Musique

Le chanteur R. Kelly inculpé de 10 chefs d’accusation d’abus sexuel

CHICAGO — R. Kelly, la vedette américaine du R&B accusée de multiples agressions sexuelles depuis des décennies, a été inculpé vendredi de 10 chefs d’accusation d’abus sexuel accompagné de circonstances aggravantes, dont plusieurs avec des mineurs, a annoncé une responsable du tribunal du comté de Cook, dans l’Illinois.

Selon cette même source, neuf des 10 charges concernent des personnes mineures âgées de 13 à 16 ans.

Le chanteur de 52 ans, récemment accusé de relation pédophile par un avocat, doit comparaître devant un tribunal du comté de Cook à Chicago, où il réside, le 8 mars, a expliqué la responsable du tribunal à l’AFP.

Le journal local Chicago Sun-Times indique pour sa part qu’un mandat d’arrêt a été émis contre R. Kelly.

Contacté par l’AFP, l’avocat du chanteur, Steve Greenberg, n’a pas répondu.

Toujours selon le Chicago Sun-Times, les crimes présumés vont de 1998 à 2010 et ont été commis contre quatre victimes, dont trois mineures.

«C’est fini» 

La semaine dernière, le très médiatique avocat Michael Avenatti --qui défend notamment l’actrice pornographique Stormy Daniels dans son litige l’opposant au président Donald Trump-- avait expliqué être en possession d’une nouvelle vidéo montrant R. Kelly ayant une relation sexuelle avec une mineure.

Il avait également expliqué avoir fait suivre «cette nouvelle preuve vidéo établissant la culpabilité» du chanteur à la procureure du comté de Cook.

«C’est fini», a-t-il estimé vendredi sur Twitter.

«Après 25 ans d’abus sexuels en série et d’agressions de filles mineures, il est temps pour R. Kelly de rendre des comptes», a-t-il ajouté.

La chaîne CNN a vu la vidéo transmise par M. Avenatti aux autorités.

«On y voit un homme nu qui semble être R. Kelly avoir plusieurs rapports sexuels avec la fille», avait décrit la chaîne américaine en précisant que cette dernière évoquait ses parties génitales en expliquant qu’elles avaient «14 ans».

Robert Sylvester Kelly, de son vrai nom, avait été inculpé en 2002 pour avoir filmé des actes sexuels entre lui et une jeune fille de 14 ans, mais finalement acquitté en 2008.

R. Kelly a été brièvement marié, en 1994, avec la jeune vedette de 15 ans, Aaliyah, dont les parents avaient fait ensuite annuler le mariage. La chanteuse et actrice est décédée depuis dans un accident d’avion.

Il est revenu dans la tourmente avec la diffusion en début d’année d’un documentaire le mettant en cause pour de multiples agressions sexuelles, notamment de filles de moins de 16 ans.

Une enquête a été ouverte à New York. La maison de disques Sony Music a notamment mis fin au contrat qui la liait à l’interprète de I Believe I Can Fly.

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The 1975 rafle la palme du «meilleur album» aux Brit Awards

LONDRES — Le groupe rock The 1975 a raflé la récompense très convoitée du «meilleur album britannique» de l’année aux Brit Awards, les récompenses britanniques de la musique pop, lors d’une cérémonie qui a également mis à l’honneur la chanteuse américaine Pink.

Avec son album A Brief Inquiry into Online Relationships, le groupe originaire des environs de Manchester a coiffé sur le poteau les autres nommés dans cette catégorie, notamment Florence and the Machine, l’auteur-compositeur-interprète George Ezra, ainsi que la chanteuse de 21 ans Jorja Smith, également nommée aux Grammy Awards (récompenses américaines).

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Festival d'opéra: Wagner dans l’œil de François Girard [VIDÉO]

Ça fait un bail qu’on n’a pas vu d’opéra de Wagner à Québec… Environ 97 ans, selon les recherches du directeur du Festival d’opéra, Grégoire Legendre. Avec la présentation du «Vaisseau fantôme» dans une mise en scène de François Girard, la disette prendra officiellement fin lors du neuvième rendez-vous célébrant le chant lyrique, qui se déploiera du 24 juillet au 4 août.

Coproduite par le Metropolitan Opera (MET) de New York et le De Nederlandse Opera d’Amsterdam, la pièce maîtresse du festival sera sa plus ambitieuse proposition à ce jour avec six solistes (Gregory Dahl, Andreas Bauer Kanabas, Johanni van Oostrum, Allyson McHardy, Éric Laporte et Eric Thériault), 68 choristes et un orchestre symphonique augmenté à 80 musiciens. Le spectacle sera offert en primeur dans la capitale et sera inclus dans la prochaine saison du MET.

