Les coups de coeur d'Yves Therrien

Catherine Major
Catherine Major au Grand Théâtre le 9 avril 2016
J'ai découvert Catherine Major en écoutant la radio entre deux rendez-vous. Une voix chaude que je ne connaissais pas. Des paroles qui me faisaient vibrer. Le désert de solitude me tournait dans la tête tout l'après-midi comme un ver d'oreille. Je ne pouvais pas m'en débarrasser. Je ne voulais pas. Dans le désert des solitudes, souvent le sable est émouvant : j'adorais déjà cette poésie jouant sur les mots et provoquant des images. J'ai téléchargé le disque au complet sitôt revenu au bureau pour me laisser bercer. Un disque que j'écoute lorsqu'il me manque des mots et du souffle, lorsque le sol est instable comme un océan pendant que je rédige mes articles. J'ai vu avec bonheur son spectacle symphonique et le deuxième disque fait partie de ma bibliothèque musicale.
Le Chinois
J'avais perdu le goût de lire, de mettre le nez dans des romans après quelques années de lecture imposée à l'université. C'était avant qu'une collègue m'envoie à la Librairie Pantoute me faire conseiller un polar qui me sortirait de ma torpeur. C'est Le Chinois d'Henning Mankell qui m'a fait sortir de ma torpeur. J'ai littéralement dévoré la brique de quelque 600 pages. Le massacre au Katana dans un petit village perdu de la Suède, madame la juge au milieu d'une histoire de famille improbable, un voyage en Asie, j'ai été séduit. Une histoire bien menée entre les tensions et les révélations. Ça m'a fait du bien de lire, de relire. Si je ne connaissais ni Kurt Wallander ni ses autres titres. Maintenant, je sais où se trouve ce rayon chez le libraire.
NCIS
Il y a des nuits d'insomnie capable de garder éveillé pour entendre autre chose que le hamster roulant dans sa cage. En zappant, apparaissent alors des personnages déjantés de NCIS : Abby, la scientifique hyperactive aux allures gothiques, Ducky, le légiste à l'accent british discutant avec ses morts, McGee, le geek écrivain, DiNozzo le don Juan et les autres personnages bien typés. J'ai été fasciné par l'humour du personnage principal Leroy Jethro Gibbs, joué par Mark Harmon. J'aime ses regards taquins, sa manière de faire confiance à son instinct et son caractère rebelle dans ces enquêtes spéciales du monde de la marine américaine. On traite de morts violentes, certes, comme dans les séries CSI, mais dans un contexte moins froid, plus terre à terre. Ça me détend.
Star Trek
Adolescent, j'ai appris le salut vulcain de Spock, les paroles comme le geste de la main, le majeur et l'auriculaire formant un V. Si la série me fascinait, les films ont comblé mon appétit pour la science-fiction. Je les ai vus et revus plusieurs fois, même les derniers avec le nouveau Spock tout aussi logique et le nouveau capitaine Kirk tout aussi téméraire. Mon favori : le quatrième, Retour sur Terre. Star Trek, c'est tout un univers rempli de technologie, de relations entre des races d'une même planète et entre des espèces si différentes que la véritable conquête de l'inconnu prend un autre sens. Les changements technologiques ont eu une base de fiction depuis Jules Verne. Gene Roddenberry a-t-il vu juste lui aussi? La téléportation, je l'attends depuis des décennies.