FEQXP : De l’émotion en vrai, un beau compromis virtuel

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FEQXP : De l’émotion en vrai, un beau compromis virtuel

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Milk & Bone en personne, Matt Holubowski à travers l’écran en spectacle virtuel. Pendant que le mini festival FEQXP s’ouvrait jeudi soir à l’Impérial, Le Soleil a eu envie de faire l’essai des deux volets de l’expérience proposée en ces temps de pandémie par l’équipe du Festival d’été de Québec (FEQ). Compte rendu.

Le duo électropop Milk & Bone était chargé jeudi de briser la glace à 18h30, une heure où plusieurs en sont encore au stade de l’apéro. En temps normal, celles qui ont déjà foulé la scène des plaines d’Abraham — où elles ont même momentanément partagé le micro avec Cyndi Lauper — auraient hérité d’un créneau plus tardif. Idem pour Louis-Jean Cormier et Bleu Jeans Bleu, qui s’exécuteront à la même heure vendredi et samedi. Mais nous ne sommes pas en temps normal. Dans un événement qui présente deux prestations par soir et avec la nécessité de désinfecter la salle entre celles-ci, pas le choix de s’ajuster. 

Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin n’ont vraiment pas eu l’air de s’en formaliser, trop contentes d’être là. L’une toute de blanc vêtue, l’autre en noir, elles étaient belles à voir sautiller derrière leurs machines ou lâchant leur fou à l’avant-scène. Il faisait surtout bon de retrouver en vrai leurs beats envoûtants et leurs grisantes harmonies vocales. 

«Vous n’avez aucune idée de combien ça fait du bien», a à un moment lancé Lafond-Beaulne, ajoutant plus tard dans un lapsus révélateur que sa complice et elle n’avaient «pas fait de shows depuis six ans… Euh, plutôt six mois».

Le public aussi a trouvé le temps long depuis mars, si l’on se fie à l’accueil réservé aux Montréalaises. On aurait pu croire que 140 spectateurs disséminés dans un théâtre qui peut en accueillir quelque 900, ça mine un brin l’ambiance. Ça n’a pas été le cas jeudi en début de soirée. Même si les lieux ont l’air un peu vides, même si les règles sanitaires auxquelles nous nous sommes malgré tout habitués — les masques, les visières, le désinfectant à mains, les flèches au sol, les deux mètres… — ont tout pour casser le party. Mais quand la musique a commencé, tout était oublié. À entendre les acclamations et les applaudissements sentis et bien sonores, on avait presque l’impression d’une salle pleine.

Clins d’œil au FEQ 

Il faut dire que l’équipe du FEQ s’est munie d’une arme redoutable pour mettre la table. À titre de première partie du spectacle, on projette (pour le public en salle seulement) une vidéo rappelant certains grands moments du festival dans les dernières années : de Metallica à P!nk en passant par Loud, Slipknot, Neil Young, Shawn Mendes, The Chainsmokers, Twenty One Pilots ou les Foo Fighters. Les fans qui se ruent vers la scène quand les barrières s’ouvrent sur les Plaines, les foules compactes de gens qui tripent ensemble sans avoir aucune notion (les chanceux!) du concept de distanciation physique... De quoi donner des frissons et mesurer l’ampleur de tout ce qu’on a manqué à cause de cette satanée COVID. 

Une nouvelle plateforme de diffusion pour le classique

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Une nouvelle plateforme de diffusion pour le classique

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Le guitariste-luthiste David Jacques, l’organiste Marc D’Anjou, la soprano Jessica Latouche et plusieurs autres diffuseront leurs prestations sur la nouvelle plateforme du site web lesconcerts.ca. Dès samedi et dans les semaines à venir, les amoureux d’art lyrique et de musique classique pourront y louer vidéoclips et concerts exclusifs à prix modique.

«C’est sûr que la pandémie nous a poussés à réaliser le projet plus rapidement, mais l’horizon est beaucoup plus large. Je suis persuadé que la plateforme conservera sa grande pertinence dans les années à venir, même après la pandémie», affirme Gaston Gagnon, producteur de concerts classiques et créateur de la plateforme.

Lesconcerts.ca existe depuis une dizaine d’années sous forme de calendrier afin de rassembler tous les spectacles de musique classique offerts à Québec. Selon M. Gagnon, il était nécessaire de proposer aux artistes un nouvel outil de diffusion rémunérée. La plateforme web, hébergée sur lesconcerts.ca, laissera donc le choix à ceux-ci quant au type de captation utilisée, au format de leur vidéo et au prix de location de celle-ci.

Les vidéoclips, prestations et concerts devraient être offerts à un prix allant de 3$ à 15$, estime toutefois M. Gagnon. Les vidéos seront disponibles pour une période de quatre heures et pourront être vus plusieurs fois, lors de cette période, si leur durée le permet. Une rotation d’artistes et de prestations sera effectuée au fur et à mesure des semaines à venir.

En offrant des concerts en différé, enregistrés dans des églises, des salles de spectacles ou des studios, M. Gagnon souhaite répondre aux enjeux de la pandémie, mais aussi donner une vitrine rémunérée aux artistes un peu moins connus du grand public. 

Jessica Latouche, une soprano de Québec, a diffusé gratuitement sur les réseaux sociaux durant le confinement. «C’est un projet important puisqu’il nous donne un moyen de diffusion pour partager notre art et notre passion, mais de façon rémunérée. […] Souvent, les gens ne le savent pas, mais la plupart des artistes ont étudié pendant plusieurs années avant de pratiquer leur métier», explique celle qui poursuit actuellement un doctorat en interprétation-chant classique à l’Université Laval.

Le clip à voir : <em>Sayonara</em> d’AUTOMAT

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Le clip à voir : Sayonara d’AUTOMAT

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Avec un nouveau mini-album dévoilé ce vendredi, le groupe de Québec AUTOMAT marque le coup en lançant un fort joli vidéoclip d’animation pour sa chanson Sayonara.

Illustrée et animée par l’artiste montréalais Bjorn Feldman, la vidéo nous amène dans l’imaginaire d’une jeune fille qui fuit un jour pluvieux en s’évadant dans un monde fantastique, tout en douceur, peuplé de sympathiques créatures. Dans des traits plus minimalistes à l’aspect soyeux, les enfants des années 80 y reconnaîtront un hommage au film L’histoire sans fin de Wolfgang Petersen et à son sympathique dragon.

Habituée aux succès radio, la formation AUTOMAT propose ce vendredi le mini-album ERA, sur lequel on pourra notamment entendre la nouvelle chanson Sayonara, mais aussi les pièces Dans le noir et Acapulco, qui ont déjà fait leur chemin sur les ondes. 

La couronne en plastique à 6 $ de Biggie vendue 595 000 $

Arts

La couronne en plastique à 6 $ de Biggie vendue 595 000 $

Agence France-Presse
NEW YORK — Une couronne en plastique achetée 6 $ dans le commerce et portée lors d’une séance photo par le rappeur new-yorkais Notorious B.I.G. a été vendue aux enchères chez Sotheby’s pour 594 750 $ à New York.

