Les incontournables de la rentrée culturelle

L’équipe des arts a épluché l’abondante offre culturelle automnale pour en retenir les incontournables. Les choix de Geneviève Bouchard, Josianne Desloges, Éric Moreault et Normand Provencher.

Céline Dion

18, 20 et 21 septembre

Centre Vidéotron

Gros automne pour Céline Dion et ses fans. Alors que sa résidence à Las Vegas a pris fin en juin, la diva québécoise s’apprête à lancer dans la capitale sa tournée mondiale Courage, qui accompagnera la sortie en novembre d’un album du même nom. Elle a fait le pont en offrant à sa dernière représentation sur la Strip l’extrait Flying on my Own, qui figurera sur sa prochaine collection de chansons. Ça repart en grand le 18 septembre au Centre Vidéotron. 

Céline Dion

Fred Fortin

20 et 21 novembre

L’Anti

À peu près personne n’attendait un nouvel album de Fred Fortin à la fin de l’été. Pas même le principal intéressé. Enfermé dans son chalet, l’auteur-compositeur-interprète a semble-t-il été happé par une vague de création et ce qui devait au mieux vivre sur scène ou se concrétiser en un minialbum est devenu un album complet, Microdose, arrivé dans les bacs le 24 août. Alors qu’il arpentera cet automne les routes du Québec en solo, il fera escale à L’Anti les 20 et 21 novembre.

Steve Hackett

15 septembre

Grand Théâtre

Visiteur assidu de la capitale — ville de rock progressif devant l’éternel —, l’ex-guitariste de Genesis Steve Hackett et ses musiciens remettent ça dans quelques jours dans une tournée spéciale lors de laquelle ils interprètent pour la première fois le mythique album Selling England by the Pound en plus de souligner les 40 ans du disque Spectral Mornings, qui a marqué un tournant dans la carrière solo du musicien britannique. De quoi mettre la table pour l’album symphonique que Hackett proposera à la fin octobre. 

Steve Hackett

Jérôme 50 et Les Louanges

Respectivement les 22 et 23 novembre

L’Impérial

En voilà deux qui ont poussé dans la région et dont la musique a rayonné de plus en plus ces derniers temps. Avec ses chansons inspirées, éclatées et enfumée, Jérôme 50 surprend. Une preuve? Cette incursion dans l’univers des camps de vacances dévoilée cet été. Vincent Roberge, alias Les Louanges, ne passe pas inaperçu non plus, lui qui a vu son album La nuit est une panthère lui valoir le prix Félix-Leclerc, le prix Espoir-FEQ et une mention sur la longue liste du prix Polaris. Il y donnera suite le 27 septembre avec le minialbum Expansion Pack, dont un premier extrait, Attends-moi pas, a été dévoilé. Les deux auteurs-compositeurs-interprètes prendront tour à tour contrôle de l’Impérial les 22 et 23 novembre.

Amour Amour

Du 22 octobre au 2 novembre

Premier Acte

Et s’il était possible de tout recommencer à zéro? Sur une toile blanche, en ayant oublié tous souvenirs du passé et toutes facultés de communication… Pourrait-on devenir de meilleurs humains? Voilà le territoire exploré par la compagnie Kill ta peur — qui nous a offert l’automne dernier La fille qui s’promène avec une hache au théâtre Premier Acte — avec sa deuxième création, Amour Amour. Texte, mise en scène et scénographie de Gabriel Cloutier Tremblay. Avec Léa Aubin, Claude Breton-Potvin, Ariel Charest, Catherine Côté, Miguel Fontaine et Sarah Villeneuve-Desjardins.

Dévoré(s)

Du 29 octobre au 16 novembre

Périscope

Cette pièce de la compagnie La bête noire, nous sommes dus pour la voir depuis un moment. D’abord programmée pour la saison 2017-2018 du Périscope — qui a dû déplacer tous ses spectacles à cause de travaux majeurs de rénovation de son bâtiment —, elle nous arrive juste à temps pour l’Halloween avec un univers qui, nous dit-on, cultive l’angoisse jouant sur l’onirisme et la violence. Texte de Jean-Denis Beaudoin et mise en scène de Jocelyn Pelletier. Avec Jean-Denis Beaudoin, Ariane Bellavance-Fafard, Lise Castonguay, Hugues Frenette, Mathieu Richard et Dayne Simard.

