Le duo new-yorkais a mis le paquet pour offrir tout un show au public du Festival d’été, mercredi. La foule nombreuse en a eu plein les yeux et les oreilles

The Chainsmokers tout feu tout flamme

CRITIQUE / Feux d’artifice, gerbes d’étincelles, lance-flammes, projections, serpentins, stroboscopes, lasers et on en passe. À leur première escale à Québec, sur la grande scène des plaines d’Abraham, les Chainsmokers ont mis le paquet pour offrir tout un show au public du Festival d’été (FEQ), mercredi. Ça, c’était juste pour la portion visuelle. On peut confirmer que la massive foule en a aussi eu plein les oreilles.

Il y avait du monde sur les Plaines pour danser avec le duo new-yorkais. Beaucoup de monde. Avec une proposition électro-pop qui ratisse large, qui cultive les refrains accrocheurs et les collaborations avec d’autres artistes, on pouvait s’y attendre. N’empêche... Même les principaux intéressés ont semblé surpris de leur pouvoir d’attraction dans la capitale. 

The Chainsmokers

«C’est notre première performance à Québec. Je ne mentirai pas, je suis un peu nerveux. Vous êtes nombreux! Vous êtes fous!» a lancé Andrew Taggart, la moitié du duo maniant le micro quand vient le temps de pousser la note. Nous ne jugerons pas ici de la folie (ou non!) des participants à cette septième soirée ÉlectroFEQ, mais au chapitre de l’enthousiasme, on avait affaire à de véritables guerriers de la danse au parc des Champs-de-Bataille.

Taggart et son complice Alex Pall (expert pour fouetter les troupes) étaient attendus : la vigueur avec laquelle l’immense foule a repris Don’t Let Me Down, Closer et Something Just Like This l’a prouvé. Et ils ont piloté tout un party sur les Plaines. Souriants et énergiques, ils ont survolé leur propre répertoire en plus d’aller puiser quelques clins d’œil chez Third Eye Blind, Montell Jordan, The Cranberries ou Haddaway.

Alors que Pall a passé le plus clair de la soirée derrière ses machines, juché sur une plateforme, Taggart s’est démené pour occuper la grande scène, habillée de projections soignées et d’où a jailli une imposante quantité d’effets spéciaux. Comme chaque explosion ou jet de serpentins a eu un effet décuplant sur le niveau de sautillement de la foule de danseurs à l’avant-scène, on peut conclure qu’ils n’ont pas été en vain. Même le batteur qui accompagnait les Chainsmokers a contribué à l’effort de guerre en offrant un solo avec des baguettes en feu. Eh bien!

The Chainsmokers ont été électrisant pour leur première visite à Québec

Tory Lanez

Si les Chainsmokers se sont assuré à grand renfort d’effets spéciaux que les danseurs garderaient les yeux sur la scène des Plaines, celui qui les a précédés, Tory Lanez, semblait plus intéressé par les festivaliers eux-mêmes. Le rappeur torontois a passé une bonne partie de sa prestation d’une heure à surfer sur la foule. 

«Je veux me rendre tout au fond», a-t-il prévenu avant de se lancer dans une deuxième séance qui durera plusieurs minutes. On a presque eu peur de le perdre pour toujours… L’exercice a tenu davantage du défi et de l’expérience festivalières que de la prestation artistique. Mais s’il ne s’est pas rendu à la butte, le rappeur aura au moins pu tester un peu la portée de son micro sans fil. «Je t’aime à mort, Canada!» a-t-il lancé lorsqu’il a retrouvé la terre ferme.

Gorgon City

Sur le coup de 19h, les Londoniens de Gorgon City se sont produits devant un parterre divisé, avec un côté bien rempli de festivaliers réguliers — et motivés — et l’autre, clairsemé par des VIP pas encore arrivés. À sa première visite à Québec, le duo composé de Kye Gibbon et Matt Robson-Scott a eu la bonne idée d’amener avec lui un batteur et deux chanteurs au charisme indéniable. De quoi ajouter un côté plus organique à la proposition, au final plutôt sympathique.