Les arts express

Les faux tatouages à Mexico

Après Sundance et Berlin, Les faux tatouages de Pascal Plante sera présenté à Mexico. Le premier film du cinéaste originaire de Québec fait partie de la sélection de 10 longs métrages du Festival de cinéma québécois au Mexique. L’événement, qui en sera à une 4e édition, est une belle vitrine pour notre cinématographie. Six réalisateurs accompagneront d’ailleurs leur œuvre, dont Robin Aubert (Les affamés), Philippe Falardeau (Chuck) et Sophie Bédard Marcotte. Le film de celle-ci, Claire l’hiver, donnera le coup d’envoi de du festival présenté à la Cinémathèque nationale de Mexico, du 15 au 25 février.  Éric Moreault

***

Trois cinéastes gaspésiens récompensés en Louisiane

CARLETON — Trois cinéastes gaspésiens, Heather Condo, Mathieu Cyr et Moïse Marcoux-Chabot, reviennent du 13e festival Cinema on the Bayou, de Louisiane, avec autant de prix. Leur présence à Lafayette a été supervisée par le Festival les Percéides, à l’occasion d’un échange.

Heather Condo, cinéaste micmac de Gesgapegiag, a mérité une mention spéciale du jury pour son court métrage My Father’s Tools, présentant sans dialogue les efforts de son conjoint, Stephen Jerome, afin de protéger une vieille tradition de sa communauté, la fabrication de paniers de travail. Mme Condo avait été invitée il y a un an au Festival de Sundance, au Colorado. Son film, réalisé avec l’appui de Wapikoni Mobile, a fait le tour du monde depuis 2016, puisqu’il a été présenté dans une vingtaine de festivals, notamment en Australie et en Allemagne. 

Le film Entre la mer et l’écorce, de Mathieu Cyr, a gagné le prix du meilleur court métrage de fiction. Il aborde le thème de la déchirure familiale et met en scène le chanteur et acteur Kevin Parent.

Avec Lespouère, Moïse Marcoux-Chabot a gagné la palme du court métrage documentaire, dans lequel il présente le militant écologiste Bilbo Cyr, poète et slameur gaspésien qui parle de sa région de façon imagée et engagée.

L’idée d’élargir le champ d’exploration des cinéastes gaspésiens trottait dans la tête du fondateur des Percéides, François Cormier, depuis quelques années.

«C’est mon rôle, comme directeur artistique, de développer le côté international des Percéides. J’ai proposé un échange au directeur de Cinema on the Bayou, Pat Mire, et il a sauté sur l’occasion. Il connaît Montréal et Québec, il connaît la Gaspésie mais il ne savait pas que la région avait des cinéastes. C’est aussi la première fois que la Gaspésie s’amène, comme territoire de cinéma à l’échelle internationale, avec un groupe. C’est une vitrine extraordinaire pour les cinéastes, qui créent des réseaux de coproduction. C’est vraiment porteur», explique M. Cormier. 

L’échange avec des cinéastes louisianais se matérialisera dès l’été. «Les deux directeurs de Cinema on the Bayou et cinq cinéastes viendront à Percé présenter leurs films, participer à des tables rondes, à des projections et à des sessions d’échange», précise M. Cormier.

Les 10e Percéides auront lieu du 16 au 26 août, à Percé.  Gilles Gagné (Collaboration spéciale)

***

Violences sexuelles : Angelina Jolie avec l’OTAN

L’actrice Angelina Jolie avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg

L’actrice Angelina Jolie a annoncé mercredi son intention de collaborer «dans les mois et les années à venir» avec l’OTAN pour intensifier la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits. «Cet effort doit apporter des résultats concrets qui feront une vraie différence sur le terrain, dans les zones touchées par des conflits, et permettre de changer les attitudes envers les femmes dans le monde», a souligné Mme Jolie lors d’une conférence de presse à Bruxelles. L’actrice, ambassadrice de bonne volonté du Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU et qui a fondé une ONG de lutte contre les violences sexuelles dans les conflits, a dénoncé les violences sexuelles et «le viol utilisé comme une arme de guerre». «Mme Jolie a évoqué un voyage en Afghanistan comme la possible première concrétisation de son nouveau rôle de conseillère «humanitaire» auprès de l’OTAN, qui y mène un vaste programme d’assistance et d’entraînement de l’armée afghane. Dans ce pays, les femmes sont encore extrêmement vulnérables. De jeunes garçons y sont réduits en esclavage sexuel en vertu d’une tradition difficile à éradiquer, car pratiquée y compris par des responsables policiers, le bacha bazi.  AFP