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Musique

Le chanteur Christophe hospitalisé pour «insuffisance respiratoire»

PARIS — Le chanteur Christophe, 74 ans, a été hospitalisé à Paris et admis en réanimation en raison d’une «insuffisance respiratoire» a indiqué dimanche son entourage à l’AFP, confirmant une information du journal Le Parisien.

«Dans le contexte actuel, nous sommes évidemment inquiets. Nous ne sommes pas en mesure de confirmer s’il a été testé positif à la COVID-19», indique Laurent Castanié, producteur de spectacles. Le Parisien affirme que l’auteur des Mots Bleus a été testé positif au coronavirus.

Le compositeur d’Aline a «été admis jeudi soir dans un hôpital parisien»,  explique M. Castanié. «De source médicale, son état est actuellement stable et il est très bien encadré et suivi par le personnel médical», poursuit-il.

«Nous demandons à tout le monde de respecter sa vie privée ainsi que de ne pas déranger les services médicaux des hôpitaux de Paris bien trop occupés actuellement», conclut-il.

Le compositeur est toujours dans l’air du temps, comme le prouvent ses récents albums Christophe, etc., volumes 1 et 2, sortis l’an passé, où il reprenait ses standards avec des interprètes de toutes générations.

Son hospitalisation a ému sur les réseaux sociaux. «Tous mes vœux de prompt rétablissement», a ainsi posté Michel Polnareff.

Musique

Décès à 86 ans du compositeur polonais Krzysztof Penderecki

VARSOVIE — Le compositeur et chef d’orchestre polonais Krzysztof Penderecki, un des compositeurs contemporains les plus innovants, est décédé dimanche à l’âge de 86 ans, à Cracovie, a annoncé sa famille aux médias locaux.

L’auteur de Thrène pour les victimes d’Hiroshima, couronné de nombreux prix, est décédé des suites d’une longue maladie, selon les médias citant ses proches.

«Son oeuvre a marqué toute une époque dans la culture polonaise et  mondiale», a déclaré le président polonais Andrzej Duda, rappelant que son monumental Requiem polonais a été exécuté récemment à l’occasion du 80e anniversaire du début de la 2e guerre mondiale.

Quadruple lauréat des Grammy Awards (en 1988, en 1999 — dans deux catégories —, et en 2017), il a écrit des partitions pour des réalisateurs de films comme Stanley Kubrick, Martin Scorsese et David Lynch.

L’un des plus importants compositeurs polonais, il a commencé sa brillante carrière en 1959, au moment où ses trois compositions, «Strophes», «Emanations» et «Les psaumes de David», remportent les trois premiers prix d’un Concours pour jeunes compositeurs à Varsovie.

Il s’est imposé comme une des figures de l’avant-garde des années 60 avec «Thrène pour les victimes d’Hiroshima» (1960), une composition pour une large formation d’instruments à cordes qui lui vaut une large renommée.

Le compositeur utilise alors des intervalles inhabituels, les clusters, les glissandi et fait sonner les instruments de manière inhabituelle.

Sa musique est riche d’effets sonores : la tôle, les sifflets, les morceaux de verre et de métal frottés avec une lime, les hochets, les sons électriques, les scies, les machines à écrire ou les sirènes d’alarme donnent une texture sonore à ses compositions.

Le compositeur invente aussi des symboles de notation musicale correspondant à ces moyens d’expression alors inconnus.

Grâce à un dégel temporaire du régime communiste en Pologne à l’époque, les oeuvres de Penderecki arrivent à percer le rideau de fer et connaissent un succès international immédiat.

Par la suite, Penderecki abandonne peu à peu son langage d’avant-garde. Critiquée par le milieu musical, cette évolution est applaudie par le public. Il renoue alors avec une écriture néo-tonale, postromantique, avec un contenu et une construction accessibles à un plus large public.

En 2011, Penderecki a collaboré avec Jonny Greenwood, le guitariste principal du groupe de rock anglais Radiohead, et le compositeur de musique électronique Aphex Twin sur un album et une tournée.

Contrairement à la plupart des compositeurs de sa génération, une part essentielle de l’inspiration de Penderecki fut d’origine religieuse (Stabat Mater, Passion selon Saint-Luc).

Né le 23 novembre 1933 à Debica (sud), Krzysztof Penderecki est admis au Conservatoire de Cracovie à l’âge de 18 ans. Il fait en même temps des études de philosophie, d’histoire de l’art et de littérature.

Enseignant de composition dans différentes grandes écoles de musique à travers le monde, il donne en tant que chef d’orchestre, des concerts avec les plus illustres orchestres symphoniques d’Europe et des États Unis. Il est membre des Académies de musique de très nombreux pays.

Musique

La liste: des chansons rassembleuses 

1. Aujourd’hui, je dis bonjour à la vie, Harmonium (1974)

À vrai dire, on aurait pu choisir à peu près toutes les chansons du premier album du célèbre groupe québécois. Mais celle-là se révèle un hymne particulièrement porteur d’espoir dans le contexte actuel avec ses oiseaux annonciateurs du printemps et le son des enfants du primaire qui jouent dans une cour de récréation. Bientôt, ces doux bruits résonneront encore comme de la musique à nos oreilles.  Éric Moreault

Musique

Le clip à voir : Rêve de jeunesse de Souldia et Loud

Parce que la musique fait du bien, parce que nos artistes continuent de créer (et on les en remercie), nous partagerons avec vous ici et là des vidéoclips qui ont accroché notre œil… et nos oreilles.

