Patrick Scalabrini

Dans la bibliothèque de Patrick Scalabrini

Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es... Cet été, Au fil de pages vous amène dans les bibliothèques de personnalités de différents horizons, question de connaître leurs coups de coeur et, qui sait, de vous inspirer dans vos prochaines lectures! Cette semaine, Patrick Scalabrini.
Patrick Scalabrini vit une bonne partie de ses étés sur la route. Quand on est gérant des Capitales, ça va de soi! Et si de nombreuses heures sont passées à dormir ou écouter des films en groupe, l'homme de baseball s'arrange toujours pour glisser un ou deux livres dans sa valise...
«Je lis quelques bouquins par été», admet-il, modeste. «Avec deux jeunes enfants, le reste de l'année, je n'ai pas beaucoup de temps», ajoute-t-il en riant. Bref, quand il lit, c'est au travail, en quelque sorte!
Mine de rien, dans les dernières années, il a lu tous les tomes de Game of Thrones. «Je les ai lus pour suivre la série. La saison un ou deux était finie et je ne voulais pas attendre, donc j'ai pris le livre de la série suivante. C'était le fun de suivre comme ça. C'est toujours plus intéressant de lire les livres que de regarder au petit écran», opine Patrick Scalabrini, joint juste avant la pause du Match des étoiles.
Évidemment, il y a dans ses lectures des ouvrages consacrés au baseball. Le dernier en lice? The Only Rule Is It Has To Work, des bloggers Ben Lindbergh et Sam Miller. Le livre relate leur expérience avec les Stompers de Sonoma, en Californie, une équipe de baseball indépendant. On leur a donné carte blanche pour utiliser les statistiques les plus avancées afin de bâtir l'équipe et décider de son alignement. Pour un recruteur comme Scalabrini, c'est du bonbon!
«La nouvelle tendance en statistique est d'utiliser tout plein d'outils high-tech, par exemple pour mesurer non seulement la vélocité de la balle, mais aussi son nombre de rotations, qui diffère pour chaque lanceur», explique avec passion le gérant depuis huit ans de l'équipe basée au Stade Canac du parc Victoria. «On en prend et on en laisse, mais c'est fascinant», ajoute-t-il. Surtout qu'il y a trouvé un chapitre complet sur un joueur qui a évolué avec lui l'an dernier...
Mais il ne faudrait pas penser qu'un homme de baseball ne pense qu'à la balle et au bâton, même dans ses lectures. Durant sa carrière de joueur, Scalabrini s'est notamment exilé à Honolulu pendant trois ans, où il a fait son bacc en histoire en plus de jouer au baseball. «J'ai toujours aimé l'histoire, et je m'étais dit qu'après avoir terminé mon bacc, et après ma carrière de baseball, j'allais enseigner. C'est quelque chose qui m'intriguait à ce moment-là. Je ne voulais pas faire le classique prof d'éducation physique. Je voulais faire quelque chose de différent», raconte-t-il.
L'avenir allait lui permettre de rester dans le giron du baseball de belle manière, mais la passion est restée dans ses lectures...
Trois suggestions de Patrick Scalabrini
L'herbe rouge, Boris Vian
«C'est un classique que j'ai eu dans ma vie. J'ai lu ça à la fin du cégep ou au début de l'université. C'est quelque chose qui m'avait marqué particulièrement, par rapport à mes relations à l'époque. Je l'ai relu par la suite, et sans être capable de trop l'expliquer, il y a des chapitres et des moments qui m'ont vraiment rejoint.»
Dieu et nous seuls pouvons, Michel Folco
«Je l'ai lu l'été passé. C'est l'histoire des Pibrac, une famille de bourreaux au 17e siècle. C'est très noir, mais c'est une comédie en même temps. C'est très bien fait historiquement parlant, même si c'est fictif. C'est bizarre et heavy par moment, mais c'est drôle!»
Moneyball, Michael Lewis
«J'ai aimé beaucoup, Moneyball. C'est vraiment un classique pour les amateurs de baseball. Ça a été un livre très important qui a amené une nouvelle vague de joueurs de baseball. Ça vaut la peine de lire le livre, parce que le film explique mal la raison derrière le livre, le changement de philosophie dans le recrutement.»