Les enfants s'emparent du Salon du livre

Ni la gadoue ni la neige n'allaient empêcher les centaines d'autobus jaunes de décharger des milliers de jeunes enthousiastes, mercredi, au Centre des congrès. Dès 9h, le flot était continu : hors de tout doute, en début de semaine, le Salon international du livre de Québec appartient aux enfants!
L'organisation ressemble à un ballet bien rodé, guidé par une équipe de 25 personnes déployée spécialement pour l'occasion par le camp Kéno. «Ça fait 7 ans qu'on s'en occupe», déclare fièrement François Vézina, directeur général de l'organisme qui gère des camps estivaux. Au moment où Le Soleil l'a apostrophé, en début de matinée, l'entrée des jeunes se passait rondement. «Le principal défi, c'est de garder la fluidité. L'attente à l'extérieur ne doit pas être trop longue, surtout des journées comme aujourd'hui, avec la pluie et la neige», explique-t-il. 
Tout près, deux femmes s'assurent que les élèves gardent le rang et évitent de s'éparpiller dans les différents corridors d'entrée. «C'est comme un aéroport. Quand t'es dans l'avion, tout est correct. Mais avant et après, faut que ça roule», compare-t-il. Souvent, c'est au moment où les groupes commencent à sortir, pendant que d'autres arrivent, que les choses se corsent. «Gérer des enfants, c'est différent de gérer des adultes. Il faut avoir l'oeil vif», ajoute M. Vézina.  
Si le SILQ a fait appel à eux en 2001, c'était pour améliorer la gestion des groupes scolaires, et surtout, maximiser la capacité d'accueil. Dans la journée de mercredi seulement, 108 autobus scolaires et 5600 jeunes étaient attendus. En tout, entre mercredi et vendredi, 17 000 enfants et ados passeront les tourniquets dans le cadre d'une sortie scolaire. «C'est la plus grosse opération cette année. C'est probablement le maximum qu'on peut atteindre. C'est une grosse job!», précise François Vézina. 
Les grands favoris des jeunes
À l'intérieur du Salon, il était facile de détecter les grands favoris dans le coeur des jeunes. Dès l'entrée, le kiosque de Presse Aventure était assailli par des lecteurs avides de s'acheter le dernier tome de l'Agent Jean, la populaire série BD de Alex A. Plus loin, la série des BFF, écrite en tandem par Marilou Addison et Geneviève Guilbault, semblait aussi susciter l'intérêt des jeunes filles. Chez les éditions Les Malins, l'attrait se divisait entre les séries Les Filles Modèles, de Marie Potvin, et Gamer, de Pierre-Yves Villeneuve. 
Au milieu de tout ça, Le Soleil a croisé quelques adultes, dont plusieurs se promenaient avec un questionnaire à remplir. Ils étaient les élèves d'Émilie Côté, qui avait amené son groupe de francisation du Centre Louis-Jolliet découvrir le Salon. «Ils aiment bien ça», confirme-t-elle, tout sourire. 
Somme toute, les kiosques de littérature adulte étaient plutôt tranquilles... pour l'instant. Quand le dernier bus scolaire aura quitté la cour du Centre des congrès, les adultes prendront rapidement leur place pour l'ouverture officielle.