Maxime Robin à l'occasion de la présentation des Contes à passer le temps, en décembre, dans les voûtes de la Maison Chevalier.

Les contes à passer le temps... dehors

Événement de plus en plus couru pendant le temps des Fêtes à Québec, «Les contes à passer le temps» prennent un grand bol d’air frais et s’installent tous les dimanches après-midis, jusqu’au début mars, à la place Richard-Garneau, dans le quartier Montcalm.

Il s’agit de la troisième fois que la formule, déclinée dans les voûtes de la Maison Chevalier, déplace ses pénates à l’extérieur. En 2018, en guise d’essai, une représentation avait eu lieu au grand air, au même endroit dans Montcalm, à l'angle du boulevard René-Lévesque et de l'avenue Cartier. Deux autres avaient été ajoutées l’an dernier.

La popularité de l’événement a incité la SDC du Quartier des Arts à demander à la compagnie de théâtre La vierge folle de bonifier l’offre avec six représentations en autant de fins de semaine. La première devait se tenir le 12 janvier, mais les intempéries en ont forcé l’annulation. Elle sera reprise en mars.

«C’est un concept qui parle beaucoup de la ville, alors de le présenter à l’extérieur apporte quelque chose de magique», indique Maxime Robin, cofondateur des Contes à passer le temps .

Contrairement à la formule un tantinet théâtrale qui a cours à la Maison Chevalier, dans le Petit-Champlain, Les contes version plein air se veulent une relecture de spectacles présentés par le passé. Quatre comédiens défilent à tour de rôle au micro, un lutrin devant eux. Avec, bien entendu, plusieurs couches de vêtements pour se tenir au chaud pendant une quinzaine de minutes.

«C’est un coin de rue achalandé. Il y a de gens qui s’arrêtent quelques minutes, d’autres pour un conte ou pour les quatre. La mise en scène est minime, c’est vraiment le personnage qui est au coeur de l’histoire», ajoute Maxime Robin, qui sera sur place dimanche pour présenter le conte Le sentier. Plusieurs figures du monde théâtral de la capitale l’accompagneront dans l’aventure cet hiver, dont Jack Robitaille, Marianne Marceau et Pascale Renaud Hébert.

Devant l’engouement suscité par Les contes dans les voûtes de l’ancestrale Maison Chevalier, et puisque l’événement fêtera en décembre ses 10 ans, les organisateurs ont songé à déménager dans une salle plus grande, mais l’idée n’a pas connu de suite.

«Il y a quelque chose d’assez magique à la Maison Chevalier qui fait partie du succès de l’entreprise. On sent l’histoire de Québec. Aller dans un autre endroit, plus grand, risquait de faire perdre le cachet. Il est question d’ajouter des représentations. Mais pour le 10e anniversaire, on va y aller un peu plus fort...»

Le petit avare

Par ailleurs, Maxime Robin connaîtra sous peu son baptême du théâtre jeunesse en incarnant l’un des personnages de la pièce Le petit avare, librement inspirée du classique de Molière, à l’affiche aux Gros Becs du 21 au 28 janvier. Il y assumera aussi en février la mise en scène de Lou dans la nuit, produit par le Théâtre des confettis.

Le comédien, qui ne s’était encore jamais frotté de façon professionnelle à un texte du légendaire dramaturge, incarne Octave, le fils du grincheux Grapillon. Une relation père-fils qui ne va pas de soi. «Mon père veut que je sois stable et que je réussisse dans la vie, alors que mon personnage est un grand amoureux, insouciant, qui aime la culture et qui est dans la découverte du monde.»

«C’est joué en alexandrin, alors que l’original ne l’était pas. Je crois que ça va être intrigant pour les jeunes.»