La foule était dense et agitée mardi soir lors du spectacle de Migos, au point où les équipes de sécurité ont dû additionner leur force pour retenir les barrières et contenir la foule.

Le parc de la Francophonie complet, des festivaliers mécontents

L'entrée au parc de la Francophonie a été fermée à 20h30 mardi soir, soit 50 minutes avant l'entrée en scène des attendus Migos, laissant des milliers de festivaliers mécontents. Les retardataires se sont rabattus sur la rue Jacques-Parizeau, d'où ils ont pu profiter du spectacle par l'entremise d'un écran géant.
Plus tôt en journée, la police de Québec a dû intervenir alors que des milliers de personnes attendaient pour entrer sur le site.
C'était à prévoir. La foule était déjà très dense et agitée dès 15h.
Plusieurs milliers de personnes, pour la grande majorité des jeunes, sont restées entassées pendant des heures au soleil, consommant de l'alcool et autres substances. Le Soleil a d'ailleurs été témoin de deux personnes escortées en civière par l'équipe médicale.
En raison de la foule massive, l'équipe du Festival d'été a décidé d'ouvrir les portes du site vers 17h, soit une heure avant le moment prévu.
De légers débordements - quelques chicanes et de nombreuses personnes grimpées sur les clôtures servant à délimiter la file d'attente - sont survenus en milieu d'après-midi, mais les troupes ont rapidement été calmées par l'arrivée d'autres policiers en renfort, dont quelques-uns des plaines d'Abraham.
Tout juste avant 20h, une douzaine d'agents de la paix surveillaient l'entrée au site, comparativement à deux en milieu d'après-midi.
Alors que le parc de la Francophonie commençait à être bien rempli, quelques festivaliers rebelles ont tenté d'entrer sur le site par leurs propres moyens, soit en créant une brèche dans les clôtures hautes. La tactique a duré quelques secondes avant que la sécurité n'intervienne, mais aura tout de même permis à une bonne vingtaine de personnes d'entrer sur les lieux.
D'autres auraient tenté de faire tomber une autre clôture, sans succès.