Née à Vancouver et habitant aujourd'hui à Montréal, Madeleine Thien est en nomintion pour son roman Do Not Say We Have Nothing.

Deux Canadiens en lice pour le prix Booker

Deux auteurs canadiens font partie des 13 romanciers finalistes pour le prestigieux prix Booker en fiction.
<p>David Szalay</p>
Madeleine Thien, qui est née à Vancouver et réside aujourd'hui à Montréal, est en lice pour son roman Do Not Say We Have Nothing. David Szalay, un Montréalais d'origine aujourd'hui établi en Hongrie, a quant à lui été sélectionné pour All That Man Is.
L'histoire de Do Not Say We Have Nothing se déroule en Chine, pendant et après les manifestations de 1989 à la place Tiananmen. L'histoire est racontée à travers deux générations successives: ceux qui ont vécu la révolution culturelle de Mao au milieu du XXe siècle et les enfants de survivants devenus manifestants.
All That Man Is, de David Szalay, se déplace dans une variété de villes d'Europe et offre une fenêtre sur la vie de différents hommes à certains moments de leur vie, de l'adolescence aux vieux jours.
Coetzee favori
Le romancier sud-africain J.M. Coetzee et l'Américaine gagnante d'un Pulitzer Elizabeth Strout font aussi partie des finalistes annoncés mercredi. The Schooldays of Jesus de J.M. Coetzee et My Name is Lucy Barton d'Elizabeth Strout sont inscrits sur la liste de 13 finalistes.
Coetzee, qui habite en Australie, était le favori chez les preneurs de paris, peu après l'annonce. Il pourrait devenir le premier triple gagnant d'un Booker, après ses victoires pour Life and Times of Michael K en 1983 et Disgrace en 1999.
La liste inclut quatre auteurs d'un premier roman - David Means, Wyl Menmuir, Otessa Moshfegh et Virginia Reeves - aux côtés d'écrivains bien établis comme A.K. Kennedy et Deborah Levy.
Cinq auteurs américains se retrouvent parmi les finalistes du prix britannique. Alors qu'il était auparavant ouvert aux écrivains britanniques, irlandais et issus des pays du Commonwealth, le prix Booker a élargi sa portée en 2014 pour inclure tous les auteurs de langue anglaise. Malgré les craintes de voir les auteurs américains dominer, aucun écrivain des États-Unis n'a encore remporté le prix.
La liste sera réduite à six finalistes le 13 septembre, et le gagnant du prix de 50 000 livres (86720$) sera dévoilé le 25 octobre.
Créé en 1969, le prix est nommé en l'honneur de son commanditaire, la firme de services financiers Man Group PLC.