Les arts express

Oprah considère la présidence
«Je n'ai jamais considéré la question, car je croyais que je n'avais pas l'expérience, que je ne savais pas assez de choses, mais maintenant...», a lancé Oprah Winfrey faisant allusion à la victoire de Donald Trump.
Oprah Winfrey n'exclut pas de se présenter à la présidence des États-Unis un jour. La populaire animatrice de talk-show était en entrevue en décembre avec David Rubenstein, de Bloomberg, pour sa nouvelle émission de télévision diffusée pour la première fois cette semaine. Lors de son entretien avec Oprah, M. Rubenstein lui a dit «que compte tenu de sa popularité», l'Américaine pourrait «se présenter à la présidence et être réellement élue». «Je n'ai jamais considéré la question, car je croyais que je n'avais pas l'expérience, que je ne savais pas assez de choses, mais maintenant...», a lancé Mme Winfrey faisant allusion à la victoire de Donald Trump. Le milliardaire n'avait jamais occupé un poste politique ou une fonction publique avant son élection en novembre. L'animatrice a aussi abordé ses 25 ans à la barre de son émission bien connue, dont le «but était de faire savoir aux gens qu'ils sont beaucoup plus similaires que différents».  AP
Rihanna ravie du prix décerné par Harvard
Rihanna a reçu un prix de la prestigieuse université américaine Harvard, qui l'a désignée personnalité humanitaire de l'année.
La chanteuse Rihanna n'a jamais fait d'études supérieures, mais peut désormais exposer un prix de la prestigieuse université américaine Harvard, qui l'a désignée personnalité humanitaire de l'année.
«Je suis arrivée à Harvard! Je n'aurais jamais pensé pouvoir dire ça un jour dans ma vie, mais ça fait du bien», a déclaré mardi soir une Rihanna rayonnante sous les hourras des étudiants.
L'université a mis à l'honneur la chanteuse de 29 ans pour ses projets humanitaires, citant notamment un centre de traitement du cancer créé à l'hôpital Queen Elizabeth de Bridgetown, dans son pays d'origine La Barbade, ou encore son action en faveur de l'éducation des jeunes filles dans les pays en développement.
Rihanna a aussi mis en place un programme destiné à payer les frais universitaires pour les étudiants des Caraïbes qui partent étudier aux États-Unis.
«Les gens font comme si c'était beaucoup trop difficile», a relevé la chanteuse, expliquant avoir mené sa première initiative caritative à 18 ans.
«Vous n'avez pas besoin d'être riche pour aider quelqu'un, vous n'avez même pas besoin d'avoir un diplôme universitaire», a-t-elle ajouté, précisant sur le ton de la plaisanterie qu'elle aurait aimé en avoir un.
«Je lance le défi à chacun d'entre vous de prendre l'engagement d'aider une personne, un organisme, une cause que vous avez à coeur», a poursuivi Robyn Rihanna Fenty de son vrai nom. «Ma grand-mère m'a toujours dit : "si tu as un dollar, tu as beaucoup à partager"».
La chanteuse, découverte à l'adolescence par un responsable de l'industrie musicale, a vendu plus de 200 millions de disques, remporté huit Grammy Awards et 14 de ses chansons ont occupé la tête des classements des meilleures ventes.
Les récipiendaires précédents incluent l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, la jeune prix Nobel de la paix pakistanaise Malala Yousafzai ou le chanteur Lionel Richie.  AFP
Le directeur du Metropolitan Museum démissionne
Le directeur du Metropolitan Museum of Art de New York, Thomas Campbell, était en poste depuis janvier 2009.
Le directeur du Metropolitan Museum of Art de New York, Thomas Campbell, a annoncé sa démission au moment ou la prestigieuse institution traverse une phase délicate, malgré une fréquentation record.
En poste depuis début janvier 2009, M. Campbell partira fin juin. Il sera remplacé temporairement par le président du Met, Daniel Weiss, selon un communiqué publié mardi.
Thomas Campbell (54 ans) a contribué à faire croître la fréquentation du plus grand musée des États-Unis, qui a atteint 6,7 millions de visiteurs lors de l'année 2015-2016 (clôturée fin juin), un record.
Mais ses critiques lui reprochent d'avoir vu trop grand, trop vite, notamment en reprenant le bail de l'ancien bâtiment du Whitney Museum (à 17 millions de dollars l'année) pour y installer, en mars 2016, les collections d'art moderne et contemporain.
Le Met Breuer, nouveau nom de cette extension, visait à asseoir la légitimité du Met en la matière, ce qui le faisait entrer en compétition frontale avec le musée d'art moderne (MoMA), le Whitney, mais aussi le Guggenheim.
Sous la direction de Thomas Campbell, le Met avait également lancé le projet de construction d'une nouvelle aile, dont le coût était estimé à 600 millions de dollars et qui devait être inaugurée pour les 150 ans du musée, en 2020.
Mais l'institution a finalement décidé, début janvier, de reporter sine die ces travaux.
Malgré une fréquentation sans précédent, le musée a enregistré une perte opérationnelle de 8 millions de dollars sur l'année 2015-2016.
Pour éviter un vrai dérapage financier, il a dû réduire son train de vie et lancer un plan de départs volontaires, complété par des licenciements, qui a concerné, au total, 90 personnes.
«Nous sommes sur la voie de la stabilité financière», a assuré Thomas Campbell, cité dans le communiqué.
Le Met souffre de la popularité actuelle de l'art contemporain, qui bénéficie aux autres musées new-yorkais, dont c'est le credo.
Le financement privé est déterminant pour la plupart des grands musées américains et le MoMA, notamment, a bénéficié de dons colossaux ces dernières années, en particulier les 100 millions de dollars apportés par le producteur David Geffen l'an dernier.
Pour Nina Buxenbaum, peintre et professeur d'arts à l'université de la ville de New York (CUNY), les difficultés du Met sont aussi liées à la baisse des dotations publiques ces dernières années.
Selon le New York Times, l'administration Trump pourrait supprimer le fonds national pour les arts (National Endowment for the Arts) afin de réaliser des économies budgétaires.  AFP