Les ventes de musique au plus haut en 10 ans grâce au «streaming»

NEW YORK — Les ventes de musique, toujours conduites par la locomotive du «streaming», ont de nouveau grimpé l’année dernière pour porter le chiffre d’affaires de l’industrie musicale américaine à un niveau inédit depuis une dizaine d’années.

L’association de l’industrie du disque, la RIAA, a annoncé jeudi que le chiffre d’affaires de ce secteur avait bondi de 16,5% en 2017. C’est la première fois depuis 1999 — l’aube de l’ère numérique — qu’une hausse se produit sur deux années d’affilée.

Aux États-Unis, le plus gros marché au monde, les ventes de musique sous tous ses formats (physique, numérique, streaming) ont ainsi rapporté 8,7 milliards de dollars en 2017. Un tel chiffre n’avait pas été vu depuis 2008, même s’il est encore loin des standards d’avant la crise du disque.

Encore une fois, cette hausse est largement imputable au streaming, toujours plus populaire auprès du grand public.

Les abonnements aux plates-formes comme Spotify, Apple Music ou Tidal ont augmenté de 56% pour arriver à un total de 35,3 millions d’usagers.

Le secteur du téléchargement numérique — un temps présenté comme la solution à la crise du disque —  continue lui son inéluctable chute: -25% pour les plate-formes comme iTunes.

Les ventes physiques sont également en baisse, à l’exception du vinyle, toujours aussi populaire chez les audiophiles, et en hausse de 10%.

Le streaming, qui a fait grincer des dents les artistes à son apparition en raison des faibles revenus qu’ils touchaient, continue de redessiner le paysage de l’industrie. Depuis 2015, ce système d’écoute en ligne est la principale source de revenus du monde de la musique.

«Plus que n’importe quelle industrie créatrice, le secteur de la musique a réussi sa mue avant la transition vers le streaming, tout en continuant de construire des liens forts avec leur partenaire le plus important: les artistes», a écrit Cary Sherman, le président de la RIAA, dans un communiqué.