L’objet était resté en possession de Barron Claiborne, le photographe de cette séance historique pour le magazine Rap Pages, qui s’est déroulée à Manhattan le 6 mars 1997, trois jours avant la mort de Biggie, assassiné à Los Angeles.

Le temps des choix douloureux à Broadway

Arts

Le temps des choix douloureux à Broadway

Maggy Donaldson
Agence France-Presse
NEW YORK — Pour les vedettes de Broadway qui ont joué dans les plus grands spectacles musicaux, l’heure est aux choix douloureux alors que le secteur est asphyxié par la pandémie de COVID-19.

Comme tous les secteurs culturels, le célèbre quartier des théâtres a fermé ses portes lorsque New York est devenu l’épicentre américain du nouveau coronavirus au printemps.

Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort

Musique

Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort

Agence France-Presse
WASHINGTON — Le chanteur jamaïcain Toots Hibbert, figure historique du reggae, est mort vendredi à l’âge de 77 ans dans un hôpital de Kingston où il avait été admis pour des symptômes respiratoires.

«C’est avec le cœur lourd que nous annonçons le décès Frederick Nathaniel “Toots” Hibbert ce soir, entouré de sa famille, à l’hôpital universitaire des Antilles à Kingston, en Jamaïque», a annoncé son groupe Toots and the Maytals sur les réseaux sociaux.

La cause du décès n’a pas été précisée, mais son entourage avait fait savoir fin août, sur le compte Facebook du groupe, que Toots Hibbert avait été admis à l’hôpital où il «attendait les résultats d’un test de COVID-19». Il avait ensuite été plongé dans un coma artificiel, à la suite de «complications respiratoires».

Bien qu’il soit moins connu que son compatriote Bob Marley, c’est à Toots Hibbert que l’on attribue l’origine du reggae avec une chanson sortie en 1968, Do the Reggay.

Le genre musical indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien Haïlé Sélassié et promeut l’usage de la ganja, ou marijuana, a connu un grand succès mondial grâce à des classiques de Bob Marley (1945-1981) et son groupe The Wailers.

Le fils de Bob Marley, Ziggy, a aussitôt rendu hommage à Toots Hibbert, qui était devenu un deuxième père pour lui.

«Je lui ai parlé il y a quelques semaines et je lui ai dit à quel point je l’aimais», a-t-il tweeté. «Son esprit est avec nous, sa musique nous remplit d’énergie et je ne l’oublierai jamais».

Mick Jagger a lui aussi rendu hommage au chanteur jamaïcain. «Très triste d’apprendre le décès de Toots Hibbert», a tweeté la vedette des Rolling Stones. «Il avait une voix tellement puissante, et sur scène il donnait toujours toute son énergie. Une grande perte pour le monde de la musique».

Dans un portrait du chanteur jamaïcain publié l’an dernier dans la revue Rolling Stone, le guitariste du mythique groupe de rock Keith Richards s’émerveillait de la voie de Toots Hibbert. «Comme chanteur, il est incroyable», disait-il. «Sa voix me rappelle beaucoup celle d’Otis Redding».

Né à May Pen, en Jamaïque, en 1945, Toots Hibbert était le dernier d’une famille de sept enfants. Il avait grandi en chantant de la musique gospel dans la chorale d’une église baptiste. Véritable homme-orchestre, il pouvait jouer de tous les instruments utilisés dans son groupe.

Il venait juste de sortir un album, Got To Be Tough, qui signait le retour attendu de son groupe Toots & The Maytals, et il donnait encore des concerts en janvier 2020.

Rentrée classique aux saveurs d’ici

Musique

Rentrée classique aux saveurs d’ici

Emmanuel Bernier
Collaboration spéciale
La pandémie de COVID-19 a complètement rebrassé les cartes pour la sphère classique à Québec. Vu la difficulté de faire venir des solistes et des chefs de l’étranger, les sociétés de concerts ont été obligées de se tourner vers des musiciens d’ici. Un aperçu de ce qui attend les mélomanes de la capitale cet automne.

Début en force aux Violons du Roy

25 septembre (14h et 19h30) 26 septembre (14h) - Salle Raoul-Jobin, Palais Montcalm

La rencontre entre les Violons du Roy et le pianiste Charles Richard-Hamelin prévue initialement en mai a heureusement été reportée cet automne. Médaillé d’argent au légendaire Concours Chopin de Varsovie, le jeune musicien interprétera le Concerto no 23 de Mozart sous la direction du chef Jean-François Rivest. À noter que le pianiste sera de retour les 19 et 20 octobre au Club musical pour un concert solo autour de Chopin et Medtner.

Tovey et Tétreault dans Brahms à l’OSQ

28 octobre (20h) 29 octobre (10h30) - Salle Louis-Fréchette, Grand Théâtre

L’Orchestre symphonique de Québec pourra profiter de la présence au Canada de Bramwell Tovey. Celui qui a longtemps dirigé l’Orchestre symphonique de Vancouver et qui est maintenant à la tête du BBC Concert Orchestra à Londres n’en est pas à sa première présence à Québec, sa dernière venue remontant à février 2019. Pour les concerts des 28 et 29 octobre, il sera entouré du violoniste Kerson Leong et du violoncelliste Stéphane Tétreault dans le Concerto pour violon et violoncelle de Brahms.

Dance Laury Dance: plus sages... Mais pas trop!

Musique

Dance Laury Dance: plus sages... Mais pas trop!

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Depuis 2007, la formation Dance Laury Dance a forgé son rock pesant, célébré des excès en tous genres et cultivé des ambitions internationales dans la langue de Metallica. Six ans après leur dernier album complet et une pause qui leur a permis de «faire du ménage» dans leur vie, les cinq musiciens sont de retour sous des airs (faussement?) assagis avec C’est ça, leur premier album en français.

Si le groupe brasse la cage en musique, il n’a certainement jamais manqué d’humour. Le visuel qui a précédé la sortie de son nouvel album n’a pas fait mentir sa réputation. Ici, des allures d’enfants de chœur, là des looks de papa arborant des polos pastels. «On est allé au Village des valeurs et on s’est acheté pour 3-400 $ de linge», rigole au bout du fil le chanteur Max Lemire.

Les ventes de vinyle dépassent le CD au premier semestre

Arts et spectacles

Les ventes de vinyle dépassent le CD au premier semestre

Agence France-Presse
NEW YORK — Les ventes de CD ont quasiment baissé de moitié au premier semestre aux États-Unis et sont désormais sensiblement inférieures à celles des disques vinyle, selon des chiffres publiés jeudi par l’association professionnelle RIAA, ce qui ne s’était plus produit depuis 1986.

Durant les six premiers mois de 2020, 8,8 millions de disques vinyle se sont écoulés aux États-Unis, pour un chiffre d’affaires de 232,1 M$ US, en hausse de 3,6% par rapport à la même période de 2019.

Un «concert solennel» pour le <em>death</em> métal à Québec

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Un «concert solennel» pour le death métal à Québec

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Cent fans auront la chance d’assister à un spectacle rassembleur, vendredi soir, au D’Auteuil. Dans le respect des règles sanitaires en vigueur, Spirit of Rebellion, The Flaying et Agony se regroupent afin de souligner respectivement leur 20e, 10e et 25e anniversaire. 