«Cette vidéo a été tournée samedi dernier dans le respect total de la distanciation sociale. Souldia et Loud se sont filmés seuls dans leurs foyers. Restez à la maison!»

Musique

Notre suggestion : Dans le salon des stars

Presque tous les lieux culturels sont fermés en raison de la COVID-19. L’art demeure accessible et peut jouer un rôle réconfortant. L’équipe des arts du Soleil va s’efforcer de vous le démontrer, à commencer par une suggestion quotidienne pour vous aider à garder le moral.

On a vu plusieurs musiciens offrir des prestations de leur maison ces derniers jours, dans cette période de confinement. Ce sera aussi le cas ce dimanche soir, alors qu’une prestigieuse brochette d’invités se relaieront pendant le spectacle The iHeart Living Room Concert for America.

Musique

Notre suggestion : Rendez-vous hebdomadaire avec Metallica

Presque tous les lieux culturels sont fermés en raison de la COVID-19. L’art demeure accessible et peut jouer un rôle réconfortant. L’équipe des arts du Soleil va s’efforcer de vous le démontrer, à commencer par une suggestion quotidienne pour vous aider à garder le moral.

«Vous avez besoin de prendre un break de Netflix avant d’avoir regardé en rafale l’entièreté de son catalogue? Nous vous invitons à notre nouvelle série de concerts #MetallicaMondays».

Musique

Mille Milles : Musique de traverse

On a notamment connu Vincent Legault au sein des groupes Random Recipe et Dear Criminals. Voilà qu’il s’est récemment lancé en solo sous le nom de Mille Milles, un singulier projet qui niche quelque part entre l’électro et l’organique, entre musique, théâtre et poésie.

Il s’agit ici d’une aventure en solo, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Au fil de son processus de création, le compositeur est allé à la rencontre de la dramaturge Evelyne de la Chenelière, qui lui prête sa plume et sa voix dans cette bulle artistique un brin surannée. Pas de structure conventionnelle couplets-refrain, dans ce cas. Plutôt un parcours qui explore les limites de la chanson.

Musique

COVID-19 : Roger Waters reporte sa tournée

Après Tool, Pearl Jam et Slipknot, c’est au tour de Roger Waters de reporter son passage au Centre Vidéotron à cause de la pandémie de COVID-19. L’ex-Pink Floyd devait se produire à Québec le 21 juillet dans le contexte de sa tournée This is Not a Drill.

«La mauvaise nouvelle, c’est que j’ai dû reporter ma tournée à l’année prochaine. C’est décevant, mais si ça contribue à sauver une seule vie, ça vaut le coup», a-t-il fait savoir dans une publication sur les réseaux sociaux.

Musique

Le clip à voir: Amelie No

Parce que la musique fait du bien, parce que nos artistes continuent de créer (et on les en remercie), nous partagerons avec vous ici et là des vidéoclips qui ont accroché notre œil… et nos oreilles.

Vous l’avez peut-être connue dans son groupe I.No, ou encore découverte au concours télévisé La voix. Amelie No lancera bientôt son premier album solo. Elle en dévoile aujourd’hui un deuxième extrait, Deep. Le clip réalisé par William Mazzoleni nous amène dans une fin de semaine au chalet qui s’annonçait festive, mais qui pourrait s’avérer trouble. 

Arts et spectacles

Jean-Pierre Ferland: Autant en emporte le vent

Avec une carrière qui court sur sept décennies, Jean-Pierre Ferland a écrit quelques chansons sur les mérites du cocooning , l’antithèse du confinement obligatoire. On pense à N’ouvre pas, et surtout à Je reviens chez-nous , promesse d’un apaisant retour au bercail, avec feu dans la cheminée en prime. Or, quelle ne fut pas sa surprise de voir Envoye à maison devenir du jour au lendemain le mot d’ordre à la population âgée d’un premier ministre déterminé à enrayer une pandémie.

«J’ai sursauté. J’étais assis comme tout le monde devant la télé. Je me disais en moi-même “Mon Dieu qu’il fait bien ça, le premier ministre Legault.” Tout d’un coup, je l’entends dire de faire comme Jean-Pierre Ferland, pis envoye à’ maison... J’ai sursauté, j’en revenais pas. Mais il faut être sérieux, il faut écouter ce conseil. C’est un mauvais moment à passer.»

Arts

Le Printemps de la musique victime de la COVID-19

Une autre victime s’est ajoutée à la longue liste des évènements annulés en raison de la pandémie de la COVID-19. La 5e édition des Printemps de la musique, qui devait se dérouler du 14 au 17 mai, est passée sous le couperet.

En 2019, pas moins de 9000 personnes avaient participé à l’une ou l’autre des activités. Cette année, on prévoyait pas moins d’une cinquantaine de représentations impliquant 223 artistes locaux et une centaine de bénévoles.

Musique

La COVID-19 emporte le saxophoniste Manu Dibango

PARIS — «Bâtisseur de ponts entre l’Occident et l’Afrique» : voilà comment se décrivait le saxophoniste Manu Dibango, première personnalité mondiale morte à 86 ans des suites d’une contamination au coronavirus, figure de l’afro-jazz devenu vedette avec son succès Soul Makossa.

«J’ai l’harmonie des Bach et des Haendel dans l’oreille avec les paroles camerounaises. C’est une richesse de pouvoir avoir au minimum deux possibilités. Dans la vie, je préfère être stéréo que mono», racontait-il à l’AFP en août 2019, ponctuant ses réponses de son rire tonitruant et communicatif.