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L’auteur-compositeur et interprète Mario Chenart meurt à 57 ans

SAINTE-THÉRÈSE - L'artiste natif de Lévis Mario Chenart est mort en fin de semaine dernière à l’âge de 57 ans.

L’auteur-compositeur et interprète natif de Lévis s’est d’abord révélé en devenant lauréat de sa catégorie au Festival international de la chanson de Granby (FICG) en 1990. Huit ans plus tard, on lui a remis le Félix de l’auteur-compositeur de l’année au gala de l’ADISQ.

Au long de sa carrière, Mario Chenart a travaillé avec une multitude d’artistes, ayant notamment écrit pour Marie-Denise Pelletier et Laurence Jalbert et ayant signé la direction artistique de nombreux galas.

Il a enseigné à l’École Nationale de la Chanson de Granby et a été directeur artistique du Gala de la chanson de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, où il a enseigné entre autres à Jean-François Breau, Annie Blanchard et Lisa LeBlanc.

On attribue aussi à Mario Chenart le mérite de s’être beaucoup impliqué dans la défense des droits d’auteur. Il a présidé la Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec de 2007 à 2012.

Mario Chenart laisse dans le deuil son épouse, Joëlle Lévesque, ses deux enfants, ses parents et son frère.

Sa famille recevra les condoléances le 2 mars prochain, de 17h00 à 21h00, et le lendemain dès 11h00 dans un complexe funéraire de Sainte-Thérèse, dans les Laurentides. Un hommage lui sera rendu ce même dimanche à 14h30 en la chapelle du complexe.

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Roger Waters critique le concert humanitaire pro-Guaido

CARACAS — Le musicien britannique Roger Waters, un des fondateurs du mythique groupe de rock Pink Floyd, a critiqué mardi le concert humanitaire prévu en Colombie, à la frontière avec le Venezuela.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, le musicien parle d'un «truc» qui «n'a rien à voir avec l'aide humanitaire».

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Triplé d’Ariana Grande au sommet des ventes

NEW YORK — La chanteuse américaine Ariana Grande s’est adjugée les trois premières places du dernier classement des ventes de disques aux États-Unis, publié mardi, une première depuis les Beatles, en 1964.

Le titre «7 Rings», qui reprend le thème de «My Favorite Things» de la comédie musicale «La Mélodie du bonheur», est arrivé en tête du classement, suivi par «Break Up With Your Girlfriend, I’m Bored» et «Thank U, Next».

Les trois titres sont issus de l’album «Thank U, Next», qui s’est lui aussi hissé au sommet des ventes dès la première semaine de sa sortie, selon le classement de Billboard, publié mardi.

C’est la première fois qu’un artiste ou un groupe prend le contrôle du podium depuis les Beatles en 1964. Les quatre de Liverpool y étaient parvenus, cette année-là, durant cinq semaines différentes.

Le 4 avril 1964, le groupe anglais avait même réussi à occuper les cinq premières places du classement des «singles».

Aucun autre artiste ou groupe n’a réussi à monopoliser le podium depuis la création du classement, en 1955.

«Thank U, Next» a passé sept semaines en tête des ventes de titres musicaux aux États-Unis, tandis que «7 Rings» vient d’enchaîner sa quatrième semaine en n°1.

Ariana Grande a reçu, il y a quelques jours, son premier Grammy Award, récompense de l’industrie du disque aux États-Unis, dans la catégorie meilleur album pop, pour son précédent opus, «Sweetener».

À 25 ans seulement, Ariana Grande a déjà vu 13 de ses chansons intégrer le top 10 et quatre de ses albums atteindre la première place.

Durant sa première semaine, l’album «Thank U, Next», a été écouté sur des plateformes musicales 307 millions de fois, un record pour un album pop.

Pour tenir compte des usages, les classements de Billboard intègrent les ventes physiques, les téléchargements et l'écoute en ligne.

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L’ADISQ annonce la création du Félix Artiste autochtone de l’année

MONTRÉAL - Un nouveau prix Félix récompensant un artiste autochtone sera décerné l’automne prochain.

L’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a en effet créé le Félix Artiste autochtone de l’année. Ce prix vise à récompenser l’artiste autochtone ayant le plus rayonné sur la scène musicale.

Les candidats devront être membres des Premières Nations ou de la nation inuite du Québec. La catégorie sera ouverte aux artistes s’exprimant en français, en anglais ou dans une langue autochtone. Le nouveau Félix sera présenté dans le cadre des Galas de l’ADISQ, qui seront diffusés en octobre.