«Tout a été pensé», indique rapidement Me Didier Samson, avocat, producteur et guitariste pour The Flaying, en entrevue au Soleil

Le concert, qui débutera à 20h et se terminera vers 23h30 pour la fermeture des bars, est divisé en trois parties. Agony, The Flaying et Spirit of Rebellion se succéderont donc sur scène, un orchestre à la fois, explique Me Samson. Les éléments partagés seront désinfectés entre chaque groupe, mais les guitares, micros et autres instruments «personnels», eux, suivront leurs propriétaires jusqu’à la loge.

Puisque 2020 est une année difficile pour les musiciens, il était capital pour Me Samson d’organiser ce type d’événement : «C’est un concert un peu solennel lors duquel on souligne l’effort des groupes.» 

En effet, pour les trois groupes, la soirée au D’Auteuil mettra en lumière un moment marquant de leur carrière. Agony remontera sur scène, après 13 ans, pour célébrer le 25e anniversaire de son disque culte Apocalyptic Dawning. The Flaying fêtera, quant à lui, son 10e anniversaire d’existence. «On était en pleine tournée pour notre album qui a gagné un prix au GAMIQ. On était sur une lancée, mais avec la pandémie tout s’est arrêté», indique d’ailleurs le guitariste. En ce qui a trait à Spirit of Rebellion, qui fête cette année ses 20 ans de carrière, le groupe proposera un tout nouvel album, Time for Global Refusal. 

Tant pour les artistes que pour les spectateurs, le but de l’événement est de « divertir, d’oublier ce qui se passe et de vivre un bon moment». Tout cela, sans faire l’impasse sur les mesures sanitaires en vigueur, insiste Me Samson, qui souligne qu’il n’y aura pas de passe-droit. 

«On fait le spectacle en type cabaret donc les gens seront tous assis à table. Il y aura du service aux tables et le masque est obligatoire pour tout déplacement. La sécurité sanitaire est là. C’est un événement qui va être ultra encadré. […] Le D’Auteuil l’a fait avec des spectacles un peu plus jazz. Je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas avec une autre formule», souligne-t-il.

Projet-pilote

C’est la première fois que trois groupes joueront sur la même scène à Québec depuis la pandémie. Un concert que Me Samson qualifie lui-même de «projet-pilote». 

Selon l’avocat, étant donné que le plan de déconfinement gouvernemental permet ce genre d’événement, «il faut avancer». 

«On nous a permis de faire des choses et, quand on parle de relancer l’économie, il faut relancer aussi les activités et les événements. On est les premiers à mettre une brique par terre pour commencer», assure-t-il.

Confiant malgré les cas qui s’accumulent dans la Capitale-Nationale, l’avocat insiste : «Tout est prévu pour limiter le potentiel de risque». Habité par l’envie de faire bouger les choses, Didier Samson souhaite, par ce genre d’événement, divertir la population de façon sécuritaire pour que la peur quitte tranquillement les esprits et que l’industrie de la musique tourne à nouveau.

Un nouvel album surprise de Bruce Springsteen [VIDÉO]

Arts et spectacles

Un nouvel album surprise de Bruce Springsteen [VIDÉO]

Agence France-Presse
NEW YORK — Le chanteur américain Bruce Springsteen a annoncé jeudi la sortie, le 23 octobre, d’un nouvel album surprise, enregistré avec ses partenaires historiques du E Street Band en cinq jours seulement.

Intitulé Letter to You, il s’agit du vingtième album studio du chanteur et auteur de 70 ans, aux plus de 50 ans de carrière. Il comprend 9 nouveaux titres et 3 reprises de chansons enregistrées avant la sortie du premier album studio du «Boss», en 1973.

Décès de Ronald Bell, cofondateur de Kool and the Gang

Arts et spectacles

Décès de Ronald Bell, cofondateur de Kool and the Gang

Agence France-Presse
NEW YORK — Ronald Bell, cofondateur du groupe de musique Kool and the Gang célèbre pour des tubes comme Celebration, Jungle Boogie et Ladies’ Night, est mort mercredi à l’âge de 68 ans.

Il est décédé à son domicile dans les Îles Vierges américaines, a dit a l’AFP un proche du groupe, Angelo Ellerbee, sans préciser les raisons du décès.

Un piano en or pour le Diamant

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Un piano en or pour le Diamant

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
L’équipe du Diamant a dévoilé mercredi un nouvel atout pour le moins flamboyant: un piano Steinway de 1919 recouvert de feuilles d’or qui trônera dans le foyer du théâtre de Place d’Youville.

L’instrument de style Louis-XV a appartenu au compositeur et pédagogue Gilles Tremblay. Ce piano unique a été légué à la Fondation des Violons du Roy par le petit-fils de M. Tremblay, le violoncelliste Raphaël Dubé. 

Le nouveau résident du Diamant offrira l’occasion de bonifier une programmation réduite pour cause de pandémie d’une série de prestations intimes présentées en collaboration avec les Violons du Roy. Les règles sanitaires de distanciation physique s’appliqueront lors de celles-ci. 

Le concert inaugural aura lieu le 16 septembre à 19h30. La pianiste québécoise Louise Bessette sera de la partie, accompagnée de cinq musiciens des Violons du Roy, dont Raphaël Dubé. Des œuvres de Bach, de Debussy, de Mozart, de Messiaen et bien sûr de Gilles Tremblay seront à l’honneur. Cinquante billets au coût de 75 $ seront mis en vente vendredi à lediamant.ca.

La tournée <em>Courage </em>de Céline Dion ne reprendra qu'en 2021

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La tournée Courage de Céline Dion ne reprendra qu'en 2021

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Les fans de Céline Dion qui s’ennuient de la voir sur scène devront s’armer de patience, puisqu’il faudra attendre 2021 pour la voir reprendre sa tournée mondiale Courage. La chanteuse québécoise a annoncé mercredi les nouvelles dates de sa tournée. Les spectacles initialement prévus pour 2020 en Amérique du Nord et en Europe sont toutes reportées en 2021 en raison de la COVID-19.

Ainsi, si les conditions le permettent, la tournée mondiale Courage sera présentée dans 16 villes de l’Amérique du Nord, en commençant par Winnipeg au Manitoba le 16 août 2021.

Les spectacles reportés en Europe seront repris à compter du 19 mars 2021 à Paris, en France, pour ensuite se poursuivre dans 32 villes jusqu’en juillet 2021.

Aucune date au Québec n’avait dû être reportée.

«Je sais à quel point cette année a été difficile pour beaucoup d’entre nous, et nous attendons tous avec impatience des jours meilleurs», a déclaré Céline Dion par communiqué.

«Je tiens à vous remercier d’avoir été si patients ces derniers mois pendant que l’équipe travaillait à reprogrammer nos dates nord-américaines. (...) J’ai hâte de chanter pour vous et danser avec vous de nouveau.»

Les billets achetés pour les dates originales de la tournée 2020 seront valides pour les dates de spectacles reportées en 2021.

