Laura Bourbeau, 13 ans, a fait affaire avec La Roupille, une maison d’édition à risque partagé. Elle a donc dû lever des fonds afin de payer une partie des coûts associés. Grâce à une prévente, 60 % de l’objectif est déjà atteint.

Auteure d’une BD contre l’intimidation... à 13 ans!

Laura Bourbeau, 13 ans, élève de secondaire 2 au Collège François-de-Laval, vient de terminer une BD de 60 pages sur le thème de l’intimidation. Une maison d’édition à risque partagé, La Roupille, a répondu positivement à son manuscrit à condition que la famille Bourbeau accepte de payer une partie des frais pour l'éditer.

Laura écrit des histoires depuis l’âge de six ans. Au début, des histoires courtes pour s’amuser et pour son frère. Puis, après avoir lu la BD Jane, le renard et moi de Fanny Britt, qui parle d’intimidation, Laura, alors en sixième année, commence à écrire et créer les dessins sur ce sujet.

«On en entend beaucoup parler et on a eu des conférences en primaire. Je n’en ai jamais vécu, mais j’avais envie d’écrire une histoire qui s’adresse aux 9-12 ans, et d’en parler d’une manière différente», explique-t-elle.

La BD raconte l’histoire de Millie, 12 ans, élève en sixième année. Elle se fait intimider par Patricia, une élève populaire. Millie va devoir travailler sa confiance en soi et aller chercher de l’aide pour s’en sortir et vaincre l’intimidation de la bonne façon.

Une fois le livre terminé, Laura a effectué des recherches sur Internet pour trouver des maisons d’édition où envoyer son manuscrit. Il y a quelques mois, une a répondu positivement, La Roupille, une maison d’édition à risque partagé.

Couverture de la bande-dessinée de Laura Bourbeau

Responsabilités

«Ils m’ont dit qu’ils aiment bien mon livre, mais ils m’ont expliqué toutes les responsabilités pour publier un livre, et qu’ils étaient une maison d’édition à risque partagé. Je devais donc trouver du financement. Ils m’ont demandé si j’étais prête à ça. Je leur ai dit que ça m’intéressait», relate-t-elle.

Tout l’été, Laura a dû également avec l’aide d’une graphiste retravailler les 245 cases de la BD pour les mettre à la bonne dimension et en couleur.

Pour se faire connaître et financer son livre, Laura a créé une page Facebook et ses parents ont été mis à contribution pour de la prévente dans leurs entreprises respectives, la famille et les amis également.

«On a regardé l’implication financière, il faut en payer une partie, mais en contrepartie on a des livres qu’on peut vendre. L’idée, ce n’est pas de faire du profit, mais de rembourser les frais défrayés», indique le père de Laura, Louis Bourbeau. Les parents de Laura doivent payer environ 8800 $ pour publier le livre de leur fille, qui est vendu au coût de 25 $.

Grâce à la prévente, 60 % de l’objectif est déjà atteint. Plusieurs commerces de Sainte-Pétronille, où Laura vit, ont déjà passé commande, tout comme la bibliothèque de la municipalité. L’auteure et animatrice télé Christine Michaud a accepté d’écrire la préface du livre.