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Festival d'été
Les cinq moments marquants de nos journalistes au FEQ
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Festival d'été

La solidarité d'Imagine Dragons, le métal de Slipknot et la fête de Twenty One Pilots

Entre des marées de monde sur les plaines d’Abraham, un déluge qui a cassé le party d’Imagine Dragons, un véritable marathon musical et de nombreuses occasions de célébrer la nostalgie des années 90, retour sur cinq temps forts du 52e Festival d’été de Québec, qui s’est terminé dimanche.

Solidarité festivalière chez Imagine Dragons

Quand la météo fait des siennes, il y a des divas comme Mariah Carey qui s’en plaignent et qui mettent le pied sur le frein. Et il y a des rockeurs comme Dan Reynolds et Imagine Dragons qui montent au front et qui donnent tout. Sachant que l’orage risquait d’interrompre leur prestation, les Américains ont devancé leur entrée en scène pour que leurs fans — la plus grosse foule du 52e FEQ — ne perdent pas tout. On a pu savourer deux magiques morceaux, avec un chanteur complètement investi, qui s’est fait un devoir d’affronter la pluie comme son public. Avant la fin du hit Believer, il était torse nu, aussi détrempé que les festivaliers. Et quand le groupe a été contraint de quitter les planches (temporairement, espérions-nous en vain...) à cause de l’orage et de forts vents, il en a profité pour aller les voir de plus près en faisant le tour du parterre. De la grande classe et un magnifique exemple de solidarité festivalière. Vivement la revanche!

La grand-messe métal de Slipknot

Festival d'été

Lakou Mizik, Buddy Guy, Corey et les autres…

Une dizaine de jours à se remplir les oreilles de toutes sortes de spectacles, avec des chanteurs et des musiciens de tout acabit, ça laisse forcément des traces parfois mémorables. Retour sur mes cinq moments marquants du 52e Festival d’été de Québec

Lakou Mizik

Formée dans la foulée du terrible tremblement de terre qui a secoué Haïti en 2010, la formation Lakou Mizik a transformé la place D’Youville en un mémorable carnaval de rue. Il fallait voir la foule (qu’on aurait souhaité plus nombreuse) danser, sauter, taper des mains de façon frénétique sur des airs de créole et de twoudabou. Pour la dernière chanson, le band est descendu au milieu de la foule, créant un attroupement des plus festifs. Tout le monde était en liesse. Une belle preuve que la musique peut être un formidable outil de résilience et de rapprochement des cultures. 

Five Alarm Funk

Impossible de passer sous silence, le même soir, la formidable et vitaminée prestation du groupe Five Alarm Funk, notre plus belle découverte de cette cuvée 2019. Les sept gars de Vancouver ont littéralement mis le feu à la place D’Youville avec leur musique endiablée, heureux mélange de funk, bien sûr, mais aussi de musique latino, de ska, de gypsy rock, et d’un peu, pas trop, de métal. Il fallait voir le joueur de conga, déchaîné, s’amuser à multiplier les costumes loufoques. Tout un personnage. On aurait pris de la musique de FAF une nuit entière.

Tire le Coyote

On a l’habitude d’entendre Benoît Pinette, alias Tire le Coyote, dans des ambiances intimistes et sobres. Pour son spectacle à Place d’Youville, le chanteur de Limoilou s’est offert le luxe de six musiciens et d’un chœur de douze personnes. Du coup, son folk et ses textes d’une touchante poésie ont pris une tout autre dimension. Le temps de deux chansons, il s’est mis en mode acoustique, s’installant devant la scène avec ses potes Simon Pedneault et Benoît «Shampooing» Villeneuve. Un beau moment de connivence avec une foule qui est repartie comblée de cette rencontre avec notre Coyote national dont la voix atypique ne cesse de charmer.

Buddy Guy