Les spectacles reportés en Amérique du Nord:

16 août: Winnipeg, Bell MTS Place

18 août: Saskatoon, SaskTel Centre

20-21 août: Edmonton, Rogers Place

24 août: Portland, Moda Center

26 août: Tacoma, Tacoma Dome

28-29 août: Vancouver, Rogers Arena

1 septembre: Sacramento, Golden 1 Center

3 septembre: San Francisco, Chase Center

4 septembre: Oakland, Oakland Arena

8 septembre: San Diego, Pechanga Arena

10-11 septembre: Los Angeles, STAPLES Center

14 septembre: Glendale, Gila River Arena

17 septembre: Salt Lake City, Vivint Smart Home Arena

19 septembre: Denver, Pepsi Center

22 septembre: Washington, Capital One Arena

24 septembre: Pittsburgh, PPG Paints Arena

Shawn Mendes chantera lors de la soirée des «prix hommage» au TIFF

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Shawn Mendes chantera lors de la soirée des «prix hommage» au TIFF

La Presse Canadienne
TORONTO — La grande vedette canadienne de la pop Shawn Mendes se produira la semaine prochaine au Festival international du film de Toronto (TIFF).

Le gagnant de huit prix Juno doit chanter lors de la soirée des «prix hommage», un gala-bénéfice pour soutenir la programmation annuelle du TIFF.

Les lauréats de ces prix hommage cette année sont l'actrice Kate Winslet, l'acteur Anthony Hopkins, la réalisatrice américaine d'origine chinoise Chloe Zhao, la cinéaste canadienne Mira Nair, le musicien et compositeur afro-américain Terence Blanchard et la réalisatrice mohawk Tracey Deer, de Kahnawake.

Le TIFF s'associe également à la fondation Shawn-Mendes pour présenter un nouveau prix annuel, doté d'une bourse de 10 000 $, remis à un film qui aborde des enjeux de changement social. Le lauréat du prix sera choisi par un jury d'adolescents.

Lors de cette soirée gala, diffusée sur CTV mardi à 20 h, on entendra notamment les hommages de Colin Farrell, Regina King, Olivia Colman et Jodie Foster, ainsi que de la réalisatrice Ava DuVernay.

Université Laval: le Show de la rentrée se réinvente en webdiffusion

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Université Laval: le Show de la rentrée se réinvente en webdiffusion

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Chez un des six bars partenaires ou en pyjama, dans le confort de leur foyer, les étudiants universitaires pourront assister à leur traditionnel Show de la rentrée le 15 septembre, dès 21h. Jérôme 50, Héra Ménard ou encore le duo Monastère célébreront la nouvelle session dans ce spectacle préenregistré sur le campus de l’Université Laval.

Bien que différente, la 19e édition du Show de la rentrée aura bel et bien lieu. Et elle sera tout aussi amusante que les précédentes, assure Marika Robert, vice-présidente des affaires socioculturelles de la CADEUL. «On a vraiment tenté de créer quelque chose de cool et de fun pour la rentrée, même si on a dû redéfinir le concept de l’événement.»

Le spectacle, qui accueille habituellement près de 10 000 personnes sur le campus, sera webdiffusé cette année. «On pense tout de même atteindre un nombre semblable d’étudiants, sinon plus!» affirme d’ailleurs Marika Robert puisque six bars de la région sont partenaires de l’événement. 

Pour l’occasion, le Pub universitaire, le Café Fou Aeliés, L’Ozone, le Pub X, L’Autre cuisine et le Dooly’s Ste-Foy Duplessis s’allient à la CADEUL pour la présentation du spectacle. Ce dernier sera également diffusé sur Facebook ainsi que sur le site du Show de la rentrée le temps de l’événement seulement. Il ne sera pas possible de le réécouter dans les jours qui suivent. 

Préenregistré, le Show de la rentrée mettra en scène plusieurs artistes originaires de la région de Québec qui performeront sur le campus de l’Université Laval, dans des endroits bien connus de la communauté étudiante. En plus de Monastère, de Jérôme 50 et d’Héra Ménard, l’événement, animé par l’humoriste Brian Piton, rassemblera les divers univers musicaux de Ragers, Delazur, Phil G. Smith et Mc12. 

De la pop au country en passant par le rap, le Show de la rentrée est d’ailleurs un bon moment pour «découvrir la culture musicale québécoise», selon la vice-présidente des affaires socioculturelles de la CADEUL, qui rappelle que le traditionnel spectacle est gratuit et présenté non seulement pour la communauté étudiante, mais aussi pour tous les autres citoyens. 

«Réinventer la roue»

Pour la CADEUL, il était capital de reproduire l’événement pour poursuivre la tradition, mais surtout pour bien accueillir les nouveaux. «C’est quand même notre 19e édition! Le Show de la rentrée est important puisqu’il permet de créer un sentiment d’appartenance. D’habitude, pour les étudiants du 1er cycle qui arrivent à l’Université Laval, c’est le premier événement qui leur permet de rencontrer des gens et de briser l’isolement», souligne la jeune femme, qui précise qu’il était nécessaire de le faire malgré tout cette année pour renforcer les liens étudiants étant donné la distance. 

Si l’organisation du spectacle a posé de grands défis à l’équipe de la CADEUL, les semaines à venir sont d’autant plus incertaines alors que plusieurs activités saisonnières sont menacées. 

Malgré tout, l’objectif de Marika Robert, qui planche déjà sur le Show de la rentrée hivernal, est de préserver certaines activités, quitte à les repenser complètement. «On doit vraiment réinventer la roue. Malgré les directives qui changent souvent, on doit arriver à mettre sur pied des événements qui vont chercher les gens, qu’ils soient sur le campus ou hors campus», assure-t-elle, tout en insistant sur la nécessité de ces activités qui permettent aux étudiants de s’aérer l’esprit et de se détendre.

Un nouveau vidéoclip pour Florent Vollant

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Un nouveau vidéoclip pour Florent Vollant

Vincent Berrouard
Initiative de journalisme local - Le Nord-Côtier
L’auteur, compositeur et interprète d’origine innue, Florent Vollant a sorti récemment un vidéoclip pour la chanson Boat on the river.

L’artiste avait déjà interprété dans le passé la chanson qui a été composée par le groupe de rock américain Styx. Alors que tout était à l’arrêt au printemps en raison de la pandémie, c’est un collaborateur qui a proposé à Florent Vollant d’enregistrer la chanson Boat on the river alors qu’il était au studio Makusham à Mani Utenam.

La chanson, dont on peut traduire le titre en français, Le bateau sur la rivière, Florent Vollant l’associe à son grand-père Penashue Pilot. En effet, c’est ce dernier qui a montré au chanteur comment construire des bateaux en écorces lorsqu’il était plus jeune.

Il explique : «Les premières fois que j’ai entendu Boat on the River, j’aimais simplement la chanson. C’est plus tard que j’y ai attribué une signification plus grande. J’ai compris que j’ai un bagage qui m’a été transmis. J’ai une expérience de vie que je relie à la chanson.»

