffel et aux arènes de Nîmes.

Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, le patron de Warner France, la maison de disques de Johnny Hallyday depuis 2006, rappelle à quel point ses admirateurs comptaient pour la rockstar: «Pour lui le plus important, c’était le public. Il pouvait passer des heures sur internet pour savoir ce que ses fans en pensaient», souligne Thierry Chassagne.

Des admirateurs qui, depuis octobre, se sont précipités sur l’album posthume de Johnny Hallyday, toujours en tête du charts et dont les ventes atteignent désormais «plus de 1,2 million, dont 97% d’albums physiques», précise M. Chassagne. Selon lui, «on a beaucoup parlé de l’image écornée de Johnny à cause des questions d’héritage. Cette adhésion fantastique du public prouve le contraire.»

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Panorama: spécial disques de Noël

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Happy Xmas, album blues rock d’Eric Clapton ***1/2

Il ne faut pas se fier au titre du récent effort d’Eric Clapton. D’abord, parce que c’est le disque de Noël pour ceux qui ne veulent pas un disque de Noël pour le temps des Fêtes. Ensuite, parce que ce n’est pas terriblement joyeux. Le guitariste anglais de génie a toujours eu un peu, pas mal le blues et Happy Xmas reste dans la note. Sa seule composition, For Love on Xmas Day est une complainte, celle d’un homme qui se meurt de solitude un peu plus chaque jour et espère le retour de l’être cher pour le jour de Noël (il y a une parenté musicale avec son mégasuccès Tears in Heaven). Every Day Will Be Like a Holiday est du Clapton pur jus. Quant aux classiques, «Slowhand» les met à sa main: White Christmas est presque méconnaissable avec un traitement blues alors que Silent Night a droit aux accents reggae. Un très bon album, à l’exception de Jingle Bells (In Memory of Avicii), un hommage électro au regretté DJ, qui ressemble à une verrue dans le milieu d’un visage. Mais, bon, ça s’enlève. Éric Moreault

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Un spectacle sur la musique d’Harmonium au Capitole l’été prochain

Serge Fiori a beau essayer de rester zen, ce qu’il vit comme tourbillon émotionnel depuis qu’il travaille à la confection musicale d’un spectacle axé sur la musique d’Harmonium, en collaboration avec le cirque Éloize, dépasse tout ce qu’il a connu. «Ça me brasse de revisiter tout ça. C’est comme voir le portrait de ma vie. Je fais juste penser à ça, câline…»

Le spectacle baptisé Serge Fiori, seul ensemble — en écho aux paroles de la pièce Le corridor/Les premières lumières, du mythique album L’Heptade — connaîtra son baptême le 6 mars, à Montréal, avant de s’installer au Théâtre Capitole de Québec à compter du 20 juin.

Depuis deux mois, Fiori travaille intensément avec son complice Louis-Jean Cormier sur l’enveloppe musicale du show, à partir des pistes originales. Des extraits de l’album 200 nuits à l’heure, composé avec Richard Séguin, figurent également au programme.

«On fait une écoute cette semaine [en présence de journalistes montréalais] et j’ai pas dormi de la nuit. On va loin dans nos expériences. Il y a eu des larmes […] Chaque jour, on est en studio. Le soir, je continue à écouter ça.»

À lui seul, le choix des 17 chansons qui renaîtront sur scène pendant deux heures, à travers les performances d’une vingtaine d’acrobates et de danseurs, représentait un défi en soi. Les décisions crève-cœur ont été nombreuses. Par exemple, la magnifique et inoubliable Comme un sage, qui dure 12 minutes, a dû être amputée de moitié.

«L’important, c’était de ne pas dénaturer les chansons. L’essentiel a été conservé, je n’ai pas de regrets. Je n’arrête pas de l’écouter.»

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Garou, un «entertainer» en mission

En quelques jours cet automne, Garou est passé d’une grande scène extérieure installée au pied du Burj Al Arab, le prestigieux hôtel sept étoiles de Dubai, au volant de son pick-up sur sa terre en Estrie. Une vie de contrastes, vous dites?

«C’est l’équilibre dans la diversité», résume celui qui offrira une résidence de spectacles au Capitole dans le temps des Fêtes (lire autre texte). «C’est ce que j’aime le plus, ajoute-t-il. Si je peux faire une période où je me magane, où je travaille physiquement, ça me remet tellement dans une humilité totale. Et après, on part en tournée et c’est la folie furieuse. Dès que je suis parti, j’ai hâte de revenir à ma terre. Beaucoup de Québécois disent: “ouain, tu habites en France depuis longtemps”. Heille! Je n’ai jamais habité en France et je ne peux pas être plus Québécois qu’en ce moment. Je suis vraiment ancré, enraciné…»

Pour résumer la situation, il y a Garou le chanteur, qui est revenu tout récemment d’une tournée qui l’a fait voyager entre la Turquie, les Émirats arabes unis, la Pologne, la Russie et l’Ukraine. Il y a Garou la personnalité télé, qu’on a pu voir à La voix de notre côté de l’Atlantique et à The Voice en France. Il y a Garou l’entrepreneur, copropriétaire de restaurants à Montréal, Paris et maintenant Doha. Et il y a Garou le gars de bois, qui travaille sur sa terre en Estrie. 