«Son héritage, immense, va rester, sa créativité était géniale, il faisait danser les gens, avec une efficacité redoutable», a commenté auprès de l’AFP, Martin Meissonnier, DJ et producteur historique des musiques du monde, «anéanti par son décès».

Le chanteur Youssou Ndour a twitté sa «tristesse» : «Tu as été un grand frère, une fierté pour le Cameroun, et pour l’Afrique toute entière». «Le monde de la musique perd l’une de ses légendes», a également regretté sur les réseaux sociaux le ministre de la Culture français Franck Riester.

Retour sur le parcours de cet homme que rien ne prédestinait à une carrière d’artiste. Encore moins à être repris par Beyoncé ou Rihanna.

Emmanuel N’Djoké Dibango est né le 12 décembre 1933 à Douala (Cameroun), dans une famille protestante très stricte. «Mon oncle paternel jouait de l’harmonium, ma mère dirigeait la chorale. Je suis un enfant élevé dans les “Alléluia”. Ça n’empêche que je suis Africain, Camerounais et tout ça», confiait encore cette haute silhouette au crâne glabre à l’AFP. Son père, fonctionnaire, l’envoie en France à l’âge de 15 ans, dans l’espoir d’en faire un ingénieur ou un médecin.

Trois kilos de café

Après 21 jours de bateau, Manu Dibango rejoint Marseille, puis Saint-Calais dans la Sarthe. Dans ses bagages, «trois kilos de café» — denrée rare dans l’immédiat après-guerre et titre de son autobiographie —, pour payer sa famille d’accueil. Puis il étudie à Chartres, où il fait ses premiers pas musicaux à la mandoline et au piano.

Dans cet univers blanc, l’adolescent qui, de son propre aveu, «ne connaissait pas la culture africaine», s’identifie aux vedettes afro-américaines de l’époque. Count Basie, Duke Ellington, Charlie Parker deviennent ses «héros».

«Papa Manu» découvre le saxophone lors d’une colonie de vacances, traîne dans le Saint-Germain-des-Près de Boris Vian et finit par échouer à la seconde partie de son baccalauréat. Son père, mécontent, lui coupe les vivres en 1956. Il part alors pour Bruxelles, où il court le cachet, jouant de la variété. «À mon époque, il fallait faire des cabarets, des bals, des cirques. Jouer avec un accordéoniste comme André Verchuren assurait quelques dates», racontait-il.

Son séjour belge est marqué par deux rencontres fondatrices : la blonde Marie-Josée, dite «Coco», qui devient sa femme, et Joseph Kabasélé, chef d’orchestre de l’African Jazz. Dans l’effervescence des indépendances, le musicien congolais lui ouvre les portes de l’Afrique.

Manu Dibango le suit à Léopoldville [ancien nom de Kinshasa] où il lance la mode du twist en 1962, puis ouvre une boîte au Cameroun.

Procès contre Michael Jackson

Trois ans plus tard, il est de retour en France, sans le sou. Il devient pianiste de rock pour Dick Rivers, organiste puis chef d’orchestre pour Nino Ferrer.

En 1972, on lui demande de composer l’hymne de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui doit se tenir au Cameroun. Sur la face B du 45-tours, il enregistre Soul Makossa. Des DJs new-yorkais s’entichent de ce rythme syncopé. Une autre vie commence.

Le saxophoniste part jouer au théâtre Apollo, temple de la musique afro-américaine à Harlem, se métisse encore un peu plus en tournant en Amérique du sud.

En 1982, vient une autre forme de consécration. Soul Makossa est échantillonné par Michael Jackson dans son album Thriller... sans son autorisation. Manu Dibango intente le premier d’une longue série de procès pour plagiat, qui se solde par un arrangement financier. Mais la victoire est ailleurs : le musicien est devenu une référence mondiale de la musique du monde.

Musique

Le fracassant retour de The Weeknd

CRITIQUE / Dans le visuel qui accompagne son quatrième album, Abel Tesfaye, alias The Weeknd, se présente le visage tuméfié, le nez sanguinolent. Il semble avoir passé un sale quart d’heure… Et pourtant, c’est plutôt lui qui a frappé un grand coup avec ce retour sur disques.

Près de quatre ans après l’acclamé Starboy et deux ans après le bien nommé minialbum My Dear Melancholy, — sur lequel le Torontois d’origine s’épanchait sur deux ruptures fort médiatisées —, le voilà de retour avec panache sur After Hours. Il faut dire qu’il était attendu, celui qui est écouté chaque mois par près de 59 millions de paires d’oreilles sur la plateforme Spotify, où l’extrait Blinding Lights (une petite bombe) a été numéro un pendant un bon mois.

Musique

Plácido Domingo déclaré positif à la COVID-19

Le chanteur d’opéra espagnol Plácido Domingo a affirmé dimanche qu’il était atteint de la maladie à COVID-19.

Âgé de 79 ans, M. Domingo a mentionné par l’entremise de sa page Facebook personnelle qu’il était de son devoir moral d’annoncer qu’il avait été déclaré positif. Le ténor a dit que sa famille et lui s’étaient placés en auto-isolation et qu’il se sentait bien même s’il souffrait d’une fièvre et d’une toux. 

