Les rappeurs Loud et Zach Zoya étaient également finalistes pour la récompense, assortie d’une bourse de 10 000 $.

Le prix Espoir FEQ remis à Hubert Lenoir

L’année étoilée d’Hubert Lenoir se poursuit: après avoir remporté le prix Félix-Leclerc aux Francos de Montréal le mois dernier, l’auteur-compositeur-interprète de Beauport a été honoré samedi dans sa propre ville en recevant le prix Espoir FEQ, décerné par le Festival d’été de Québec. Il en a profité pour lancer un plaidoyer pour la scène musicale locale.

«C’est un prix qui est remis à un artiste qui peut peut-être avoir un potentiel international. Ce que je veux mettre de l’avant, c’est que j’ai habité ici toute ma vie, j’ai composé l’album ici l’an dernier, je l’ai enregistré ici, j’ai joué avec des musiciens d’ici, je pratique ici. Tout ce que je fais est à Québec. J’aimerais que ça donne un certain espoir aux artistes de la ville de Québec de rester», a indiqué l’auteur-compositeur-interprète, qui a lancé en début d’année Darlène, un premier album solo pour celui qui a d’abord porté le micro du groupe The Seasons. 

«Le potentiel international, des fois, on peut le penser dans de gros studios. On peut le penser aux États-Unis, on peut le penser à Paris. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que l’art est plus fort que tout. Peu importe ce que tu fais, si artistiquement tu as quelque chose à dire et à mettre de l’avant, ça va te rendre justice», a repris Lenoir, saluant au passage certains de ses collègues — comme Alex Martel, Lou-Adriane Cassidy ou Jean-Étienne Collin Marcoux, du Pantoum — qui font vibrer la scène musicale de Québec. 

À l’international

Le prix Espoir FEQ est assorti d’une bourse de 10 000 $ et d’une invitation à se produire à divers événements partenaires du FEQ: le Festival international de Louisiane, le Printemps de Bourges, le BluesFest d’Ottawa, le Tandem Festival au Japon et le Field Trip à Toronto. De quoi faire rayonner la musique d’Hubert Lenoir, qui doit aussi se produire en Suisse et en Allemagne à l’automne. 

«J’ai toujours eu le même discours face à la musique francophone. Je ne considère pas nécessairement que Darlène est un disque de musique francophone. C’est un disque de musique tout court», évoque le chanteur, qui dit sentir une «réceptivité» de la part d’un public qui ne parle pas nécessairement français. 

«Pour moi, c’est important, parce que ça entre dans ma philosophie, note-t-il. Je pense que je joue pour tous les humains de la planète. Pour moi, la musique, c’est juste du bruit, des ondes. Tout le monde est réceptif à ces ondes-là. C’est le langage le plus universel.»

Quand on lui demande de décrire le tourbillon qu’il a vécu depuis le lancement de Darlène, en janvier, Hubert Lenoir avance le qualificatif «inattendu», avant de se raviser, tout sourire. «Je n’arrête pas de mentionner que c’est surprenant ce qui se passe, mais quand je le réécoute, de temps en temps, je me dis que c’est un bon album. C’est normal que ça se soit passé comme ça!» rigole le musicien, qui se produira à la place D’Youville le 11 juillet à 19h30.

Les rappeurs Loud et Zach Zoya étaient également finalistes pour le prix Espoir FEQ. Hubert Lenoir a reçu sa récompense samedi midi, lors d’une rencontre où les lauréats des autres prix FEQ, choisis dans des événements partenaires, ont reçu une plaque. C’est le cas du producteur de musique électronique Apollo Noir (gagnant du prix FEQ-Bourges) et de la chanteuse Rebecca Noelle (prix FEQ-Ottawa Bluesfest). Le Miroir de la renommée a quant à lui été remis à Jane Birkin vendredi, lors d’un entretien devant public.