Blink-182 est débarqué dans la capitale avec une imposante production et une proposition pour le moins énergique, qui est passée en un éclair.

Une finale du FEQ punk-rock avec Blink-182 [PHOTOS]

CRITIQUE / Le 52e Festival d’été de Québec (FEQ) a pris fin dimanche dans une célébration de la nostalgie punk-rock sur les plaines d’Abraham. Sous les bons soins de Blink-182 et The Offspring, nous avons fait un joyeux retour aux années 90.

Au cœur d’une tournée célébrant le 20e anniversaire de son album Enema of the State, interprété dans son intégralité sur les Plaines, Blink-182 n’a pas lésiné sur les moyens pour marquer l’événement. Le trio américain est débarqué dans la capitale avec une imposante production et une proposition pour le moins énergique, qui est passée en un éclair. On ne pourra pas dire que le FEQ s’est terminé sur un decrescendo, loin de là. 

Avec des succès comme What’s My Age Again ou All The Small Things, l’album à l’honneur avait de quoi faire bouger les fans. Et c’est justement ce qui est arrivé. On le sait, le punk-rock, ça déboule vite. Mark Hoppus, Matt Skiba et Travis Barker n’ont laissé aucun répit aux festivaliers en fin de parcours. Le site était bondé pour les accueillir et signe du temps qui passe, on a pu remarquer la présence de plusieurs enfants qui accompagnaient leurs parents…

Pendant la chanson «Aliens Exist», de l’album «Enema of the State», interprété dans son intégralité sur les Plaines pour son 20e anniversaire, des extraterrestres gonflables ont été envoyés dans la foule.

Soulignant le fait qu’ils ne parlent pas français — «Je vais à la plage. C’est la seule phrase que je connais», a souligné  Mark Hoppus — les deux chanteurs ont néanmoins pris la peine d’apprendre quelques mots pour l’occasion. La foule a ainsi eu droit à des «Je t’aime» bien sentis. 

Le site était bondé pour accueillir Blink-182. Signe du temps qui passe, plusieurs enfants accompagnaient leurs parents…

Niveau déconnage, ça s’est plutôt passé en anglais. Comme quand ce même Hoppus a confié aimer son collègue batteur de façon sexuelle et qu’il avait envie de le lécher partout, «surtout les mamelons». Sans doute a-t-il été inspiré par le très tatoué Barker, qui malmenait son instrument torse nu, une tuque vissée sur la tête. À un autre moment, le public a été invité à sortir briquets et «Tamagotchis» pour souligner la tristesse d’Adam’s Song, qualifiée d’«emo shit». Pas de doute, on était vraiment de retour dans les années 90!

Au terme d’une heure et quart musicalement dense et visuellement colorée, le FEQ s’est terminé sur Dammit dans une pluie de confettis.

The Offspring

Ça s’activait ferme devant The Offspring, dont vous ne verrez pas de photos sur nos plateformes, puisque leur équipe exigeait de les approuver avant publication.

Juste avant, la prestation de The Offspring a été marquée par une sonorisation plutôt laborieuse (nous avons souvent perdu la voix du chanteur Dexter Holland). Ça n’a pas empêché les vétérans punk-rockeurs de faire lever un solide party au parterre. 

Arrivés sur scène avec une quinzaine de minutes de retard, les Californiens ont catapulté à vive allure une portion vitaminée de leur sautillant répertoire. Avec son mythique album Smash qui célèbre cette année ses 25 ans, The Offspring n’a pas manqué de lui faire honneur (sans la pièce-titre, toutefois) : le hit fondateur Come Out and Play a régalé les fans, tout comme Self Esteem (gardée pour le rappel) ou Bad Habit, dont les gros mots ont été scandés avec force par la foule à la demande de Holland, qui a interrompu la chanson pour savourer son moment avec les festivaliers survoltés. 

«Fuck yeah!» a-t-il lancé en guise d’appréciation. «Je n’en crois pas mes yeux. En plus, il ne fait pas encore nuit», a ajouté le guitariste Noodles.

Vrai que ça s’activait ferme devant la formation. Et ce dès les premières notes d’Americana, choisie pour partir le bal. Et ça n’a pas dérougi ensuite. Au fil d’une enfilade de succès, le groupe réservait une nouvelle chanson à ses fans, It Won’t Get Better (du Offspring pur jus), extrait d’un album à venir on ne sait pas quand. 

Et si le tour de chant s’est déroulé à toute vitesse, le chanteur s’est offert une parenthèse plus intime en interprétant Gone Away — transformée en ballade, puis en power-ballade — au piano.

À noter que vous ne verrez pas d’images du spectacle de The Offspring au FEQ sur nos plateformes. Comme l’équipe du groupe exigeait d’approuver les photos prises par les médias avant publication, nous avons choisi de ne pas photographier ni filmer leur prestation. 

Neck Deep

À leur première présence dans la capitale, le chanteur Ben Barlow et sa bande se sont exécutés de manière aussi énergique que nasillarde.

La formation galloise Neck Deep avait été mandatée pour lancer la dernière journée de festivités sur la grande scène. À leur première présence dans la capitale, le chanteur Ben Barlow et sa bande se sont exécutés de manière aussi énergique que nasillarde. «Je n’aurais jamais pensé être en spectacle avec The Offspring et Blink-182, a-t-il déclaré. Ce sont des groupes avec lesquels on a grandi. C’est la raison pour laquelle nous chantons avec un merdique accent américain». Pas transcendant, mais ç’a fait le travail.