Les coups de cœur de Gilbert Lavoie

«Une colonne de feu»

Je suis un inconditionnel des romans historiques de Ken Follet. J’ai lu sa dernière brique, Une Colonne de feu, avec le même plaisir. L’auteur nous transporte au XVIe siècle, dans la tourmente meurtrière et sauvage des guerres de religion opposant catholiques et protestants en Angleterre, en France et en Espagne. Une intrigue où la religion et la politique s’entremêlent, opposant des monarchies et  les intérêts économiques des royaumes et du Vatican. Tout ça enveloppé d’une belle histoire d’amour, comme seul Follet sait le faire dans les parcours historiques de ses personnages.

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Plus on est de fous, plus on lit

Je n’ai pas suffisamment l’occasion d’écouter cette belle émission radio avec Marie-Louise Arsenault, diffusée en semaine de 13h à 15h à Radio-Canada. Mais chaque fois que j’en ai la chance, je ne suis jamais déçu. J’adore tout particulièrement les textes de tous genres lus par des comédiens ou des humoristes. Je m’y suis laissé prendre à nouveau le 1er mars, en écoutant Le bel immigrant qui ne connaissait pas le printemps par Marie-Lise Chouinard, cette jeune «auteure de théâtre, scénariste, comédienne, humoriste, réalisatrice et improvisatrice» que je ne connaissais pas encore, mais que je veux réentendre. De la très bonne radio.

Marie-Louise Arsenault, animatrice de l'émission «Plus on est de fous, plus on lit»

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La publicité signée Sauvé

Je n’aime pas toutes les formes d’humour, surtout lorsqu’on se vautre dans le grossier et la vulgarité. Mais j’adore André Sauvé au point d’apprécier les pauses publicitaires à la télé quand c’est lui qui apparait. Je vous parle ici de ses pubs pour une agence d’immeubles que je ne nommerai pas ici, mais que vous connaissez tous. Pourtant, je me passerais volontiers de la pub pendant mes émissions préférées. Mais quand c’est Sauvé, ça fait moins mal parce que l’homme est intelligent et surprenant. Ce qui me rappelle qu’il ne faudrait pas manquer son prochain spectacle avec l’Orchestre symphonique de Québec (24 mars) ou celui de Montréal (26 au 28 mars).

André Sauvé

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La conquête revisitée 

Il n’est pas historien même s’il porte le même nom que Michel Brunet, l’historien bien connu. Mais cet ancien fonctionnaire aux Relations internationales a publié un livre fort intéressant aux éditions Pierre Tisseyre: La France impériale et la Nouvelle-France. Il répond à une question fréquente: que serait-il advenu du Canada de 1759 si Montcalm avant gagné la bataille des plaines d’Abraham? Selon lui, ça n’aurait pas changé grand-chose, parce que la politique impériale de la France menait tout droit à la défaite. Brunet soutient que si Louis XV avait négocié avec l’Angleterre quand l’occasion s’est présentée, il aurait préservé un immense territoire. Mais il a préféré la guerre et l’a perdue.