M. Domingo, l’une des plus grandes vedettes mondiales de l’opéra, a récemment été accusé d’inconduite sexuelle par plusieurs femmes. Ces accusations ont mené à l’annulation de plusieurs de ses performances et à des excuses de sa part.

Musique

Le chanteur Lenni-Kim atteint de la COVID-19

Lenni-Kim est atteint du coronavirus. Le jeune chanteur de 18 ans, qui connaît beaucoup de succès en France, en a fait l’annonce sur Instagram.

« Du coup, juste vous dire que quand on vous dit de rester chez vous, c’est sérieux. Restez chez vous. C’est un virus qui affecte beaucoup de gens. Ça tue des gens », a-t-il dit dans un message mis en ligne sur Instagram.

Sa mère et lui ont fait des tests pour la COVID-19, et le résultat est positif.

Plus de détails sur le site de La Presse

Musique

La vedette country Kenny Rogers n'est plus

Le chanteur country Kenny Rogers, connu pour des succès tels que Lucille, Lady et Islands in the Stream, s'est éteint vendredi soir, à l'âge de 81 ans.

Son agent Keith Hagan rapporte qu'il est mort de causes naturelles chez lui à Sandy Springs, dans l'État américain de la Géorgie, où on lui prodiguait des soins palliatifs.

Originaire de Houston, l'artiste à la voix rauque et à la barbe argentée a vendu des dizaines de millions d'albums, a remporté trois prix Grammy, en plus d'être en vedette dans des téléfilms inspirés de ses chansons telles que The Gambler, ce qui en a fait une célébrité très en vue dans les années 1970 et 1980.

Même s'il a également touché au jazz, au folk et à la pop, il a toujours préféré être considéré comme un chanteur country.

«Soit vous faites ce que tout le monde fait, mais en mieux, soit vous faites ce que personne ne fait pour éviter toute comparaison, a déclaré Rogers à l'Associated Press en 2015. Et j'ai choisi cette option, car je n'aurais jamais pu être meilleur que Johnny Cash, ou Willie Nelson, ou Waylon Jennings dans ce qu'ils faisaient. Alors j'ai trouvé un créneau que je pouvais occuper, dans lequel j'allais m'éviter toute comparaison avec eux. Les gens ont cru que je voulais révolutionner le country, mais ça n'a jamais été le cas.»

Il a connu une carrière prospère pendant pas moins de 60 ans avant de mettre fin à ses tournées en 2017, à l'âge de 79 ans.

Sa partenaire sur Islands in the Stream, Dolly Parton, a mis en ligne samedi matin une vidéo sur Twitter, où elle peine à contenir ses larmes en montrant une photo de Rogers et elle.

«J'aimais Kenny de tout mon coeur et mon coeur est brisé, a-t-elle dit. Une grosse partie de mon coeur s'est éteinte avec lui aujourd'hui.»

«Kenny était l'un de ses artistes qui transcendait les styles musicaux ou les frontières, a déclaré Sarah Trahern, chef de la direction de la Country Music Association. Il était une super vedette mondiale qui a aidé à faire connaître la musique country à un auditoire sur toute la planète.»

Rogers a reçu cinq fois le prix de la CMA, ainsi que le prix Willie-Nelson, remis pour souligner l'ensemble de sa carrière par la CMA, en 2013, la même année où il a été intronisé au Temple de la renommée de la musique country. Il a reçu 10 prix de l'Academy of Country Music, a vendu plus de 47 millions d'albums aux États-Unis seulement, selon la Recording Industry Association of America.

Il a connu un premier succès à l'âge de 20 ans, That Crazy Feeling, sous le nom de Kenneth Rogers. mais quand ce succès hâtif s'est estompé, il s'est tourné vers le jazz, comme bassiste du Bobby Doyle Trio.

Sa carrière a vraiment été lancée quand il s'est joint au groupe country/folk New Christy Minstrels, qui s'est reformé sous le nom de First Edition, qui a connu un premier succès avec la chanson psychédélique Just Dropped In (To See What Condition My Condition Was In). Le groupe a aussi lancé la chanson Rudy, Don't Take Your Love To Town, sur un vétéran de la Guerre du Vietnam priant son amie de coeur de rester avec lui.

Quand le groupe s'est séparé en 1974, il a repris sa carrière solo et a obtenu un immense succès avec Lucille, en 1977, qui s'est même frayé un chemin sur les palamarès pop, lui valant son premier Grammy.

Maintenant une vedette, Rogers a enchaîné les succès pendant des dizaines d'années, dont The Gambler devenue sa chanson fétiche, sortie en 1978.

Ses proches prévoient une cérémonie privée pour faire leurs adieux en raison de la pandémie de la COVID-19. Une commémoration publique pourra avoir lieu ultérieurement, ont-ils annoncé.

Musique

COVID-19: Michel Louvain invite les aînés à se plier aux demandes de confinement

MONTRÉAL — Après que plusieurs artistes aient produit des messages sous diverses formes pour inciter les jeunes Québécois à respecter les consignes des autorités pendant la pandémie de COVID-19, le chanteur Michel Louvain en a fait autant jeudi soir, dans son cas à l'égard des aînés.

Dans une brève vidéo mise en ligne par le représentant d'artistes Junior Bombardier, le célèbre artiste octogénaire signale d'abord qu'il est lui-même en isolement.

Il invite les personnes âgées à respecter les demandes de confinement émises par le premier ministre François Legault et le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda. Il leur rappelle que ces gens sont des professionnels qui savent ce qui est bon pour les aînés.