En annonçant mardi la création de ce prix, l’ADISQ a expliqué qu’elle travaillait depuis un an à cette initiative en collaboration avec des organisations oeuvrant dans le domaine de la musique autochtone, dont la SOCAM. Le président de l’ADISQ, Philippe Archambault, a souligné que son organisation espérait ainsi promouvoir davantage le travail des artistes autochtones et avoir encore plus d’impact sur leur rayonnement.

La création de cette nouvelle catégorie est également appuyée par l’Assemblée des Premières Nations, Québec-Labrador (APNQL). Son chef, Ghislain Picard, a soutenu que les artistes autochtones jouaient un rôle inestimable dans la démarche de réconciliation et du vivre ensemble.

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RIDEAU: courtiser le Québec

S’ils nous arrivent d’Europe, le Québec ne leur est pas étranger pour autant. Et voilà qu’ils bravent l’hiver pour creuser leur sillon auprès des spectateurs et des diffuseurs d’ici. Les Français Joe Bel et Radio Elvis et ainsi que le Belge Témé Tan sont de ceux qui ont traversé l’Atlantique pour prendre part au volet international de RIDEAU, la grande foire des arts de la scène qui se déploie cette semaine dans la capitale. Le Soleil les a rencontrés lundi.

TÉMÉ TAN: DÉJÀ CHEZ LUI

En écoutant parler Témé Tan des artistes d’ici, on ne peut s’empêcher de penser que le Belge pourrait en apprendre à bien des Québécois aux oreilles moins curieuses que les siennes… 

La liste de Tanguy Haesevoets (de son vrai nom) commence avec Jean Leloup, qu’il a écouté lorsqu’il était ado. Il cite Alaclair Ensemble, puis Karim Ouellet et Men I Trust, découverts en creusant un peu plus loin. Le Belge d’origine congolaise tend une perche à Jérôme 50, avec qui il aimerait bien collaborer. Il évoque aussi Les Louanges, lui qui a fait le voyage jusqu’à Paris pour voir le Lévisien en concert. Et si tout va comme prévu, son prochain disque pourrait bien compter sur l’apport de Pierre Kwenders et d’Elisapie...

Lauréat en 2018 du prix Rapsat-Lelièvre pour les airs métissés de son premier album, Témé Tan a déjà eu quelques occasions de se produire en sol québécois. Mais ce grand voyageur ne cache pas sa volonté de nouer des liens durables avec les mélomanes d’ici. «Ce que je trouve intéressant avec le Québec, c’est l’apport de toutes ces nations qui ont créé la nation québécoise et canadienne, avance-t-il. [...] C’est comme si ça réunissait toutes mes envies artistiques et mes affinités culturelles dans un pays.»

Réglons finalement le dossier de son nom. Non, Témé Tan n’a rien à voir avec Demetan, la grenouille du dessin animé des années 80. Son nom d’artiste s’est plutôt forgé au fil de ses périples. D’une part à Grenade, où il étudiait la littérature et l’histoire du flamenco et où ses amis peinaient à prononcer son prénom, Tanguy. Est donc resté le «Tan». 

Quant au «Témé», l’homme-orchestre le doit autant à sa myopie qu’à une amie japonaise : celui qui préfère laisser ses mains le guider et jouer sans ses lunettes a choisi un mot qui amalgame les traductions nippones des mots «main» et «œil». Tant pis pour le batracien et sa flûte!

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Dutronc: «On m’a tellement dit désinvolte que j’ai failli y croire»

MONTICELLO — Lanzmann, Johnny, Eddy, Gainsbourg, Godard, Pialat, Van Gogh, et lui, et lui, et lui : le rare Jacques Dutronc se raconte dans une interview sans filtre accordée à l’AFP à l’occasion de la sortie de sa compilation «Fume!... c’est du Best».

Cigare à la bouche (mais pas d’alcool, il ne boit plus depuis deux ans), lunettes noires sur le nez, sourire éclatant, il reçoit chez lui, à Monticello, village corse dont il est tombé amoureux, «après Françoise» Hardy, un été 1966. Le soleil est à son zénith, et lui d’humeur bavarde pour revisiter sa riche carrière musicale et cinématographique.

Q  Quelle fut votre éducation musicale ?

