Les coups de coeur de David Rémillard

Humanz de Gorillaz
Gorillaz est de retour. Enfin. Mené par les Anglais Damon Albarn et Jamie Hewlett, le groupe accouchera officiellement de Humanz le 28 avril, un peu plus de six ans après The Fall. Pourquoi «j'aime» déjà? On a à ce jour une bonne idée de ce qu'on retrouvera sur la généreuse production. Après Hallelujah Money (avec Benjamin Clementine) en janvier, Gorillaz a partagé la semaine dernière quatre nouvelles vidéos, dont celle de la pièce Saturnz Barz (Spirit House), déjà vue plus de 13 millions de fois sur YouTube. Hewlett frappe à nouveau très fort avec la signature visuelle, mettant en vedette les membres virtuels du groupe: 2D, Noodle, Murdoc et Russel. En musique, pour ce que j'ai pu écouté jusqu'ici, Albarn réalise encore un tour de force en conservant l'essence de Gorillaz malgré les multiples artistes invités.
L'Europe barbare, Keith Lowe
Les librairies regorgent de livres sur la Deuxième Guerre mondiale. La fascination pour ce terrible conflit semble source quasi inépuisable de nouvelles interprétations, de faits inédits et de rééditions. Après avoir lu des briques et des briquettes sur l'avant et le pendant, j'ai eu envie de comprendre un peu mieux l'après. L'historien britannique Keith Lowe aborde cette période de front dans L'Europe barbare. Armé de statistiques, d'extraits de publications personnelles des acteurs de l'époque et d'archives en tout genre, il décrit une Europe complètement déstabilisée, sans institutions, bref dévastée. L'accent est mis sur la période 1945-1950 et vient, du moins de mon côté, abattre certains mythes sur notre conception de cette guerre.
Love Season 2
Love (Netflix)
La comédie romantique Love, dont la deuxième saison vient tout juste de sortir sur Netflix (production originale), vaut assurément le détour si l'on cherche un regard plus terre-à-terre sur les relations amoureuses. Signée par Judd Apatow, Lesley Arfin et Paul Rust, la série suit le «loin d'être simple» rapprochement entre Mickey Dobbs (Gillian Jacobs) et Gus Cruikshank (Paul Rust). Elle, employée d'une station de radio accro au sexe et à l'alcool en quête de rédemption, lui, célibataire fraîchement sorti d'une relation sans amour, tuteur sur les plateaux de tournage, mais qui aspire à devenir scénariste, forment un duo aussi sympathique qu'explosif. Sans dire que Love est dépourvu de stéréotypes - loin de là -, la série a à tout le moins le mérite d'explorer avec minutie le beau, le sombre et le fou qu'engendre une nouvelle relation.
Calvin & Hobbes

L'oeuvre phare de Bill Watterson est indémodable. Il y a trois ou quatre ans, je me la suis procurée en intégralité en quatre méga-volumes et je ne vois pas le jour où elle prendra la poussière. Même si le tout a été écrit et dessiné dès le milieu des années 80, les thèmes abordés sont intemporels. Calvin, un gamin de six ans à l'intelligence et l'imagination débordantes, et Hobbes, sa peluche (bien vivante dans son imaginaire) jouant le rôle de l'avocat du diable, discutent de politique, d'économie, de la vie et de la mort, de météo ou du pourquoi du comment. Après une rude journée ou simplement pour amorcer une réflexion de façon candide (mais profonde!), deux ou trois strips font le boulot pour se redonner le sourire.