«J’ai énormément de chance, évoque-t-il. J’ai le luxe de faire les choses dont j’ai envie. Et quand il y a une mission, je la prends. J’ai eu un début de carrière fulgurant dans la Francophonie. J’avais René Angélil comme manager. Ma place se taillait. Là, j’ai fait: “Wô… Je ne vais pas m’emporter.” Je n’ai pas l’ambition d’être le plus grand chanteur. Je ne suis pas là du tout dans ma tête. Je veux m’amuser, je suis un entertainer avant tout.»

Tourisme et Francophonie

Pour reprendre ses mots, Garou est un homme en missions. Au pluriel. Parmi celles-ci, il a à cœur de faire rayonner la Francophonie, lui qui a selon sa propre observation «la chance inouïe d’être un francophone convoité dans des pays non francophones» depuis qu’il a interprété Quasimodo dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

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La liste: 5 chansons de Noël bien de chez nous

1. C’est Noël (Paul et Paul)

Tous les amateurs d’humour absurde craquent pour ce classique de Claude Meunier et de Serge Thériault, alias les frères Noël et Janvier Denuy, nés à la belle époque de Paul & Paul. On nage en plein délire avec «le sapin [qui]entonne les clameurs car dans la crèche ronronne le sauveur» et ce «mononcle René [qui] fait du maudit bon pâté». Sans oublier un mémorable solo de cloches... Normand Provencher

2. Le temps d’une dinde (Roland Hi! Ha! Tremblay) 

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Les Violons du Roy nommés aux Grammys

NEW YORK — Les Violons du Roy sont en nomination aux Grammys dans la catégorie Meilleur album solo de chant classique, pour son projet ARC-Handel/Glass, imaginé par Anthony Roth Costanzo et dirigé par Jonathan Cohen pour Decca Gold. Il s’agit d’une première nomination aux Grammys pour les Violons du Roy.

Par ailleurs, le rap a fait une nouvelle démonstration de force vendredi avec huit nominations aux Grammys pour Kendrick Lamar et sept pour Drake, dans un tableau général beaucoup plus féminin.

C’est un nouveau triomphe pour le rap, qui peine néanmoins jusqu’à présent à s’imposer au palmarès final, le dernier prix dans la catégorie reine d’album de l’année remontant à 14 ans.

Kendrick Lamar a déjà glané 12 Grammys, dont 5 pour son album DAMN lors de la dernière édition. Cette fois, c’est l’album inspiré du film Panthère noire qui a valu à Kendrick Duckworth, de son vrai nom, ces nouvelles nominations.

Il est nommé cette année pour la quatrième fois dans la catégorie album de l’année, qu’il n’a jamais remportée.

Toujours au rayon hip-hop, Childish Gambino a décroché cinq nominations et se présente en force dans les catégories enregistrement de l’année et chanson de l’année avec son titre-choc This is America aux multiples références sociétales et politiques. 

Grands absents, les chanteuses Taylor Swift et Ariana Grande, introuvables dans les catégories majeures. La première a pourtant réalisé les meilleures ventes d’albums aux États-Unis en 2018 avec un disque de rupture. Pour autant, le tableau des nominations témoigne de l’évolution réclamée par une partie de l’industrie musicale, avec beaucoup plus d’artistes féminines.

Cinq des huit nommés dans la catégorie album de l’année sont des femmes, une proportion qui monte à six sur huit dans celle de meilleur nouvel artiste.

La chanteuse folk Brandi Carlile, avec six nominations, ainsi que la rappeuse Cardi B et Lady Gaga, qui en ont reçu cinq chacune, sont les figures de proue de cette vague féminine.

La cérémonie des Grammy  aura lieu le 10 février  à Los Angeles, après un bref passage par New York en janvier dernier.

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La sortie libératrice de Bruno Marcil

Si ce n’était de ses deux filles de 9 et 11 ans, Bruno Marcil n’aurait peut-être jamais lancé son deuxième album. Les chansons, extrêmement personnelles, étaient prêtes depuis trois ans, pourtant. Un peu échaudé par son expérience sur la scène musicale, leur créateur avait mis sur une tablette son chapeau d’auteur-compositeur-interprète pour privilégier celui d’acteur, un métier qui lui a souri dans les dernières années. Il a finalement dévoilé Les marches lentes il y a quelques jours. Un geste qui s’est avéré pour le moins libérateur...