Vidéoclip

Un vidéoclip de la chanson a d’ailleurs été fait. On retrouve des éléments dans ce clip reliés aux canots d’écorces de la jeunesse de Florent Vollant. Le vidéoclip est d’ailleurs dédié à son grand-père.

C’est en partie grâce à Jean-Charles Labarre, un photographe et graphiste, que le vidéoclip a été rendu possible. Selon Florent Vollant, c’est M. Labarre qui l’a convaincu de mettre en image la chanson Boat on the river. La vidéo a été filmée à Saint-Adolphe-d’Howard au début du mois d’août.

Retour sur scène

L’artiste commence à entrevoir un retour sur scène avec la réouverture progressive des salles de spectacles. Comme beaucoup d’artistes, il a dû reporter ses spectacles qui devaient avoir lieu ce printemps. Le chanteur était d’ailleurs en tournée lorsque la pandémie a mis un frein à tout.

Pour Florent Vollant, ce retour sur les planches se fera de façon progressive parce qu’il est important d’être responsable dans ses actions.

Il avoue que les derniers mois ont été difficiles pour les artistes parce que ceux-ci sont avant tout des rassembleurs. «Lorsque je joue de la musique et que je fais des spectacles, il s’agit d’une façon de connecter avec les gens, précise-t-il.

Les Rolling Stones ouvrent leur premier magasin à Londres

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Les Rolling Stones ouvrent leur premier magasin à Londres

Agence France-Presse
LONDRES — Comme un pied de nez à la pandémie de nouveau coronavirus, le légendaire groupe britannique de rock The Rolling Stones ouvre mercredi à Londres sa première boutique au monde, au cœur du quartier qui a vu éclore la scène musicale des sixties.

«Pourquoi ouvrir un magasin en plein milieu d’une pandémie ? C’est notre éternel optimisme», a plaisanté le leader du groupe Mick Jagger, 77 ans, dans une vidéo diffusée en amont de l’ouverture du lieu.

Décès de Christiane Eda-Pierre, grande voix française et soprano noire pionnière

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Décès de Christiane Eda-Pierre, grande voix française et soprano noire pionnière

Rana Moussaoui
Agence France-Presse
PARIS — La soprano martiniquaise Christiane Eda-Pierre, décédée à l’âge de 88 ans, était une grande voix française «à la tessiture unique» et la première cantatrice noire de l’Hexagone à faire une carrière internationale d’envergure.

Née le 24 mars 1932 à Fort-de-France en Martinique, Christiane Eda-Pierre, qui était également une grande pédagogue au Conservatoire de Paris, est décédée dimanche de mort naturelle dans sa maison des Deux-Sèvres, dans le centre-ouest de la France, selon ses proches.

«L’opéra français perd une voix irremplaçable et la Martinique un de ses enfants les plus talentueux», a réagi le ministère des Outre-mer dans un tweet.

Première cantatrice noire française à connaître une carrière internationale, elle défendait la représentativité des artistes noirs dans tous les arts. «Elle disait que plus on les mettrait sur scène, plus ça se normaliserait», a déclaré à l’AFP sa biographe Catherine Marceline.

Celle qui a chanté dans les plus grandes maisons d’opéra, de l’Opéra de Paris à New York, en passant par Londres ou Vienne, avait notamment triomphé en 1977 dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, mis en scène par Patrice Chéreau.

Soprano au répertoire éclectique, elle a participé à la création de Saint-François d’Assise du compositeur français Olivier Messiaen, dans le rôle de l’Ange.

Mozartienne incomparable

«Quelle voix, quelle belle personne qu’est Christiane Eda-Pierre», affirmait l’actuelle ministre de la Culture Roselyne Bachelot en 2018 dans une chronique sur France musique. Elle qualifiait cette «reine française de l’art lyrique» de «mozartienne d’une subtilité incomparable».

«Elle a su imposer son style, sa voix, sa personnalité, son rire. Elle n’a jamais oublié d’où elle venait, la Martinique», a réagi Fabrice Di Falco, lui aussi martiniquais, chanteur lyrique et organisateur du concours «Voix des Outre-mer», sur Outre-mer La 1ère.

Née dans une famille d’intellectuels, nièce de la femme de lettres Paulette Nardal — première étudiante noire à la Sorbonne —, elle apprend très jeune le solfège auprès de sa mère, professeure de piano.

«Son premier contact avec l’opéra, c’était avec son grand-père, qui connaissait tous les airs lyriques grâce aux troupes qui faisaient des va-et-vient entre l’Europe et les États-Unis et qui s’arrêtaient pour se produire à Saint-Pierre ou Fort-de-France», raconte à l’AFP sa biographe, dont le livre Christiane Eda-Pierre, une vie d’excellence est sorti en 2019.

La jeune femme arrive à Paris à la fin des années 50 pour des études de piano. Mais Charles Panzéra, grand baryton suisse, «m’a entendue, il m’a dit “je vais te présenter au Conservatoire”, j’ai ouvert de grands yeux parce que je me suis dit “moi, une noire, rentrer au Conservatoire, ce n’est pas possible”», raconte-t-elle dans un podcast diffusé en 2013 par Qobuz.

Avec Pavarotti à Central Park

Elle garde à l’esprit «les avanies qu’a rencontrées la grande chanteuse américaine Marian Anderson, qui a mis tant de temps à être acceptée dans son pays», avait raconté Mme Bachelot dans sa chronique.

«Il a fallu que je perde mon accent, que je prononce les R […] j’ai suivi des cours de diction», se rappelle la soprano. «Elle n’a jamais pris ça comme une perte d’identité, ça aurait été la même chose si elle avait été italienne ou allemande», déclare la biographe. Sa voix avait «une tessiture unique».

Christiane Eda-Pierre fait ses débuts à l’Opéra de Nice dans «Les pêcheurs de perles» de Bizet avec Gabriel Bacquier, baryton-basse français décédé en mai. Elle se distingue l’année suivante au Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence puis enchaîne les rôles à Paris, à l’Opéra-Comique et au Palais Garnier avant de s’illustrer à l’international.

Au début des années 80, «elle chante dans un concert avec Pavarotti à Central Park devant 300 000 personnes, à l’issue duquel le public américain lui réserve une ovation extraordinaire», rapporte Catherine Marceline.

La cantatrice s’était arrêtée de chanter en 1995 pour se consacrer à l’enseignement.

Le Philharmonique investit les rues de New York, pour exister malgré la pandémie

Musique

Le Philharmonique investit les rues de New York, pour exister malgré la pandémie

Maggy Donaldson
Agence France-Presse
NEW YORK — Le son des cordes s’élève d’un petit triangle de verdure du centre de Brooklyn, ce vendredi soir, sorti des instruments des musiciens de l’orchestre philharmonique de New York, loin de leur salle habituelle du Lincoln Center, à Manhattan.

Leur saison d’automne annulée, leur salle fermée pour cause de coronavirus, Quan Ge, Cong Wu et leurs violons se produisent, ce jour-là, devant la camionnette de l’orchestre, la bien nommée Bandwagon, jeu de mot entre «train en marche» et «véhicule de l’orchestre».