De la glorieuse fragilité

30, 31 octobre et 1er novembre

LANTISS, Université Laval

Puisant aux forces et aux éléments qui nous entourent, les créations de la chorégraphe Karine Ledoyen questionnent l’existence humaine. Pour cette nouvelle création de Danse K par K, qui fêtera ses 15 ans en 2020, quatre danseurs et une vidéastes ont cherché à honorer les interprètes ayant quitté la pratique. Sur un tapis miroitant, le deuil et le renoncement devraient être abordés avec tendresse, avec l’aura de célébration et l’inventivité scénique qui ont forgé la signature de la compagnie de Québec. 

Petra Lang, reine de Wagner

18 et 19 septembre

Grand Théâtre de Québec

Le directeur musical Fabien Gabel a réussi un tour de force en réussissant à inviter Petra Lang pour l’ouverture de la saison 2019-2020 de l’Orchestre symphonique de Québec. La soprano allemande, que l’intitulé du concert couronne du titre de reine de Wagner, chantera des airs tirés de Tristan et Isolde, L’or du Rhin, La Walkyrie, Crépuscule des dieux et Lohengrin. Ce programme tout Wagner est une première dans l’histoire de l’orchestre. 

Petra Lang

Bernard Adamus

24 et 25 octobre

Impérial

Au printemps dernier, alors que l’album C’qui nous reste du Texas était encore tout chaud, Bernard Adamus éreintait ses nouvelles pièces au théâtre des Grands Bois, à Saint-Casimir, devant une foule enthousiaste et festive, travaillant fort pour calmer le jeu dans les segments plus lents. Réussira-t-il le même exploit à l’Impérial fin octobre? Le spectacle du 25 affiche déjà complet. Avec son mélange de folk, de blues et de country, l’inimitable auteur-compositeur-interprète semble attendu par un bassin de fans convaincus. 

Bernard Adamus

L’invitation au voyage de Marie-Nicole Lemieux

7 octobre

Palais Montcalm

Les poèmes de Baudelaire chantés par la contralto Marie-Nicole Lemieux, voilà une proposition du Club musical qui ne manquera pas de séduire les amateurs de poésie et de chant divin. Connaissant la fougue théâtrale de l’interprète, et sachant qu’elle sera accompagnée du comédien chevronné Raymond Cloutier et du pianiste Daniel Blumenthal, ça promet. Les poèmes qui seront chantés ont été mis en musique par Fauré, Debussy, Duparc et Léo Ferré. 

Per te.

30, 31 octobre et 1er novembre

Le Diamant

Ceux qui ont vu Daniele Finzi Pasca dans l’inoubliable solo Icaro, au Carrefour de théâtre, auront hâte de retrouver l’univers magique et profondément touchant de ce clown philosophe et grand magicien scénique. Avec Per te., il a voulu rendre hommage à sa complice Julie Hamelin Finzi, décédée en 2016, en recréant son monde imaginaire. Acrobates en armures et enchanteresses aériennes se côtoient dans un spectacle entre cirque et théâtre, où des pluies d’objets s’envolent, portés par un vent fou. 

Loud

7 décembre

Centre Vidéotron

Après avoir rempli deux fois le Centre Bell et avoir vu son rendez-vous avec le public du Festival d’été interrompu par la pluie, Loud arrive au Centre Vidéotron en décembre. Le rappeur nous promet un show digne des grandes productions américaines, avec une rafale de hits tirés de ses trois albums, dont Tout ça pour ça, lancé au printemps. Loud et son complice Ajust seront accompagnés par des invités-surprises. 

Cinematic Orchestra

8 novembre

Palais Montcalm

On aura droit à de la visite rare cet automne : The Cinematic Orchestra. Après 12 ans de silence discographique, la troupe de Jason Swinscoe vient de lancer To Believe, un album qui met en évidence les arrangements cinématographiques (évidemment) d’une musique qui allie électronica, jazz et hip-hop. Un mélange éclectique qui invite à la transe. Le groupe britannique a effectué un passage remarqué au Festival d’été, en 2007, sous la pluie. Pas de danger cette fois…

Jeffrey Piton

10 octobre

Palais Montcalm

Jeffrey Piton n’est pas le candidat type de l’émission La voix. Le natif de Kingston y a pourtant fait un passage remarqué en 2013. Au printemps dernier, l’auteur-compositeur-interprète a lancé un premier album anglophone d’indie-folk (avec deux morceaux en français) — on peut penser à Iron & Wine. Blind met à l’avant-plan sa voix chaleureuse et rêveuse, une belle sensibilité et une utilisation impeccable d’harmonies vocales. À découvrir.

