McConaughey hanté par son passé

La citation de la semaine

«Le génie ce n’est pas assez, il faut aussi du courage pour changer le cœur des gens.»

— Le violoncelliste Oleg au chauffeur Frank Vallelonga à propos de leur patron mutuel dans Le livre de Green de Peter Farrelly

Premières images

Le drame du vétéran scénariste Steven Knight (Les promesses de l’ombre), qui réalise aussi, a beau s’intituler Serenity, son film a navigué sur des eaux agitées. Le suspense devait prendre l’affiche le 19 octobre avant d’être repoussé d’un an, puis de finalement être annoncé pour le 25 janvier, une période creuse, ce qui n’annonce rien de bon. Mais avec Matthew McConaughey dans la peau d’un capitaine hanté par son passé, une mystérieuse femme interprétée par Anne Hathaway, on est prêt à embarquer.

Retour en arrière

Il y a eu 43 ans, lundi, que Vol au-dessus d’un nid de coucou prenait l’affiche. On dira ce qu’on voudra, mais les productions américaines de ce calibre sont de plus plus rares. Le drame psychologique de Miloš Forman, décédé le 13 avril dernier, allait d’ailleurs remporter cinq Oscars, dont meilleur réalisateur et film. L’adaptation du très bon roman de Ken Kesey a durablement marqué les imaginaires par sa représentation du sort réservé aux patients d’hôpitaux psychiatriques, mais aussi en raison des incroyables performances de Jack Nicholson et de Louise Fletcher. Le duo a obtenu le doublé d’acteurs, le premier dans la peau de R.P. McMurphy, un détenu sain d’esprit poussé à la folie par son incarcération en institution, et la deuxième dans son rôle de l’intransigeante infirmière Ratched.

Arrêt sur image

Le cinéaste Barry Jenkins a eu 39 ans lundi. Après un premier long métrage en 2008, l’Américain a soudainement accédé à la célébrité en 2016 avec Moonlight. Il est devenu le quatrième Noir nommé à l’Oscar du meilleur réalisateur et le deuxième, après Steve McQueen en 2013, à gagner celui du meilleur film. Son troisième long métrage, Si Beale Street pouvait parler (vidéo), a obtenu des critiques dithyrambiques depuis sa présentation au festival de Toronto (TIFF) en septembre. Il prendra l’affiche le 25 décembre pour être dans la course aux Oscars dans quelques cinémas avant d’obtenir une large diffusion à compter du 4 janvier.

Gros plan

Alexandra Chartrand a fait forte impression en 2016 avec Le peuple interdit, documentaire sur les velléités indépendantistes catalanes. Au moment de sa sortie, le réalisateur québécois était déjà retourné sur place pour filmer la réaction du gouvernement espagnol au résultat du référendum. Les Catalans font face à la répression grandissante de façon pacifique. Son nouveau film, Avec un sourire, la révolution! qui en témoigne a obtenu cette semaine le prix Magnus-Isacsson. La récompense, décernée aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM), souligne l’émergence d’un cinéaste dont le film témoigne d’une conscience sociale. Il prendra l’affiche au Québec le 1er février.