Lors de sa conférence de presse quotidienne sur la pandémie de COVID-19 au Québec, jeudi, le premier ministre Legault a adressé un message direct aux personnes âgées, les invitant à ne pas fréquenter les centres commerciaux et à ne pas se rassembler pour manger ou prendre un café.

Le directeur général du Réseau Fédération de l'âge d'or du Québec (FADOQ), Danis Prud'homme, croit qu'il est important de respecter la demande de confinement.

Chez les personnes âgées de 70 ans et plus, lorsqu'une personne est infectée par la COVID-19, c'est une sur 15 qui décède, et chez les 80 ans et plus, une sur sept perd la vie.

Musique

Bob Geldof refuse de se calmer

PARIS — Bob Geldof rebranche l’électricité : le fondateur du Band Aid ressuscite son groupe rock originel, The Boomtown Rats, pour faire du «bruit» dans ce «chaos» qu’il décrit entre technologies asservissantes et autocraties.

Le quartet irlandais formé avec Pete Briquette, Garry Roberts et Simon Crowe, muet depuis un dernier album il y a 36 ans, vient de livrer Citizens Of Boomtown. Un opus escorté d’un documentaire éponyme sur l’histoire du groupe — où témoignent des fans comme Bono, Sting et Sinead O’Connor —et un recueil de paroles et d’essais de son leader (Tales Of Boomtown Glory).

L’époque est au retour des guitares et d’autres gangs irlandais se font entendre, comme les Fontaines D.C. ou The Murder Capital. Bob Geldof (68 ans) est juste trois fois plus âgé que ces héritiers. «Je ne vais pas sauter partout sur scène, je ne peux plus le faire, mais “Bobby Boomtown” voulait sortir de son cercueil (rires)», confie-t-il à l’AFP entre les mèches des cheveux blancs tombant en rideau sur son visage.

«Bobby Boomtown», c’est la face écorchée du fondateur du Band Aid, fameux assemblage de stars à but caritatif né dans les années 1980. Ce double crache toujours son «venin», comme il le dit, dans ses textes ou ses interviews.

«Politique infantilisante»

Quand, sur scène, il entonne aujourd’hui Someone’s Looking At You (titre des Boomtown Rats de 1979), l’écho est contemporain. «À l’origine, je ne parlais pas de Big Brother, mais quand je la chante maintenant oui. Amazon, Facebook, Apple sont des monopolistes et le produit c’est vous, s’emporte-t-il. Ils contrôlent vos goûts, vous êtes packagés dans vos choix.»

Les Boomtown Rats se sont reformés, au départ, à l’invitation du Festival de l’Île de Wight. Mais pas question de nostalgie : «Il n’y a pas de rétroviseur dans cette voiture», lance-t-il d’un doigt sur sa poitrine.

Ils ont donc signé de nouveaux titres pour chanter le «blues du moment», dans un monde où «la politique est infantilisante, dans un moment de chaos et je ne parle ici pas du coronavirus. On est revenu au modèle de l’homme fort qui guide les autres, l’autocratie, mais Donald Trump est un idiot vulgaire.»

Mais d’où vient cette colère toujours intacte? Il en revient toujours à son enfance difficile, entre une mère qui meurt quand il a «7 ou 8 ans» et un père qui s’absente pour travailler du «lundi au vendredi». «Il n’y a donc personne à la maison, on n’a pas d’argent, pas de télé ou de réfrigérateur.» Mais il y a les livres empruntés à la bibliothèque et la radio qui inocule du rock’n’roll.

«Maîtres pop»

«Comment ne pas apprendre de Ray (Davies, The Kinks), Paul et John (McCartney, Lennon, The Beatles), de Mick et Keith (Jagger et Richards, The Rolling Stones) et Pete et Roger (Townshend, Daltrey, The Who)?»

Il a rapidement mis en pratique les enseignements de ces «maîtres pop» comme il les appelle, refusant de nouer correctement sa cravate d’uniforme scolaire — ce qui lui vaut des châtiments physiques de ses professeurs d’alors. 

À 13 ans, il organise «avec des amis» une manifestation contre l’apartheid et à 15 ans rejoint les bénévoles qui s’occupent des défavorisés de son quartier.

«La seule option qu’on avait, c’était de monter un groupe, faire du bruit, pour essayer de changer nos vies et essayer de faire bouger les choses autour de nous. Le succès venant, Band Aid est parti de cette idée-là.»

Rejouer avec les Boomtown Rats est une «grande catharsis», dont il sort «épuisé, mais complètement satisfait». Mais pas tout à fait calmé. Le Brexit a été entériné par les urnes? 

«Je suis profondément en désaccord, une bataille a été perdue, mais le débat n’est pas fini. Je respecte le vote des gens, mais c’est une erreur.»

Musique

COVID-19: sortir ou pas... d’albums?

PARIS — La star The Weeknd ne change pas ses plans, Baxter Dury non plus, mais concède que «c’est le pire moment», tandis que d’autres reportent : la sortie d’un disque en plein coronavirus soulève bien des questions.

La machine The Weeknd est donc lancée. Le Canadien, usine à succès et prince de la diffusion en ligne, a dévoilé sur ses réseaux sociaux (17,7 millions d’abonnés sur sa chaîne YouTube) les titres des 14 chansons d’After Hours, prévu vendredi, jour mondial des sorties.