Le Miel est plus doux que le sang

Du 17 septembre au 5 octobre

Périscope

Lentement la beauté

Du 17 septembre au 12 octobre

La Bordée

Le Périscope souligne le 30e anniversaire du Théâtre Sortie de secours, en début de saison, avec la présentation du Miel est plus doux que le sang, mis en scène par Philippe Soldevilla, qui s’intéresse à la rencontre, de 1919 à 1923, du jeune Salvador Dali avec le futur poète Federico Garcia Lorca et un jeune cinéaste encore inconnu du nom de Luis Buñuel. Pour sa part, avec Lentement la beauté, l’auteur et metteur en scène Michel Nadeau ramène à La Bordée une production du Théâtre Niveau Parling qui avait séduit lors de sa sortie, il y a une quinzaine d’années. Lauréate de nombreux prix, dont le Masque de la meilleure production québécoise, la pièce s’intéresse au destin d’un homme, fonctionnaire dans la mi-quarantaine, dont l’existence sera bouleversée après avoir assisté à une représentation des Trois sœurs de Tchekhov.

La tête dans les nuages

Du 28 novembre au 3 janvier 2021

Musée de la civilisation

Le numérique bouleverse la planète, au même titre que ces autres révolutions qui ont marqué l’histoire, comme l’écriture, l’invention de l’imprimerie ou la révolution industrielle. L’homme moderne passe aujourd’hui plus de 40 heures par semaine en ligne. Les algorithmes traquent nos comportements. Le Musée de la civilisation explore ce nouvel univers à travers une exposition immersive et ludique qui «inspire, effraie et déstabilise». De quoi voir d’un autre œil notre téléphone intelligent... 

Juste Robert

7 novembre

Théâtre Petit Champlain

Jean-Robert Drouillard, alias Juste Robert, est un sculpteur poète de Québec qui s’est lancé dans la chanson à la mi-quarantaine. Sa percée tardive n’est pas passée inaperçue. Son deuxième album, Mon mammifère préféré, s’est attiré avec raison une pluie d’éloges. Sa voix profonde et un brin nasillarde, jumelée à des compositions d’une poésie bouleversante (on pense à #kanyewest et Sous nos vieux disques), ont fait de lui un artiste dont le souvenir nous habite longtemps.

Franck Dubosc

19 décembre

Grand Théâtre

Malgré ses nombreuses apparitions au Festival Juste pour rire, à Montréal, l’humoriste français n’était encore jamais monté sur scène à Québec. Dubosc présentera une version remaniée de son spectacle Fifty/Fifty, vu par quelque 200 000 de ses compatriotes. L’humoriste au regard bleu enfilera son costume d’éternel séducteur faussement macho, dans un concept où il dissèque entre autres les bons et moins bons côtés de la cinquantaine.

Diane Dufresne

26 et 27 novembre

Grand Théâtre

La seule et unique Diane Dufresne débarque au milieu de l’automne pour offrir à ses fans les chansons de son 14e album, Meilleur après. Puisqu’il s’agit de son premier opus en dix ans, on peut parler d’un spectacle événement, d’autant plus qu’il est présenté en collaboration avec l’Orchestre symphonique de Québec. Une soirée qu’on peut déjà prédire haute en couleurs. 

Elisapie

19 octobre

L’Anglicane

Le dernier album d’Elisapie remontait à cinq ans, autant dire une éternité. Encore une fois, l’auteure compositrice-interprète honore sa culture inuite à travers ce nouvel opus, The Ballad of the Runaway Girl, au cœur de son nouveau spectacle. Il faut s’attendre à une rencontre empreinte d’une poésie bercée par les rythmes ancestraux où la contestation et la sensibilité ne seront jamais très loin.