R  Classique. Avant la guitare, j’ai appris le piano avec mon père. Puis il y a eu le jazz. Mais ce qui compte en musique, ce sont les harmonies. Pour moi, le seul vrai musicien, c’est Ravel que tout le monde connaît pour Le Boléro. Souvent, ce qu’on retient d’un artiste n’est pas ce qu’il a fait de mieux.

Q  Pour vous y compris ?

R  Je ne sais pas... Quand les gens m’abordent, c’est pour me dire «il est 5 heures, Paris s’éveille». Ça va.

Q  Vos copains Johnny Hallyday et Eddy Mitchell ne juraient que par l’Amérique. Pas vous...

R  Non. La preuve c’est que j’ai gardé mon nom pour la scène. Quand mon producteur Jacques Wolfsohn sort Et moi, et moi, et moi, il va le faire écouter à Lucien Morisse, patron d’Europe 1, qui dit «pas mal, mais le coup de génie c’est le nom! Où t’as pu trouver un nom pareil?»

Q  C’est le début de votre collaboration avec Lanzmann...

R  Une rencontre formidable. Wolfsohn l’avait enfermé dans mon bureau pour qu’il écrive. Je venais l’aider avec la guitare, parce Jacques ne savait pas mettre en musique. On était sur la même longueur d’onde autant que dans l’économie de mots.

Q  Dans «Il est 5 heures Paris s’éveille», d’où vient la flûte traversière ?

On n’arrivait pas à trouver ce petit truc aérien qu’on recherchait. Roger Bourdin, qui passait par là, trouvait ça plutôt joli. Wolfsohn lui a dit de jouer quelque chose. Il nous a fait ses solos en une prise.

Q  «L’opportuniste» en 1968, c’était votre façon de régler la chose politique ?

R  Pas vraiment, mais je dois reconnaître que ça fonctionne encore bien à notre époque.

Q  Aviez-vous le trac sur scène ?

R  Sûrement un peu, mais je n’ai plus ce souci depuis longtemps. Alors qu’au cinéma, il est resté à cause de la peur de ne pas me souvenir des dialogues. Du coup, c’est terrible, on ne joue plus.

Q  Côté cinéma, justement, avez-vous des projets?

Non... Mais si Albert Dupontel me propose un truc, même comme assistant, j’y vais. Lui, c’est le plus fort actuellement.

Q  Votre premier rôle marquant c’est dans «L’important c’est d’aimer» de Zulawski...

Andrzej n’était pas commode. Mais comme je ne suis pas un combattant, ça s’est passé à peu près bien. Il me disait : «fais ce que tu as envie», alors qu’à Romy [Schneider], il lui a imposé cette scène de masturbation. Andrzej savait manipuler les gens. C’était dur de sortir de ce tournage.

Q  Et de «Sauve qui peut la vie» de Godard ?

C’était totalement différent. Il parlait peu et moi pareil. On recevait un papier nous disant d’aller sur le plateau. Je m’y pointais... Personne. «Il ne vient pas Jean-Luc?» On me répondait : «Non, il est au cinéma. Il apprend».

Q  Et le tournage de «Van Gogh», plutôt éprouvant, non, avec Pialat?

Lui, c’était le plus dangereux et le plus attachant en même temps [...]. Il a essayé de me déstabiliser. Il cassait près de moi des chaises en bois pour voir si je réagissais. Rien. Chacun jouait son jeu. Mais à cette période, j’étais déprimé, car j’avais arrêté l’alcool. Je ne mangeais que des yaourts le midi. Pour Van Gogh, c’était bien d’avoir l’apparence que j’avais, mais j’ai eu du mal, oui.

Q  On vous a souvent qualifié de désinvolte, cela vous a-t-il affecté ?

Non. Je l’ai tellement entendu, que j’ai failli y croire. Au début, on disait même «je-m’en-foutiste». Mais quand on s’en fout, on ne fait rien. Or, j’ai fait pas mal de choses.

Q  Vous avez 75 ans, y a-t-il un âge où il faut s’arrêter ?

R  Oui, même si d’une certaine façon continuer maintient en vie.

Haut-parleurs

Pascale Picard en français, LP en rappel

LE CLIP À VOIR

La tempête de Pascale Picard

L’automne dernier, Pascale Picard a lancé The Beauty We’ve Found, un album sur lequel elle signait une chanson en français, La tempête. Inspirée par le décès de sa belle-mère, emportée par un cancer fulgurant, la pièce, très personnelle, évoque le deuil et ce sentiment d’injustice qui vient avec le départ prématuré d’un être cher. Réalisé par Olivier Duval Laberge avec la participation de la danseuse Silvia Sanchez, le clip de La tempête a été dévoilé cette semaine.