Le spectacle d'Éric Lapointe est présenté le 9 juillet, à 21h, sur la scène des Plaines.

Éric Lapointe se paye la traite au FEQ

Éric Lapointe en sera mardi soir à sa 11e présence en carrière au Festival d’été. C’est ici que tout a commencé pour lui. Mais le spectacle qu’il offrira sur les Plaines s’inscrit déjà comme le plus mémorable, en cette année où il devient cinquantenaire et fête les 25 ans de son premier album. Une grosse année, on s’entend, qui sera célébrée comme il se doit.

Baptisé Le show de ma vie, l’événement fera défiler sur la scène une longue, très longue liste d’amis chanteurs et musiciens. C’est ce qui arrive quand on donne de la corde à Éric Lapointe, il se «paye la traite».

«On me donne la chance et toute la latitude pour faire un show comme je veux, avec des moyens qui rivalisent avec les shows internationaux du festival», mentionne un Lapointe fébrile et excité, joint récemment à Montréal, à quelques jours du début de ses quatre journées de répétitions.

Jamais autant de cartons d’invitation n’ont été lancés dans la communauté artistique pour la formule Carte blanche sur les Plaines. 

Une vingtaine d’artistes de tous styles et de toutes générations ont répondu à l’appel : Jean-Pierre Ferland, Marie-Mai, Garou, Lara Fabian, Louis-Jean Cormier, Michel Pagliaro, Safia Nolin, Kevin Parent, Mario Pelchat.

Marie-Mai et Marjo

Vous en voulez encore? Marjo, les sœurs Boulay, Marc Dupré, Martin Deschamps, 2 Frères, Steve Hill, Stéphane Dufour, ainsi que deux de ses protégés de La Voix, Travis Cormier et Colin Moore.

Et la liste n’est pas complète, l’hôte de la soirée conservant secrète dans sa manche l’identité de quelques autres. 

Il va manquer d’espace en coulisses...

Les sœurs Boulay

Festif et spontané

«Ce sont tous ces pros avec qui j’ai déjà travaillé, glisse Lapointe. Ils vont venir se greffer à mes chansons, et moi, je vais me greffer aux leurs. On va faire des chansons qui m’ont marqué, au total une bonne trentaine. Ça devrait faire un gros 2h30. On va s’amuser, ça va être festif.»

Mis en scène par Stéphane Laporte, le spectacle misera sur un habillage visuel qui fera la part belle à des images d’archives inédites du chanteur et des vidéos signées Marcella Grimaud. Le Cirque Éloize sera aussi mis à contribution pour un numéro. Cerise sur le gâteau, le public aura droit à des feux d’artifice.

«J’ai refusé qu’on fasse une captation télé, explique Lapointe. Je ne voulais pas être enfermé dans un cadre. Je veux qu’on laisse place à la spontanéité et à l’improvisation.»

L’idée de jumeler Lapointe au concept carte blanche a fleuri dans la tête du directeur de la programmation Louis Bellavance en 2016, alors que le chanteur avait donné une performance dans un parc de la Francophonie visiblement trop petit compte tenu de sa popularité. «C’est le premier show que j’ai booké pour 2019. Ça va être marquant», avait-il déclaré en conférence de presse le mois dernier.

 Louis-Jean Cormier

Histoire d’amour avec le FEQ

La carrière de Lapointe est intimement liée à celle du Festival d’été. Sa première véritable expérience artistique a été vécue en 1994, au Café Blues de la rue Saint-Jean. «C’est la première salle où j’ai joué à guichets fermés. C’est aussi la première fois que j’entendais à ma grande surprise des gens chanter mes tounes (de son album Terre promise). On a fait quatre shows en deux soirs. C’est là que j’ai pris conscience que ça pouvait devenir un métier.»

Comme spectateur, il vient faire son tour au FEQ dès que son horaire le lui permet. «Des shows marquants, j’en ai vu en masse», glisse-t-il, en nommant entre autres ceux de Rammstein et de Kiss.

Garou

Il n’a que des fleurs à envoyer à l’organisation du Festival d’été. «Je ne veux pas me mettre les autres festivals à dos, mais c’est nettement la meilleure au Québec. J’ai vécu une histoire d’amour avec le Festival dès mes débuts et ç’a toujours continué.»

Éric Lapointe : Le show de ma vie est présenté le 9 juillet, à 21h, sur la scène des Plaines. Le spectacle est précédé à 19h15 par Rendez-vous doux, un hommage à l’album éponyme du regretté Gerry Boulet.