Le Philharmonique a choisi ce nouveau format, décliné trois fois par jour les vendredi, samedi et dimanche jusqu’à au moins mi-octobre, pour aller à la rencontre des New-Yorkais dans la rue.

Certains passent sans un regard, mais d’autres s’arrêtent, pour écouter ces airs qui se mélangent aux bruits de la ville, comme ce klaxon de camion dont la tonalité s’accorde miraculeusement avec le morceau.

À ces instants, «c’est comme si la ville était notre orchestre et que nous étions les solistes», s’émerveille Anthony Roth Costanzo, chanteur d’opéra et producteur de cette série de mini-concerts «pop-up», qui investissent les quatre coins de la métropole sans s’annoncer à l’avance.

«En cette période de pandémie, de changement sociétal, nous explorons de nouvelles façons d’entrer en contact avec les gens», explique le contreténor, à la voix de fausset. «Nous devons réinventer les façons d’aller au concert.»

«Il ne s’agit pas uniquement d’attirer les gens chez nous, dans notre salle», poursuit-il, «il faut nous présenter au monde et montrer ce que peut faire la musique.»

Outre le lieu, le plus vieil orchestre philharmonique des États-Unis (178 ans) a aussi élargi son répertoire pour attirer l’oreille des badauds.

Dans le petit jardin public de Brooklyn, à quelques mètres de la Brooklyn Academy of Music, les musiciens, masqués et éloignés les uns des autres, ont terminé sur la ballade «Somewhere» tirée de la comédie musicale «West Side Story».

Les membres de l’orchestre ont troqué queue-de-pie et noeud papillon blanc contre tee-shirt et lunettes de soleil et encouragent les spectateurs à se manifester, voire à danser.

Anthony Roth Costanzo se charge de l’animation entre les morceaux, micro en main à l’arrière de la camionnette.

Tandis que des automobilistes baissent leur vitre pour attraper, au passage, quelques notes d’un arrangement pour cordes de l’hymne hommage à New York «Empire State of Mind (Part II)», de la chanteuse pop Alicia Keys.

«Il nous faut une scène»

«Je vous aime !», crie Lorri, les yeux embués de larmes, après l’interprétation grave de «Lachrimae Pavan». «Ça m’a touchée», dit-elle peu après, emballée par ce concert qui est, pour elle, «un don du ciel».

Depuis le début de la pandémie et la fermeture de la plupart des lieux de spectacle aux États-Unis, les concerts virtuels se sont multipliés, pour tenter de combler le vide.

Mais «ce n’est pas la même chose», reconnaît Cong Wu. «La musique, c’est la communication. Il nous faut une scène.»

Le philharmonique tient secret le lieu de ces prestations en extérieur pour éviter les attroupements et créer les conditions d’une transmission de la COVID-19.

Mais même face à seulement quelques dizaines de spectateurs choisis au hasard, pas tous amateurs de musique classique, loin s’en faut, «c’est agréable de sentir l’énergie des gens», se réjouit le violoniste.

«Il y a eu un moment, à la fin, lorsque les violons se sont tus, où s’est fait un silence parfait, de ceux qu’on entend dans une salle de concert», souligne Anthony Roth Costanzo.

«Je sentais les gens entrer en contact», assure-t-il. «Pas seulement entre eux et nous, les uns avec les autres aussi. C’est tellement important dans notre monde d’aujourd’hui.»

Declan McKenna, une belle bulle pop avec <em>Zeros </em>

Musique

Declan McKenna, une belle bulle pop avec Zeros

Philippe Grelard
Agence France-Presse
PARIS — Declan McKenna, petit prodige anglais de la pop, livre Zeros, son odyssée de l’espèce, fresque d’humains coincés entre dérèglements de la nature et perte de repères sur les réseaux sociaux.

Ce deuxième album, lancé vendredi après maints reports pour cause de COVID-19, va combler une grosse attente. Les premiers singles lancés en éclaireurs, comme Daniel, You’re Still a Child, ont fait les délices de la BBC 1 au Royaume-Uni, et le circuit pop/rock/alternatif des radios américaines est dans les blocs de départ.

Son pouvoir d’attraction remonte à 2014. Cet artiste-ovni, alors âgé de 15 ans, épate avec un premier morceau sur sa chaîne Youtube, Brazil, qui fait rimer corruption et ballon rond, alors que le Mondial se joue au pays du foot roi.

«Declan McKenna n’est pas comme la plupart des auteurs-compositeurs adolescents. Au lieu de romancer ses premiers excès de boisson ou déboires amoureux, (il) préfère s’attaquer à des sujets tabous», se réjouit à ses débuts le NME, fleuron de presse musicale britannique.

Sa vie s’emballe: un tremplin de talents émergents remporté au festival anglais de Glastonbury, un des plus courus, un contrat avec une major et un premier album What Do You Think About the Car? (2017) encensé.

À 21 ans, le natif du nord du Grand Londres — qui a perdu les joues replètes de ses premiers clips — franchit encore un cap avec Zeros. Avec ce nom d’album, il ne rit pas de ses contemporains, mais constate juste «qu’on se retrouve, parfois, tous un peu perdus comme des chiffres sur internet», expose-t-il à l’AFP.

«Mon Anakin Skywalker»

Pour habiller son propos, McKenna chante les mésaventures d’un alter-ego, Daniel, aspirant astronaute qui n’a pas les pieds sur terre. On lui demande évidemment si Daniel n’est pas son Major Tom, personnage brossé par David Bowie dans Space Oddity. «J’ai choisi Daniel car quand j’étais petit, les autres n’arrivaient pas à prononcer mon prénom, on m’appelait Dan ou Derrick», lâche-t-il dans un rire franc.

«Beaucoup d’artistes que j’écoute, comme Bowie, oui, mais aussi Nick Cave ou Kate Bush s’expriment au travers de personnages. Il y a un peu de Daniel en moi et un peu de moi dans Daniel. C’est un peu mon Anakin Skywalker», déroule-t-il, citant cette figure de Star Wars.

Daniel est donc aux prises avec le monde réel ou virtuel d’aujourd’hui. L’efficace Beautiful Faces met ainsi en garde contre «l’illusion d’être célèbre» qui guette trop d’esprits influençables sur les réseaux sociaux, comme le dit McKenna.

Et des morceaux comme Twice Your Size ou Rapture rappellent que les défenses naturelles de la terre tombent les unes après les autres face aux périls écologiques. Réminiscences de son éducation catholique, des représentations de fin du monde, en proie aux flammes, irriguent d’ailleurs ses textes, écho des forêts parties en fumée au Brésil ou en Australie.

Lui qui a participé à des concerts en faveur du mouvement Extinction Rebellion ne digère toujours pas les critiques adressées à Greta Thunberg. «C’est comme dans les années 196O, quand des gens disaient “les Beatles, on n’en a pas besoin”: certains ne veulent pas coller à leur époque, et aujourd’hui il y a une vraie hypocrisie face à l’environnement.»