L’univers visuel de cette création est déjà en place, avec un court-métrage publié au début du mois : tonalité sombre, chanteur au visage tuméfié déambulant dans un décor où les couleurs rouge et noire se répondent. Ce qui ne veut pas dire que le chanteur est hermétique au monde qui l’entoure. La vidéo d’un DJ italien jouant à son balcon un de ses titres, pour un quartier confiné, figure ainsi sur son compte Twitter (11,3 millions d’abonnés).

D’autres musiciens ont préféré repousser la sortie de leur nouvel opus prévue vendredi, comme Thomas Dutronc, qui bénéficiait pourtant d’un casting royal pour son Frenchy avec les participations d’Iggy Pop, de la diva jazz Diana Krall ou encore du guitariste-chanteur de ZZ Top, Billy Gibbons.

«Faire très attention»

«Compte tenu de la situation actuelle, la sortie est reportée au 5 juin», a-t-il d’abord annoncé sur Twitter cette semaine.

Avant de poster une petite vidéo, où, attristé, il lance : «Je voulais vous dire de faire très attention, imaginez vous que c’est vous le porteur du virus, il faut faire attention aux gens qu’on aime, aux anciens [...] vivement le 5 juin, on croise les doigts [...] on espère qu’on pourra écouter de la musique tous ensemble [...] et tous s’embrasser très fort, voire sur la bouche, pourquoi pas?». 

D’ici là, le fils de Jacques Dutronc et Françoise Hardy va «essayer» d’amener «quelques surprises» à ses fans «avec quelques idées sur les réseaux sociaux».

Baxter Dury a lui maintenu la sortie de The Night Chancers — bande-son idéale des solitudes urbaines — vendredi, soit au «pire moment» avec la COVID-19.

Mais le fils de Ian Dury, auteur regretté du fameux Sex & drugs & rock & roll, ne veut surtout pas paraître «cynique», comme il le dit à l’AFP. «Je ne veux pas passer pour celui qui tente de vendre des disques en ce moment, il faut être sensible à ce qui se passe.»

«Est-ce indécent?»

«Je crois qu’il faudra attendre six mois avant le prochain concert, personne ne sait vraiment», commente par ailleurs le dandy anglais désabusé de la pop. Dans l’immédiat, le crooner grisonnant demeure dans son «grand appartement» londonien, tourne «un peu en rond» et surveille son fils qui «prépare ses examens».

Le duo folk-pop français — aux titres en anglais — Hey Hey My My sort également vendredi son album British Hawaï, bijou aux ambiances chevauchées et grands espaces des plaines américaines.

«Oui, on s’est posé la question, est-ce qu’on le sort ou pas? C’est vrai que notre musique peut paraître bien futile avec ce qui se passe en ce moment», confie à l’AFP Julien Gaulier, un des deux chanteurs-guitaristes.

«Est-ce que c’est indécent de sortir un disque maintenant? On s’est dit que, passée cette période de sidération, la vie doit continuer», poursuit le barbu, associé à la composition à un autre Julien, Garnier. «Au mieux, certains pourront trouver du réconfort dans nos mélodies et nos pop-songs, jouées avec de vrais instruments, elles ont un côté contemplatif», ajoute-t-il.

Et de conclure sur un trait d’humour : «On a attendu dix ans pour le faire, cet album — après notre précédent, bon notre absence n’a pas été très remarquée (rires) —, on n’allait pas le laisser dans les cartons.»

Musique

Alan Doyle : L'amour des racines... et de la fête

Visiblement, le virage country d’Alan Doyle lui sourit. Celui qu’on a longtemps connu au sein de la formation terre-neuvienne Great Big Sea a lancé récemment Rough Side Out, un minialbum chaleureusement accueilli sur les palmarès, sur lequel il partage le micro avec les vedettes Dean Brody et Jess Moskaluke.

Le sympathique chanteur s’apprêtait à reprendre la route au cœur d’une tournée canadienne qui devait l’amener d’un océan à l’autre. La pandémie de COVID-19 l’a bien sûr contraint de revoir ses plans.

Musique

Louis-Jean Cormier: Au nom du père

Cinq ans après Les grandes artères, Louis-Jean Cormier revient à l’avant-plan avec Quand la nuit tombe, un troisième album solo où il a complètement délaissé la guitare et où il prend parole d’une manière plus directe que jamais pour s’adresser à son père, beaucoup, mais aussi à son fils, à sa compagne ou à lui-même.

Lorsqu’on lui souligne en entrevue le sentiment de transparence qui se dégage de ses nouvelles chansons, l’auteur-compositeur-interprète acquiesce. «J’ai ce feeling-là aussi, avance-t-il. C’est là que j’ai probablement mis le plus mes tripes sur la table. Mais ce n’était pas prémédité. Ça s’est fait naturellement. J’ai l’impression que j’ai beaucoup changé depuis cinq ans. Ç’a passé vite, mais là-dedans, il y a eu de gros changements au niveau personnel.»

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COVID-19 :  Coup de pouce de Bandcamp aux artistes 

Envie de musique neuve et de donner en même temps un coup de pouce aux musiciens en cette période où ils sont durement touchés par l’annulation de leurs tournées? C’est le temps de le faire.

Pour une journée, ce vendredi 20 mars, la plateforme Bandcamp renonce à sa part de redevances et versera l’intégralité des revenus de ventes d’albums en ligne et de produits dérivés aux créateurs concernés. 

