Louis-José Houde

Le meilleur de l’humour

1) Louis-José Houde

On attendait beaucoup du quatrième spectacle de Louis-José Houde… et on a beaucoup reçu. Avec Préfère novembre (un mois gris qui lui ressemble, jure Houde), notre homme traite avec son habituelle minutie de sujets sérieux, comme l’homophobie, le racisme, ou le harcèlement sexuel, faisant réfléchir tout en faisant (énormément) rire. Car même s’il a encore la dégaine d’un ado, l’humoriste vient de franchir le cap des 40 ans, et il a les préoccupations d’un homme de son âge… qui a notamment déjà fréquenté des mères monoparentales, à qui il offre un «hommage» délirant. Un spectacle brillant à ne pas manquer.

De retour plusieurs fois cet hiver et au printemps (Grand Théâtre et salle Albert-Rousseau)

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2) Laurent Paquin

Notre coup de cœur surprise de l’année. Pas que Laurent Paquin n’a pas l’habitude de nous faire rigoler, mais force est d’admettre qu’on est ressortie soufflée (et presque essoufflée d’avoir trop ri!) de son quatrième effort solo. Avec Déplaire, Paquin a voulu «casser le moule» du bon gars, lui qui (de son propre aveu) a toujours eu peur de déplaire. Non, il ne se transforme pas en clone de Mike Ward, mais il se permet davantage de dire ce qu’il pense vraiment de mille et une petites (et grandes) choses de la vie. Un spectacle très drôle et impeccablement ficelé.

De retour les 16 et 17 mars et le 15 mai (salle Albert-Rousseau)

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3) Jean-Michel Anctil

Il a pris son temps, Jean-Michel Anctil, pour nous concocter ce quatrième one-man-show, lui qui n’était pas monté sur scène en solo depuis 2009. Et il a bien fait. Avec Je4n-Michel, l’humoriste de 51 ans nous prouve encore une fois qu’il est un redoutable conteur, et pas seulement dans la peau de ses personnages fétiches, qu’il a quelque peu délaissé (comme dans son spectacle précédent). Mais tel qu’en lui-même, avec le thème du «moment parfait» en filigrane, on (re)découvre un Anctil sensible et attachant, qui n’oublie pas d’être drôle, au contraire. Un «moment parfait» réussi.

De retour les 23 et 24 mai (salle Albert-Rousseau)

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4) Phil Roy

Phil Roy

Phil Roy nous a présenté en 2017 un solide premier spectacle solo avec Monsieur. À presque 30 ans, l’éternel adolescent avoue que son souhait le plus cher, c’est «d’avoir toujours 16 ans», sachant très bien qu’un jour ou l’autre, il deviendra lui aussi un «monsieur». «J’ai été mon propre intimidateur pendant des années», nous révèle-t-il également pour raconter (avec beaucoup d’humour) sa jeunesse de… gros. Ceci expliquant peut-être cela, Phil Roy a développé une fantastique capacité d’autodérision, doublée d’un formidable sens de la répartie, des atouts de taille (sans jeu de mot) pour cet humoriste de grand talent.

De retour les 12 et 13 janvier et le 5 avril (salle Albert-Rousseau)

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5) Pierre Hébert

Le goût du risque est une belle réussite pour Pierre Hébert, qui lui a d’ailleurs permis de repartir avec le prix du Spectacle d’humour de l’année aux derniers Olivier. Pourquoi ce titre? Parce ce qu’Hébert se décrit lui-même comme «une personne âgée dans le corps d’un gars de 37 ans». Un «penchant» qui s’est accentué quand il est devenu père, le décidant à tenter (raconte-t-il à travers sept numéros présentés avec un remarquable sens du timing) de prendre, le plus souvent possible, les chemins qu’il ne fréquenterait pas nécessairement. Ce qui semble lui réussir assez bien.

De retour les 25 et 26 avril (salle Albert-Rousseau)