«27 ans de travail»: Lang Lang ose enfin les <em>Variations </em>de Bach

Arts et spectacles

«27 ans de travail»: Lang Lang ose enfin les Variations de Bach

Patrick Baert
Agence France-Presse
PÉKIN — Il a enfin passé son Bach à 38 ans... Après trois décennies d’efforts, Lang Lang, pop star planétaire du piano, lance vendredi sa version des Variations Goldberg, une «merveilleuse composition» pour «remédier» à la folie de l’ère COVID.

Au clavier dès l’âge de 3 ans, le plus célèbre des musiciens chinois raconte, lors d’un entretien à l’AFP, sa vie de concertiste — privé de scène pour cause d’épidémie — et promet que ses enfants feront ce qu’ils voudront... tant qu’ils apprennent le piano.

Grand Corps Malade : Les femmes à l'honneur

Musique

Grand Corps Malade : Les femmes à l'honneur

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
«Si j’apprécie des deux yeux quand tu balances ton corps, j’applaudis aussi des deux mains quand tu balances ton porc.» La phrase est porteuse et résume en quelque sorte le fil conducteur de l’album Mesdames de Grand Corps Malade. En duo avec des femmes issues d’horizons divers et de plusieurs générations, le populaire slameur français leur rend hommage. D’égal à égal. Mot pour mot.

Pendant que les mots-clic #MeToo ou #MoiAussi libéraient les langues de notre côté du monde à propos d’abus sexuels, la France y allait d’une incitation à la dénonciation encore plus directe : «Balance ton porc.» C’est cru, ça frappe, mais ça ramène au cœur du problème.

10 albums à écouter cet automne

Musique

10 albums à écouter cet automne

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil

Dance Laury Dance, C’est ça11 septembre

Les rockeurs de Dance Laury Dance ont certes changé de look dans la foulée de la création de leur nouvel album. Mais ce n’est pas la seule chose qui est différente pour la bande de Max Lemire, qui brasse désormais la cage en français. Ne vous laissez pas berner par leurs sourires angéliques ou leur gentil compagnon canin, le groupe renoue avec ses «Mamanbaiseurs» avec toute la fougue et l’irrévérence qu’on lui connaît.

FME: les spectateurs attendus en personne en Abitibi

Musique

FME: les spectateurs attendus en personne en Abitibi

Michel Ducas
Initiative de journalisme local - La Presse canadienne
ROUYN NORANDA — La crise de la COVID-19 n’aura pas eu raison du Festival de musique émergente de l’Abitibi-Témiscamingue, qui maintient la tenue d’évènements en personne.

Les aficionados du FME ont finalement droit à cinq jours de spectacles avec des artistes qui créent la tendance ou deviendront les stars de demain.

Pandémie oblige, il a fallu faire quelques réaménagements, à commencer par les spectacles extérieurs, sur la 7e rue, dans le quartier du Vieux-Noranda.

«Tout a été réaménagé sur une scène du Lac Kiwanis (plus près du centre-ville de Rouyn-Noranda), où le contrôle sanitaire était plus facile, explique Éliane Dumont, responsable des Communications pour le FMEAT. Le protocole habituel sera en place (masques, distanciation, nombre de spectateurs, etc.), et en plus, nous aurons une entrée et une sortie distinctives du site, question d’éviter le plus possible les contacts.»

Bleu Jeans Bleu

Fondé il y a 18 ans, le Festival de musique émergente est devenu un incontournable du paysage musical québécois. Plusieurs artistes, comme Alex Nevsky ou les Sœurs Boulay y ont été découverts.

Comme c’est devenu la coutume le samedi soir, le FME reçoit un groupe qui a su «émerger» depuis quelques années. Cette fois, c’est la formation Bleu Jeans Bleu, avec son pop-rock à saveur humoristique qui constituera le clou du festival. Amateurs de coton ouaté, vous êtes avertis!

Réalité virtuelle

Le FMEAT va célébrer la rentrée des étudiants de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue avec un spectacle virtuel qui leur est réservé.

Cette année, ce sont Les Shirley et le groupe Les DeuxLuxes qui occuperont la vedette pour les étudiants de l’UQAT. «C’est vraiment un show qui leur est réservé, précise Éliane Dumont. Il faut s’inscrire en ligne et montrer que l’on est membre de l’UQAT pour avoir accès au spectacle. Il y aura une pause entre les deux concerts, pour permettre la désinfection de la scène.»

Le FME recevra en primeur l’expérience Asteria, dans le cadre de son Jardin VR. Présenté comme un voyage musical, Asteria permet aux participants d’entrer, à l’aide de casques de réalité virtuelle, dans l’univers de compositeurs comme Alexandra Stréliski ou Vincent Vallières.

Les producteurs ont utilisé à la fois des images réelles filmées avec des caméras 360 degrés, et du contenu réalisé par de spécialistes de l’animation 3D. «L’intention derrière le nouveau projet est de faire cohabiter la musique aimée du public et un contenu visuel dynamique et moderne pour que le tout soit en symbiose, un mélange virtuel parfait qui crée une expérience remplie d’émotion», peut-on lire dans le communiqué de presse d’Asteria.

La pandémie aura tout de même forcé quelques changements mineurs au Festival, mais rien de perceptible pour le public. «En fait, c’est le volet professionnel que l’on a dû mettre virtuel, explique Éliane Dumont. Normalement, dans la semaine suivant le FME, nous avions un volet réservé aux professionnels de l’industrie, cette fois, ça se fera en virtuel.»

Le clip à voir: <em>Le Queens</em> de Plants and Animals

Musique

Le clip à voir: Le Queens de Plants and Animals

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Avec un cinquième album, The Jungle, attendu le 23 octobre, la formation Plants and Animals a dévoilé mercredi l’extrait Le Queens, porté par la voix d’Adèle Trottier-Rivard.

De facture onirique, la chanson et son vidéoclip se déploient comme «un hommage au cinéma québécois des années 1960 et 1970, à la Nouvelle Vague, à Groulx, au réveil du Québec, à l’amour qui perdure malgré tout, aux esprits libres et à la folie de la vie», a fait savoir le groupe. 

L’auteur-compositeur-interprète Michel Rivard revêt ici son chapeau de comédien le temps d’offrir un épilogue au vidéoclip. Comme on dit, ça reste dans la famille!

Le groupe Plants and Animals doit se produire au D’Auteuil le 12 mars 2021.  

Décès du créateur du succès <em>I Like to Move It </em>à 49 ans

Musique

Décès du créateur du succès I Like to Move It à 49 ans

Agence France-Presse
NEW YORK — Le DJ Erick Morillo, créateur du succès I Like to Move It, a été retrouvé mort chez lui mardi à Miami Beach en Floride, quelques jours avant une audience dans une affaire d’agression sexuelle.

Les policiers qui se sont rendus sur place n’ont pas relevé d’indices pouvant laisser penser à une mort violente, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police de Miami Beach au sujet de cet homme de 49 ans.

Fairouz: icône de la chanson et rare ciment national d’un Liban fracturé

Musique

Fairouz: icône de la chanson et rare ciment national d’un Liban fracturé

Rana Moussaoui
Agence France-Presse
BEYROUTH — Dernière légende vivante de la chanson arabe, Fairouz transcende les puissants clivages confessionnels du Liban et demeure un rare symbole d’unité nationale d’un pays centenaire plus que jamais malade de ses fractures.

