Bonobo le DJ a fait du parc de la Francophonie une immense piste de danse, dans une scénographie où le jeu fusionnel des éclairages et des images vidéos ont contribué à créer une formidable ambiance.

L’électro-lounge planant de Bonobo

CRITIQUE / Après le rock progressif des années 70 de Jethro Tull, livré en pleine canicule jeudi soir, le parc de la Francophonie s’est transformé vendredi en studio lounge, une quinzaine de degrés en moins, avec le très planant show électro-lounge d’un des maîtres en la matière, Simon Green, alias Bonobo.

Alternant entre claviers et guitare, flanqué de quatre musiciens et de la chanteuse Bajka, le DJ anglais a fait de l’endroit une immense piste de danse, dans une scénographie où le jeu fusionnel des éclairages et des images vidéos — la plupart faisant la part belle à de chatoyants paysages — ont contribué à créer une formidable ambiance. 

Avec le temps frisquet, les festivaliers étaient ravis de pouvoir se déhancher et se trémousser au son des pièces de son sixième et dernier album Migration. Tout le monde, même le néophyte, est tombé sous le charme. Tout simplement fascinant. 

Tout au long de la soirée, ponctuée de courtes interventions pour laisser savoir son plaisir d’être à Québec, l’instrumentaliste a laissé parler son hypnotisante musique. Peut-être aurait-il pu expliquer, comme il l’a déjà déclaré en entrevue, qu’il regrettait un peu, avec le recul, d’avoir adopté le nom de scène de Bonobo, tout le monde le croyant spécialiste en singes…

Sa musique, on le confirme, n’a rien à voir avec des hurlements simiesques. Les sonorités, toutes à la fois légères, élégantes et puissantes, ont contribué à faire de ce spectacle atypique un succès sur toute la ligne.

Flanqué de quatre musiciens, Geoffroy a donné libre cours à son talent à travers un vibrant mélange de guitare, de percussions, de claviers et de «gugusses électroniques».

Accueil enthousiaste pour Geoffroy

Révélé par La Voix en 2014, Geoffroy compte une cohorte d’admirateurs malgré un seul album derrière la cravate, Coastline. Flanqué de quatre musiciens, le chanteur indie pop a donné libre cours à son talent à travers un vibrant mélange de guitare, de percussions, de claviers et de «gugusses électroniques».

Le chanteur de 30 ans était visiblement heureux d’être de retour au Festival d’été après s’être produit l’an dernier sur la scène de la place de l’Assemblée-Nationale. «Depuis le début vous êtes avec nous, on ne vient pas d’ici mais c’est tout comme», a-t-il lancé ravi à la foule.

Se réjouissant de jouer en première partie de Bonobo («une grande inspiration»), il a fait se déhancher ses fans avec Coastline et son grand succès, entendu plus de six millions de fois sur Spotify, Sleeping of My Own, livré en fin de parcours sous un tonnerre d’applaudissements.

Langston Francis : un nom à retenir

C’est devant un parterre plutôt dégarni, en tout début de soirée, que le jeune Torontois Langston Francis a vécu son baptême du Festival d’été, la plus grosse scène de sa jeune carrière. Dommage car l’adolescent de 17 ans, grand fan de Kanye West et d’Ed Sheeran, offre déjà un répertoire intéressant, heureux mélange de rap, hip-hop et R&B. En plus, malgré son jeune âge, il ne semble pas coincé un seul instant sur scène.

Encore quelques années et le gamin sera un nom à surveiller.