«Avec une source majeure de revenus qui s’assèche presque complètement, trouver des manières de continuer à soutenir les artistes dans les mois à venir est une priorité urgente pour quiconque a à cœur la musique et les artistes qui la créent», a laissé savoir le cofondateur de Bandcamp, Ethan Diamond. 

À suivre au https://bandcamp.com

Musique

Le festival de Glastonbury annule sa 50e édition

LONDRES — Le festival de Glastonbury, en Angleterre, qui devait fêter en juin ses 50 ans avec des dizaines de milliers de spectateurs, a été annulé en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé mercredi ses organisateurs.

«Clairement ce n’est pas comme cela que nous souhaitions organiser nos 50 ans, mais à la suite des nouvelles mesures annoncées par le gouvernement cette semaine et dans une période d’incertitude sans précédent, c’est la seule option possible», ont annoncé les organisateurs, Michael et Emily Eavis, dans un communiqué posté sur leur compte Twitter.

Le gouvernement a demandé lundi au public d’éviter tout «contact social» et déplacement «non essentiel» pour limiter la propagation du nouveau coronavirus qui a fait 71 morts au Royaume-Uni. De nombreux événements sportifs et culturels ont été annulés tandis que les musées et salles de spectacle ont fermé.

«Nous espérons vraiment que la situation au Royaume-Uni s’améliore énormément d’ici la fin juin, mais même si c’est le cas, nous ne pouvons plus passer les trois prochains mois avec des milliers de membres de l’équipe ici sur la ferme» pour préparer le festival, expliquent les organisateurs.

Le festival de Glastonbury accueille habituellement plus de 200 000 personnes dans des champs transformés en scènes à ciel ouvert.

Paul McCartney, Kendrick Lamar, Diana Ross et Taylor Swift devaient se produire sur scène, aux côtés de dizaines d’autres artistes, programmés du 24 au 28 juin.

Cette année, 135 000 personnes avaient déjà déposé une avance de 50 livres sur leur ticket. Les organisateurs leur proposent de la reporter sur l’édition 2021 du festival ou de les rembourser.

Ils soulignent que cette annulation aura de «graves conséquences financières» non seulement pour eux, mais pour leurs partenaires associatifs, leurs fournisseurs, les commerçants et la population locale. Oxfam, Wateraid et Greenpeace figurent parmi les associations soutenues par le festival.

Musique

Le voyage intérieur d’Inner Odyssey

Vincent Leboeuf Gadreau, fondateur du groupe de rock progressif Inner Odyssey, a parfois l’impression «de ne pas être né à la bonne époque». Le jeune guitariste se serait bien vu vivre dans les années 70, alors que la musique des Genesis, Pink Floyd et autres King Crimson s’inscrivaient dans la légende.

Car, à l’instar d’une frange de jeunes de cette «bonne époque», le musicien raffole des très longues pièces de sept ou huit minutes, propices aux expérimentations rythmiques, harmoniques et instrumentales, style Shine On You Crazy Diamond, ou Us and Them, de Pink Floyd. Il s’imagine les écouter religieusement, «sans dire un mot», à «voyager» dans ces environnements sonores si envoûtants.

Musique

Les Rolling Stones reportent leur tournée nord-américaine

NEW YORK — Les Rolling Stones reportent leur tournée nord-américaine de 15 villes en raison de l’épidémie croissante de coronavirus.

Le groupe a annoncé mardi que sa tournée No Filter, qui devait initialement démarrer à San Diego le 8 mai, est reportée. La tournée du groupe devait également visiter certaines villes nord-américaines où il n’a pas joué depuis des années, notamment Cleveland; Saint-Louis; Austin, au Texas; Louisville, au Kentucky; Charlotte, en Caroline du Nord; et Tampa, en Floride.

Musique

Notre suggestion: la liste de lecture Corona bonne chance

Presque tous les lieux culturels sont fermés en raison de la COVID-19. L’art demeure accessible et peut jouer un rôle réconfortant. L’équipe des arts du Soleil va s’efforcer de vous le démontrer, à commencer par une suggestion quotidienne pour vous aider à garder le moral.

Avec une scène musicale en arrêt forcé, l’autrice-compositrice-interprète Amelie No a eu l’idée de braquer les projecteurs sur les talents d’ici en montant sur la plateforme Spotify la liste de lecture Corona bonne chance. 

Au menu, des chansons des Gabrielle Shonk, Liana, Hubert Lenoir, Les Louanges, Yann Perreau, KROY, Milk & Bone, Safia Nolin, KNLO, Alaclair Ensemble et cie. La musicienne y a aussi inclus son nouvel extrait, The Moon. 

«Je lance ça de même... Mettons que tu te fais une playlist de musique du Québec que tu fais jouer en boucle sur ta plate forme préférée...» a-t-elle publié sur Facebook, ajoutant à la blague les mots-clics #faireuneetcinquante et #brokemusicianseekinghelp (qu’on peut traduire par «musicienne fauchée cherche de l’aide»). 

Voilà une manière de (re)découvrir certains titres et rappeler que les artistes sont durement touchés par les annulations de spectacles.

Arts

COVID-19 : Casse-tête dans les salles de spectacles

Au lendemain de l’annonce gouvernementale annulant les rassemblements de plus de 250 personnes, les gestionnaires des salles de spectacles de Québec s’arrachaient les cheveux afin de résoudre le casse-tête découlant de cette décision. Remaniement du calendrier, discussions avec les artistes, producteurs et agents, négociations de contrats, calcul des impacts financiers... Les tâches sont aussi nombreuses que complexes.