«Mes filles m’ont motivé, explique Bruno Marcil. Moi-même, j’aimais beaucoup mon disque. Mais en même temps, j’avais peut-être une pudeur de le sortir, comme c’est très personnel, très fragile. Quand elles ont su qu’il n’était pas sorti, elles ont dit : “Voyons donc!” J’ai décidé de lui laisser la chance de vivre.»

Retour en arrière. En 2007, Marcil a fait paraître l’album Pas dormir, qui l’a notamment amené à se produire en première partie de spectacles de Robert Charlebois… Une expérience au final un peu difficile pour l’auteur-compositeur-interprète. 

«C’était super de faire ça, c’était super gentil de sa part de m’inviter. Mais concrètement, ce n’est tellement pas le fun à faire! Les gens, ce n’est pas toi qu’ils viennent voir, c’est lui. Faut que tu te prouves, t’essaies d’être le fun», avance le musicien, qui raconte avoir ressenti un malaise dans ce qu’il décrit comme «un cirque où on quête de l’attention».

Pour cette raison, il a sorti Les marches lentes «du bout des doigts». Sa relationniste de presse nous avait dit qu’il avait hésité à donner des entrevues. Au bout du fil, Marcil confirme. «Je veux que l’album ait la chance d’exister, mais je ne veux pas jouer de game avec lui. Je veux être sincère comme il l’est. Et s’il prend sa place, il prendra sa place», note-t-il à propos de cette œuvre d’une sincérité palpable, sorte de journal intime musical sur lequel le père, le fils et l’amoureux qu’il est se mettent à nu.

Les réactions qu’il a reçues dans la foulée de la parution de ses chansons l’ont convaincu de prendre la parole. «Des gens que je ne connais pas m’ont écrit, confie-t-il. C’était très touchant. Ce que je souhaitais intérieurement se concrétisait. Cette vulnérabilité que je mets de l’avant, c’est dans le but d’ouvrir un dialogue avec l’autre.»

«C’est une manière de dire : “ça c’est ma vie et elle est un peu croche”. En même temps, elle est lumineuse, mais elle peut avoir ses côtés tristes, comme la vie de pas mal de monde, je pense. C’est ça que j’ai reçu [comme commentaires]. Ça m’a fait me dire : “OK, c’est correct, je suis capable d’aller en avant avec cet album-là”.»

Musique retrouvée

Comédien qu’on a notamment pu voir dans Olivier et Mémoires vives, Bruno Marcil sera en vedette cet hiver dans l’adaptation de la série française Dix pour cent. Il raconte avoir renforcé un rapport à la musique qui s’effritait en proposant finalement son disque, mitonné avec la complicité de son grand ami Philippe Brault et sur lequel on peut entendre la voix d’une autre amie, Ariane Moffatt.

«J’ai écrit les pièces au cours de quelques années. Je les ai enregistrées, elles étaient finies. Mais je ne sortais pas l’album et plus le temps avançait, moins je jouais de musique. Je n’étais plus capable d’écrire de nouvelles pièces. Je me suis mis à vendre mes guitares», relate Marcil, qui a notamment cédé à Safia Nolin une «vieille Gibson», qu’il aimait beaucoup.

«Je laissais tranquillement la musique partir de ma vie, reprend-il. Je trouvais ça bien dur. À un moment, je me suis dit qu’il fallait que je sorte l’album, sinon j’allais vendre ma dernière guitare. Là, l’album est sorti et l’envie de faire un show, l’envie de peut-être écrire autre chose, tout ça me revient d’un coup. Il y a deux semaines, je ne l’avais pas. Il y a deux semaines, j’hésitais encore à le sortir...»

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Première au Met: Nézet-Séguin rappelle ses musiciens pour les salutations

NEW YORK — Yannick Nézet-Séguin a pris la rare initiative de ramener tout l'orchestre sur scène lors des salutations, au terme de sa première représentation en tant que troisième directeur musical de l'histoire du Metropolitan Opera.

Le chef québécois de 43 ans a dirigé mardi soir la première d'une nouvelle production de La Traviata de Verdi, réalisée par Michael Mayer, lauréat d'un Tony Award, sur Broadway, à New York. L'opéra met en vedette Diana Damrau, Juan Diego Flores et Quinn Kelsey.

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La vidéo d’Ariana Grande «Thank U, Next» enchaîne les records

NEW YORK — La nouvelle vidéo de la chanteuse américaine Ariana Grande «Thank U, Next» a battu plusieurs records depuis sa mise en ligne vendredi, devenant notamment la plus rapide à atteindre 100 millions de vues sur YouTube.

Grande a eu besoin d’un peu plus de trois jours seulement pour franchir cette barre et détrôner le Sud-Coréen Psy, qui avait mis quelques heures de plus pour hisser son Gentleman au-delà des 100 millions de visionnages, en 2013. La jeune femme de 25 ans avait savamment fait monter l’attente autour de cette vidéo ces dernières semaines, notamment en espaçant d’un mois quasiment la sortie du titre, le 5 novembre, et celle du clip.