Depuis la mort de la diva égyptienne Oum Kalthoum en 1975, aucun chanteur arabe n’a atteint le niveau d’adulation de Fairouz, 84 ans, qui a exalté l’amour, la liberté, son Liban natal et la Palestine.

Festif de Baie-Saint-Paul : Prise deux pour La petite affaire

Musique

Festif de Baie-Saint-Paul : Prise deux pour La petite affaire

Geneviève Bouchard
Geneviève Bouchard
Le Soleil
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les organisateurs du Festif de Baie-Saint-Paul ne sont pas de ceux qui lâchent le morceau facilement. Après avoir dû annuler leur festival pour les raisons qu’on connaît, puis la série de concerts intimes organisée au pied levé avec de grands noms de la musique d’ici, l’équipe tente de nouveau sa chance : l’événement La petite affaire aura finalement lieu les 4, 5 et 11, 12 et 13 septembre avec Patrick Watson, Les Trois Accords, Les Cowboys Fringants et Fred Fortin comme têtes d’affiche.

Lou-Adriane Cassidy, Les Deuxluxes, Bon Enfant, KNLO et Le Couleur ont répondu aussi présents pour ce «microfestival» qui accueillera entre 50 et 75 spectateurs par prestation. 

«Ma mère a toujours dit que j’étais très tenace. Il faut croire qu’elle a raison», lance au bout du fil le directeur général et artistique du Festif, Clément Turgeon. 

Au début de l’été, Le Festif avait annoncé avoir obtenu l’aval des autorités pour tenir à la fin juillet quelques concerts intimes en plein air, dans le respect des consignes de santé publique. Les Cowboys Fringants et Les Trois Accords étaient de ceux qui devaient prendre part à ces rassemblements à échelle réduite. L’autorisation a par la suite été retirée aux organisateurs après un resserrement des règles gouvernementales. 

Au moment où les rassemblements de 250 personnes ont été de nouveau permis dans les lieux publics, début août, l’envie de repartir la machine s’est pointée… Et l’initiative est venue des Trois Accords, précise Clément Turgeon, qui a à son tour repris le téléphone pour contacter des artistes. 

«Patrick Watson est un bon supporteur du Festif. Fred Fortin aussi. On se rend compte qu’on a de bons amis dans le milieu», ajoute le directeur général et artistique. 

Encore une fois, l’organisation assure que toutes les mesures sanitaires prescrites en ces temps de pandémie seront mises en place. Par exemple, les lieux où se tiendront les spectacles ne seront divulgués aux détenteurs de billets qu’à la dernière minute afin d’éviter de voir affluer les foules. Pour la même raison, on précise aussi qu’aucune activité gratuite ne sera organisée pendant La petite affaire.

Les billets pour La petite affaire seront mis en vente le 1er septembre dès 9h. Détails au www.lefestif.ca

Abdel Rahman El Bacha, la musique pour «exorciser la tristesse» d’un Liban brisé

Musique

Abdel Rahman El Bacha, la musique pour «exorciser la tristesse» d’un Liban brisé

Isabelle Wesselingh
Agence France-Presse
GORDES — Révolté par «la négligence impardonnable» qui a détruit une partie de Beyrouth, sa ville natale, le pianiste Abdel Rahman El Bacha joue dans l’espoir que la musique «exorcise la tristesse» et donne la force aux Libanais de s’unir pour reconstruire.

L’explosion survenue le 4 août dans la capitale libanaise a été provoquée par d’énormes quantités de nitrate d’ammonium stockées «sans mesures de précaution» dans le port, selon les autorités. Elle a fait plus de 180 morts, quelque 6500 blessés et dévasté des pans entiers de la ville.

«Un tremblement de terre, il fait souffrir, il fait mourir, mais c’est une force qui vient de la nature contre laquelle l’homme ne peut rien. Une guerre entre les hommes, on pense que c’est ce qu’il y a de pire, mais je crois que ce qui s’est passé à Beyrouth c’est pire que ça encore», a confié à l’AFP Abdel Rahman El Bacha en marge d’un récital de soutien au Liban, à Gordes, en Provence.

«C’est une négligence, c’est de la corruption, pour laquelle des gens innocents sont morts, la moitié d’une ville historique a été détruite ou abîmée», poursuit cet homme né à Beyrouth il y a 61 ans.

S’il en partit à 16 ans pour étudier au Conservatoire national supérieur de musique à Paris, et se produit depuis des années dans le monde entier en solo ou avec l’Orchestre national de France, le Royal Philarmonic Orchestra ou l’Orchestre philarmonique de Berlin, le pianiste-compositeur a gardé «un attachement imprimé dans le cœur» pour sa ville natale: «J’ai découvert le monde à travers sa lumière».

«Qu’il y ait une sorte de négligence par rapport à ce danger qui guettait la population, je trouve que c’est impardonnable», insiste-t-il, se disant en phase avec «la grande majorité des Libanais qui critiquent la classe dirigeante».

«Mais les responsables restent à leur place», se désole le Franco-Libanais. Les discussions pour un nouveau gouvernement, censé marquer une nouvelle ère politique, n’ont pas avancé. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a évoqué un pays «au bord du gouffre» où le président Emmanuel Macron revient lundi.

«Musique consolatrice»

Face à cet océan de désolation, à ces maisons soufflées, à ces vitres et ces corps brisés, que peut la musique?

«La musique a toujours été importante pour les Libanais», rappelle Abdel Rahman El Bacha, citant les chanteurs icônes du monde arabe Mohammed Abdel Wahab, Oum Kalthoum. Et la Libanaise Fairouz, si écoutée durant la guerre (1975-1990). Après l’explosion, nombreux sont ceux qui ont réécouté Li Beyrouth, dans laquelle Fairouz évoque la mer et le parfum du jasmin, mais aussi le «goût de feu et de fumée».

«Quand Chopin exprime une profonde tristesse, un désespoir, il vous régénère, il vous exorcise de votre désespoir par la force de la beauté. C’est ça qui est miraculeux dans la musique, la tristesse ne vous rend pas triste, elle vous redonne de la force», souligne le pianiste connu pour ses interprétations de Chopin, Beethoven et Ravel.

Accueilli dans les jardins de la mairie de Gordes, Abdel Rahman El Bacha, un des rares pianistes au monde à avoir décroché à l’unanimité du public et du jury le premier prix du prestigieux Concours Reine Elisabeth de Belgique, a joué samedi soir pour «exorciser la tristesse», la sonate Pathétique 0de Beethoven, un chant andalou, une chanson libanaise, une de ses compositions, Nocturne, accompagné de la violoncelliste Astrig Siranossian.

Le produit des 200 places du récital, diffusé au Liban sur le site du journal An-Nahar, ira à des ONG caritatives pour aider des habitants à acheter des matériaux de construction.

Des notes «consolatrices», espère le pianiste. «Si la musique ne peut pas entasser les pierres, elle permet d’avoir la volonté de s’unir pour pouvoir entasser les pierres» et reconstruire un Liban où «chacun ait les mêmes droits et puisse accéder à la dignité qu’il mérite».