Au Grand Théâtre, qui a annoncé l’annulation de tous ses spectacles jusqu’au 12 avril, «on n’a jamais eu à gérer ce genre de situation», indique Sophie Vaillancourt-Léonard, coordonnatrice des communications au Trident. L’annulation de la pièce Roméo et Juliette, après une semaine de représentations, a provoqué une onde de choc. Dix-sept comédiens, sans compter l’équipe technique, se retrouvent du jour au lendemain en congé forcé.

Musique

Anna Calvi: du recul et des contrastes

Discrète et délicate dans la vie (et en entrevue), Anna Calvi se métamorphose en force de la nature lorsqu’elle saisit sa guitare. Artiste de contrastes, l’autrice-compositrice-interprète anglaise a joué cette carte à fond en revenant à ses démos pour revisiter les pièces de son album Hunter, paru il y a un an et demi. Arrivé dans les bacs la semaine dernière, Hunted renferme des versions plus brutes de ses compositions livrées parfois en solo, parfois en conviant des invités comme Charlotte Gainsbourg, Courtney Barnett ou Joe Talbot du groupe punk-rock Idles. Quelques jours après le lancement de ces relectures, la musicienne revient sur son processus de création avec Le Soleil.

Q Quel a été le point de départ de l’album Hunted?

Musique

Joseph Edgar: à la croisée des chemins

Au fil de sa carrière, Joseph Edgar n’a jamais eu peur de rebrasser les cartes : de la poésie à la chanson à l’opéra, seul ou en groupe, sous différents noms, entre le Nouveau-Brunswick et le Québec… Après plus de 15 ans d’un parcours en solo, le sympathique Acadien s’apprête à prendre un pas de côté et à accrocher son chapeau d’auteur-compositeur-interprète. Peut-être pour un temps, peut-être pour toujours. 

Avec trois dernières représentations de sa tournée Point picot à offrir, dont une prévue à Gatineau ce samedi, Joseph Edgar s’apprête à tourner une page. Nous l’avons accroché lors d’un récent passage à Québec, en pleine tempête. 

«On termine ça à Moncton le 25 avril, note l’Acadien. Ça va nous donner le temps de monter ce show-là. Ça va être spécial. Je vais vraiment prendre le temps de le pimper un peu plus. Ça ne sera pas Pimp ton char, ça va être “Pimp ton Joseph Edgar”!» De quoi finir en grand, à la maison, une prolifique aventure musicale qui l’a captivé depuis 15 ans. 

«Fallait que je m’élance dans une autre affaire, que je me donne le temps de faire d’autres trucs aussi, explique-t-il. Il y a quelque chose d’un peu libérateur en approchant les derniers shows avec cette idée. On ne sait pas, sûrement qu’à un moment donné, je vais remettre les choses sur la route. Mais sachant que ça ne sera pas pour une couple d’années, c’est libérateur. Donc, on s’amuse.»

Dans les traces de Jack Kerouac

Les projets ne manquent pas pour celui qui s’est d’abord exprimé artistiquement sous le nom de Marc Poirier (Joseph et Edgar sont ses deuxièmes prénoms). De quoi éviter le vertige de la transition. «J’ai quand même le luxe de savoir que, dans la prochaine année, j’ai des trucs d’enlignés déjà, confie-t-il. Je ne panique pas trop. Mais à partir de 2021, on ne sait pas!»

Le musicien cite un opéra post-classique élaboré par la compositrice Mathilde Côté et le slameur Ivy autour de l’univers de l’écrivain Jack Kerouac et dans lequel il interprétera le personnage principal. «Quand elle m’a approché, au début, je lui ai répondu que je ne suis pas Marc Hervieux. Ce n’est pas vrai que je vais chanter de l’opéra. Mais le sujet m’intéressait énormément et je savais qu’elle n’avait pas l’intention de faire un opéra classique.»

Joseph Edgar utilise plutôt le terme «fucké» pour qualifier le spectacle, qui pourrait arriver sur les planches dès l’automne prochain. 

«C’est vraiment autour de l’univers bilingue de Jack Kerouac, décrit-il. Ses parents venaient du Bas-Saint-Laurent. Lui, il a grandi au Massachusetts, mais jusqu’à l’âge de sept ans, il ne parlait que français. C’est vraiment une exploration de cette espèce de biexistence. Lui, quand les gens lui demandaient pourquoi sa plume était si originale, il disait : “c’est parce que je pense en français, mais j’écris en anglais.”»

Dans une phase moins inspirée côté chansons, Joseph Edgar a saisi l’invitation comme une occasion de se renouveler. Et il ne la prend pas à la légère. «Ça explique pourquoi je ne ferai pas de spectacles pendant une couple d’années, avance-t-il. Je ne peux pas à la fois me glisser dans la peau de Jack Kerouac et de Joseph Edgar, d’être sur l’autoroute en angoissant pour le prochain spectacle. Je me suis dit que si j’entreprends un rôle aussi important, il faut vraiment que je me concentre là-dessus. C’est tellement un auteur important pour moi. La dernière chose que je voudrais, ça serait que les gens disent que j’ai juste fait ça à moitié.»

Arts

COVID-19 : annulé ou maintenu?

Avec les directives gouvernementales demandant l’annulation des rassemblements de plus de 250 personnes dans la foulée de l’épidémie de COVID-19, voici un survol des activités suspendues ou maintenues sur les scènes de la capitale.

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