Les coups de coeur de Mylène Moisan

Cinéma

L’Étreinte du serpent

Sorti en 2015, ce film, qui ne ressemble à rien de ce que j’avais vu avant, nous plonge à l’époque où les anthropologues s’aventuraient dans la jungle à leurs risques et périls pour dénicher — et étudier — les «peuples primitifs». Dans L’étreinte du serpent, il s’agit d’un ethnobotaniste, Evans, qui est en quête de la yakruna, une plante amazonienne qui permet à celui qui la consomme d’apprendre à rêver. Son périple le mènera à la rencontre de Karamakate, un chaman convaincu qu’il est le seul survivant de son peuple. Métaphore à propos du rêve, le film dépeint deux êtres que tout oppose, mais qui finiront par comprendre qu’ils ont besoin l’un de l’autre. Avis aux amateurs de 3D et d’effets spéciaux, c’est deux heures en noir et blanc.

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Balado

Disparu(e)s

Automne 2016, je rencontrais dans son logement de Sainte-Foy Patricia Rochette, elle voulait me parler de sa tante Marie-Paule, mystérieusement disparue en janvier 1953. Et d’un meurtre non résolu, la noyée de Rivière-des-Prairies, retrouvée en octobre 1953. Elle avait peu de preuves, mais des souvenirs crédibles de lettres lues, de photos vues. Elle avait trouvé où reposait la noyée, dans le cimetière de l’Est. Partant de là, l’ex-policier Stéphane Berthomet a fait son enquête pour en faire une série en balado pour Radio-Canada. Il est parvenu à trouver les documents auxquels Patricia faisait allusion, a pu consulter une enquête menée par le clergé. Découpée en 10 épisodes d’une vingtaine de minutes, la série s’écoute comme un thriller. Et vous laisse tirer vos propres conclusions...

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Télévision

Like-moi

Je ne me lasse pas du regard abrasif de l’auteur Marc Brunet sur notre société, à l’ère des égoportraits, des émoticônes et de l’amour par Tinder. Chaque lundi soir, j’étais rivée à mon écran, à Télé-Québec, pour voir où les Gaby Gravel, Jonathan, et autres personnages parfaitement décalés allaient m’emmener. Si la surprise de la première saison n’est plus, le plaisir, lui, est intact. On s’attache aux excellents comédiens, qui s’approprient les succulents textes de Brunet. On retrouve nos repères pour mieux les perdre. On se reconnaît parfois, dans nos relations avec les autres, plutôt dans nos non-relations ou dans nos non-dits. Par la justesse du portrait qu’il fait, Like-moi tient plus de la grosse loupe que du miroir déformant.

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Livre

Gangster

Le petit dernier, sept ans, était désemparé depuis qu’il avait terminé le dernier tome des Dragouilles. Aucun livre ne trouvait grâce à ses yeux. L’Agent Jean? Nope. Géronimo Stilton? Niet. Garfield? Au pire-aller. Chaque fois que j’allais dans une librairie, je cherchais quelque chose qui pourrait l’intéresser. C’est à la librairie Paulines de la rue Masson à Montréal que la libraire m’a suggéré Gangster, une série écrite par Johanne Mercier et illustrée par Denis Goulet, qui met en scène «un chat qui multiplie les exploits… selon sa vision bien personnelle des choses!» est-il écrit sur le site des éditions FouLire. Eurêka! La magie a opéré, fiston a dévoré le premier tome, réclamé le deuxième. Il y en a cinq. Tout juste assez pour se rendre au tome 19 des Dragouilles, qui vient tout juste d’être publié...