«C'est peut-être le plus gros show que je vais faire dans ma vie», lance Lisa LeBlanc.

Lisa LeBlanc: en famille... et en metal!

Lisa LeBlanc a déjà chanté sur les plaines d'Abraham à la Saint-Jean-Baptiste ou lorsqu'elle a été conviée par des confrères comme Les Trois Accords et Louis-Jean Cormier à prendre part à la carte blanche qui leur avait été confiée par le Festival d'été de Québec (FEQ). Cette année, c'était à son tour de lancer les invitations pour un spectacle unique sur la grande scène. Et elle s'est payé la traite en s'offrant un «trip de famille» et un bon surplus de décibels, gracieuseté du groupe metal Voivod.
«C'est peut-être le plus gros show que je vais faire dans ma vie», lance au bout du fil la pétillante Acadienne. «Les Plaines, on s'entend que c'est le plus gros stage au Québec. C'est impressionnant et légendaire et mythique comme endroit. C'est la première fois que je fais un show complet là, avec mon band. Je suis vraiment très excitée. Et en plus avec Les Cowboys Fringants qui sont là après, je pense qu'on va passer une très, très belle soirée», ajoute l'auteure-compositrice-interprète, qui débarquera au parc des Champs-de-Bataille à 20h, juste avant la bande de Karl Tremblay, attendue à 21h30. 
«Quand j'ai accepté de faire ce show, je pensais juste qu'on ferait la première partie des Cowboys et that's it, reprend LeBlanc. Mais finalement, ils m'ont dit : "non, non, tu peux faire un gros show..." Ç'a été une belle surprise!»
Comme elle l'avait fait au lancement de son dernier album, Why You Wanna Leave, Runaway Queen?, paru à l'automne 2016, la fierté de Rosaireville au Nouveau-Brunswick a choisi d'amener un peu de la maison avec elle sur les Plaines. Sa mère Diane et ses tantes Diana, Laurette et Noëlla, toutes musiciennes à leurs heures, accompagneront donc Lisa LeBlanc sur la scène des plaines d'Abraham.
«J'ai décidé de faire un trip de famille, résume celle-ci. Ça va être vraiment cool. Pour moi, ç'a beaucoup de sens. Mes matantes sont tellement cool pis awesome. Elles ont tellement toujours supporté ce que je fais. C'est vraiment d'elles que mon amour de la musique vient, à cause des jams de famille qu'on avait. Ma mère a tellement été un immense soutien pour moi. Et elle chante vraiment bien. C'est rare qu'elle monte sur un stage, je l'avais invitée à mon lancement. Alors je me suis dit : "pourquoi pas sur les Plaines?" Ça serait la prochaine étape!»
L'auteure-compositrice-interprète raconte en rigolant comment sa maman a été saisie lorsqu'elle l'a invitée à monter sur la grande scène du FEQ. «Ma mère a dit : "ouf, je ne sais pas si je peux faire ça". Mais à force de la gosser, elle a dit oui! Je pense que ça la rend un peu nerveuse. Mes tantes ont dit : "c'est cool"... Peut-être qu'elles n'avaient pas catché encore!» lance LeBlanc, qui apprécie particulièrement de voir sa vie personnelle et sa vie «de tournée» se rencontrer à cette occasion. 
«C'est vraiment deux mondes, mais qui, en même temps, viennent un peu de la même place, illustre-t-elle. De pouvoir vivre ça sur les Plaines avec la famille, je trouvais juste que c'était l'une des choses les plus cool qui pouvait arriver. Ça me touche vraiment beaucoup. Elles vont descendre du Nouveau-Brunswick, ça va être le fun de les avoir aux alentours. Je les aime vraiment beaucoup.»
Extra metal
Outre les membres de sa famille, Lisa LeBlanc bonifie sa formation du guitariste Mico Roy, confrère acadien des Hôtesses d'Hilaire, et du groupe metal Voivod, qui viendra appesantir son folk-rock pendant quelques titres. Parmi eux, la reprise d'Ace of Spades de Motörhead que la chanteuse a revisité sur son dernier album. 
«C'est comme un classique. Vu que Lemmy est parti il y a un an ou deux, ça va être comme un hommage», évoque Lisa LeBlanc, qui dit s'être récemment plongée dans le répertoire du mythique groupe de Jonquière, de nouveau attendu sur les Plaines le 14 juillet, juste avant Metallica. 
«C'est bizarre de dire que je suis en train de découvrir Voivod genre là, en 2017, mais c'est un peu ça, avoue-t-elle. On était en train de brainstormer et tout le band, on est tous des vieux metalleux, on a tous écouté pas mal de metal dans notre jeunesse. Le nom de Voivod est venu tout de suite. On s'est dit : "ben oui! Il faut absolument faire quelque chose avec eux autres". Ça va être quand même assez débile!»