Rose-Marie Perreault et Anthony Therrien forment un duo solide et complice dans le touchant et très sympathique Les faux tatouages.

Les faux tatouages: dans la peau ***1/2

CRITIQUE / Lui, Théo, 18 ans, jeune adulte renfermé et de peu de mots; elle, Mag, 19 ans, marginale délurée et spontanée. Après sa rencontre dans un casse-croûte, à la sortie d’un concert punk, le couple s’amourachera, l’espace de quelques mois, conscient que la relation a une date de péremption, comme le yogourt…

De cette relation singulière, parsemée de zones d’ombre, le réalisateur et scénariste Pascal Plante, originaire de Québec, tire un touchant et très sympathique premier long-métrage, Les faux tatouages, présenté la semaine dernière à la Berlinale. Une approche délicate confère à cette production un charme certain, au-dessus de laquelle flotte l’ombre de la trilogie de Richard Linklater (Before Sunset, Before Sunrise et Before Midnight).

La force du film réside dans la qualité de ses dialogues et dans la grande authenticité des deux interprètes chargés de leur donner vie. En cela, Anthony Therrien (Corbo) et Rose-Marie Perreault forment un duo solide, complice de tous les instants, attachant dans ses maladresses, capable de rendre avec un naturel désarmant les premiers émois amoureux propres à cette période charnière de l’existence. Le contraste entre leur personnalité respective — celle de Mag s’imposant davantage — apporte de surcroît une couleur particulière au récit.

Dans une récente entrevue au Soleil, le jeune réalisateur confiait avoir pris un soin méticuleux à choisir ses deux comédiens. «J'ai déniché deux perles», avait-il affirmé. Difficile de le contredire.

AU GÉNÉRIQUE

Cote: ***½

Titre: Les faux tatouages

Genre: drame sentimental

Réalisateur: Pascal Plante

Acteurs: Anthony Therrien, Rose-Marie Perreault, Brigitte Poupart, Lysandre Nadeau et Nicole-Sylvie Lagarde

Classement: 13 ans et plus

Durée: 1h26

On aime: le jeu solide et très naturel des deux protagonistes, les dialogues, la finale

On n’aime pas: les liens moins développés avec les personnages secondaires