Markoosie Patsauq aimait beaucoup le hockey et suivait les Oilers d’Edmonton avec passion. Lors d’une de ses dernières visites, la professeure à l’Université Concordia d’Edmonton, Valerie Henitiuk, lui a apporté un chandail de l’équipe.
Markoosie Patsauq aimait beaucoup le hockey et suivait les Oilers d’Edmonton avec passion. Lors d’une de ses dernières visites, la professeure à l’Université Concordia d’Edmonton, Valerie Henitiuk, lui a apporté un chandail de l’équipe.

Markoosie Patsauq, qui a écrit le premier roman inuit, est décédé à 78 ans

Markoosie Patsauq, qui a illustré à la fois la tragédie et la résilience du peuple inuit, est décédé à l’âge de 78 ans.

Il a rendu l’âme le 8 mars à son domicile d’Inukjuak, au Québec.

Cet automne, son roman Le Harpon du chasseur sera réédité à la suite d’une nouvelle traduction en anglais, 50 ans après sa première parution, par l’éditeur McGill-Queen’s University Press.

L’œuvre est considérée comme le premier roman inuit publié.

Racontée de quatre points de vue, dont celui d’un ours polaire, l’histoire peint un portrait vivant des communautés inuites, des relations entre hommes et femmes et des réalités de leur vie quotidienne.

Il a été traduit dans au moins 12 langues, et des revues comme The Atlantic et le Times Literary Supplement lui ont consacré des critiques.

Premier Inuk à obtenir un permis d’aviateur, Patsauq a aussi piloté des avions de brousse dans le Nord.

Dans les années 1960, il a épousé sa première femme, Zipporah.

Patsauq a passé ses dernières années à Inukjuak avec sa deuxième épouse, Annie, et des membres de sa famille élargie: 37 enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Valerie Henitiuk y a passé du temps avec lui, travaillant sur la nouvelle traduction.

«C’était un homme très intelligent, très réfléchi et très drôle, a dit celle qui est professeure à l’Université Concordia d’Edmonton. Il avait un grand sens de l’humour.

«Il avait beaucoup de sagesse, venant à la fois de sa vie traditionnelle et d’avoir connu le succès, au sens où nous l’entendons au sud. Il avait beaucoup à partager.»

Il aimait beaucoup le hockey et suivait les Oilers d’Edmonton avec passion. Lors d’une de ses dernières visites, Henitiuk lui a apporté un chandail de l’équipe.

«Pour moi, c’est comme un cadeau d’un million de dollars», lui a-t-il dit.